La presse est nostalgique, ce matin de voir la Coupe du monde de football s'achever, ce soir à Lyon avec la finale États-Unis/Pays-Bas. "Au bonheur des Dames", nous dit La Provence dimanche matin qui fait le bilan, d'un mondial réussi.

Des audiences télé spectaculaires, des stades pleins, le Mondial féminin est un succès se réjouit le quotidien. À ce propos, Slate.fr nous explique que "la visibilité des lesbiennes lors de cette Coupe du monde a et aura un impact bien au delà du terrain". 

Avec 38 joueuses ouvertement lesbiennes ou bisexuelles, la compétition a fait beaucoup pour l'inclusivité des LGBT+ dans le sport, note le site internet. De citer l'exemple phare, celui de l'américaine Megan Rapinoe, vedette fougueuse du ballon rond et de la défense des droits civils. 

Mais si ce mondial semble faire la part belle à l'inclusion, le Monde attire notre attention : l'équipe américaine est "majoritairement blanche" détaille le correspondant américain du journal, rapporté à la proportion de latinos, d'afro-américains ou de la population d'origine asiatique. 

Comment expliquer alors que cette équipe américaine si ouverte n’arrive pas à inclure les minorités ethniques ? La réponse est dans le portefeuille : "Traditionnellement, le soccer est, aux États-Unis, pratiqué dans les familles aisées blanches des banlieues de grandes villes", nous dit Le Monde. 

Corinne Diacre, fière de "l'effort de ses joueuses et l'absence de tricherie"

Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, Corinne Diacre se confie. "L'élimination n'est pas encore digérée" nous dit la sélectionneuse française qui "n'a pas décroché" depuis la défaite, il y a une bonne semaine. Elle a regardé tous les matchs qui ont suivi, "je n'étais pas obligée mais je connaissais les jours et les horaires". 

Son moment le plus fort ? "Les cinq Marseillaises" qui ont retenti dans les stades de France. "C'est prenant" dit-elle. Son regret ? "Le premier but encaissé face aux Américaines". Sa fierté ? "L'engouement du public, le sens de l'effort de ses joueuses et l'absence de tricherie". On a souvent dit, c'est vrai, que les femmes étaient moins friponnes que les hommes sur le terrain

À l'Elysée, cela va au-delà de la triche

Le Parisien/Aujourd'hui en France a enquêté : des milliers d’œuvres et d'objets auraient tout simplement disparus ! À l'Élysée, mais aussi à Matignon, dans les ministères, les préfectures ou les ambassades. Une plainte a été déposée en juin pour le vol d’œuvres d'art au sein de la présidence, le vol de sept statuettes en bois, en terre cuite mais aussi un buste en bronze. 

Il y a bien sûr des objets perdus, comme ce lustre retrouvé 25 ans plus tard à l'Elysée... il avait été mal rangé. Quand même, au total, la commission de récolement des dépôts d’œuvres d'art a compté 50.000 objets manquants. Le président de cette commission détaille : "Ce ne sont pas des chefs d’œuvres, mais ils peuvent valoir quelques dizaines de milliers d'euros et ils ont surtout une valeur patrimoniale".

Et puis, pour le principe : comment peut-on laisser ce bien commun, s'évaporer sous les ores de la République ? Comment un ancien sous-préfet avait pu remplacer un tableau de maître par une vulgaire copie, comment une ancienne préfète avait pu dérober des fauteuils Louis XVI, des chaises Napoléon III ou du linge de maison. Des objets manquent, mais c'est bien plus que de la nostalgie. C'est là une question de morale.

Le village "de" Pierre Cardin

Est-ce bien ou mal : le Journal du dimanche raconte ce matin dans un long reportage le sort du village de Lacoste, dans le Lubéron. Un charmant petit village presque entièrement racheté par le couturier Pierre Cardin. "Certains collectionnent les timbres ou les chevaux de course, moi c'est les maisons" dit-il. 

En 2001, Cardin rachète l'ancien château du marquis de Sade. La bâtisse tombe en ruine, le couturier la fait consolider, la rénove, l'aménage, la décore. "C'était inespéré qu'un nom comme lui s'en occupe" se souvient le maire de la commune. "_Après, il s'est acheté une maison, puis une deuxième, une troisième. Et c'est devenu complètement dingu_e". Désormais, Cardin possède 40 maisons sur la commune, toutes quasi vides, et autant de projets abandonnés. 

Un documentaire va raconter cette histoire au cinéma : "On dirait un seigneur et ses serfs" décrit l'un des réalisateurs. Aujourd'hui, Pierre Cardin a presque 100 ans. Que va devenir son patrimoine après sa mort ? Les habitants de Lacoste s'inquiètent, ils sont nostalgiques de leur village perdu. 

Dans le JDD, le gouvernement relève les manches

Lutter contre le tout plastique et le gaspillage : la secrétaire d'état à la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, présente son plan de bataille pour le recyclage. Projet de loi ambitieux : "S'attaquer aux déchets, c'est un vrai combat, je suis face à des lobbies puissants" concède Brune Poirson. 

Quelques pages plus loin, sa collègue, Marlène Schiappa, promet un Grenelle en septembre pour lutter contre les féminicides. La secrétaire d'état à l'égalité femmes-hommes s'adressera aux préfets, rencontrera les associations, "fera tout ce qui est en son pouvoir". Mais "le gouvernement ne pourra pas tout, tout seul (...) il ne suffit pas de signer un chèque, il faut une mobilisation générale de la société" prévient-elle. 

Hier environ 2000 personnes étaient rassemblées place de la République à Paris. La société semble se mobiliser, le gouvernement aussi, espérons-le. 

Est-ce par nostalgie ou pas, mais la soutane est de nouveau à la mode chez les curés 

Le Parisien nous raconte que de plus en plus de prêtres choisissent d'enfiler à nouveau cette longue et stricte robe noire, dont le port n'est plus obligatoire en France depuis 1962. Elle avait quasiment disparue, devenue l'apanage des cathos intégristes. 

La soutane est "la marque d'une frontière entre l'Eglise et le monde, elle permet de témoigner au sein de la cité un choix de vie radicalement différent" décrypte un historien. 

C'est un moyen d'être vu, d'entrer en relation, "comme une tenue de service... les gens m'abordent plus facilement" s'amuse le père Simon Chouanard qui dit de lui qu'il est un prêtre "parfaitement ordinaire" portant la soutane à l'église comme au guidon de son scooter. 

On lit aussi dans le supplément du Monde, et c'est savoureux, qu'à Lourdes, la vie de Bernadette Soubirous se raconte en chansons, dans une comédie musicale. Le sanctuaire et la cité mariale voient là l'occasion de moderniser leur image. 

La presse rend évidemment hommage à Joao Gilberto

De Lourdes, allons à Montluçon, dans l'Allier où le Musée des musiques populaires se souvient dans une exposition de ces chansons qui rythment nos vacances. Le supplément du Figaro raconte : "La naissance des tubes de l'été remonte au début des années yé-yé... quand les maisons de disques comprennent le potentiel commercial d'un 45 tours destiné aux jeunes pour les vacances".

Des chansons, avouons-le, de qualité inégale et dont le succès est parfois inexplicable... Florilège : "J'ai le coeur grenadine" et "pour un Flirt" avec "Didi"... je pourrais bien "Tomber la chemise" sur la "Macarena"...

Hommages aussi dans les journaux à Joao Gilerto : le Washington Post raconte ce personnage, guide d'une musique subtile et sensuelle ; “fumeur de joints en costume croisé” ajoute Le Monde. Un chanteur sans doute lui-même mélancolique de sa vie passée, "désaccordée" ces dernières années, plombé par les dettes, dépossédé de ses droits, s'attriste Libération. Ce matin nous sommes nostalgiques d'une voix et d'un son. 

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