Si vous êtes un garçon, un jeune homme, et que vous n’avez pas de travail – vous avez traversé la rue plusieurs fois, ça n’a rien donné –, si le salaire n’est pas votre moteur principal, mais qu’avoir un logement de fonction peut vous intéresser, sachez qu’un secteur d’activité cherche actuellement des candidats...

Un secteur totalement ignoré par les conseillers de Pôle Emploi : celui de la vie monastique. 

On recrute dans les monastères.

Notamment chez les moines bénédictins de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes dans la Sarthe. Oui, Solesmes : là où monsieur et madame Fillon possèdent un manoir. Ce weekend, l’abbaye de Solesmes organise des journées "découverte" à destination des jeunes de 16 à 30 ans. Des journées ‘portes-ouvertes’ en somme, dans un endroit habituellement fermé aux visiteurs. 

Comme nous l’apprend Frédéric Potet dans LE MONDE, l’initiative s’inscrit dans une démarche nationale de la Conférence monastique de France. Des dizaines d’autres prieurés ont d’ailleurs prévu de lever ce dimanche leur clôture, l’objectif étant donc de susciter des vocations. Public visé : « les lycéens, les étudiants, les jeunes professionnels », indique le flyer distribué pour l’occasion. A l’abbaye de Solesmes, on a même posté une vidéo d’une minute 30 sur YouTube. Enchaînant les prises de vue en accéléré et en flou artistique, quand ce n’est pas à l’aide d’un drone, les images montrent les moines au travail : entretien du jardin, confection de pain, menuiserie, reliure, dessins de plan à l’équerre… Les moines n’arrêtent pas, et l’activité liturgique, entre quatre et cinq heures de prière par jour, est quasiment absente du film... Idem pour la lecture méditée de la Bible et la pratique du chant grégorien, une spécialité de l’abbaye.

Le but est d’appâter « au-delà des cercles habituels », admet le père Vaillant, maître d’œuvre de ces journées portes-ouvertes à Solesmes. Appâter car la crise des vocations a fait des ravages dans la corporation. En France, il y a vingt ans, on comptait 10.650 moines ; ils sont moitié moins aujourd’hui. 

On recrute dans la pénitentiaire.

Gardien de prison, autre secteur fermé, mais le métier est dur. Notamment à la centrale de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais où, en janvier dernier, un détenu radicalisé a attaqué trois surveillants. Un autre surveillant et le directeur avaient par ailleurs été pris en otage il y a deux ans. Un détenu a même été tué. Et c’est là que, dans la nuit de mercredi à jeudi, est arrivé Rédoine Faïd, braqueur récidiviste arrêté il y a quelques jours après une nouvelle évasion. Le personnel de la centrale de Vendin-le-Vieil témoigne dans LE COURRIER PICARD. Un quartier d’isolement a été spécialement aménagé. Les gardiens ne sont pas inquiets, mais vont redoubler de vigilance. 

Avec lui, le risque de corruption est plus important que le risque d’agression. Faïd, c’est quelqu’un de très correct et courtois, il a une sacrée prestance. 

Un autre reconnaît que l'obsession de Rédoine Faïd, c’est de s'échapper. Tous les gardiens en ont conscience. Un troisième renchérit.

Il a les contacts, il n’a rien à perdre et profitera de la moindre faille, même si elle n’arrive que dans deux ans. 

Pression sur les gardiens dans LE COURRIER PICARD. Désespoir des détenus dans SINE MENSUEL. Une enquête de Léa Gasquet sur les suicides en prison. 

En France, en moyenne, un détenu se suicide tous les trois jours.

Souvent, c’est au tout début de la peine. Parfois, juste avant la sortie. Un prisonnier se confie.

A la base, je ne suis pas quelqu’un de suicidaire, je suis un contestataire. En prison, ils m’ont filé des médocs pour me calmer. Pour protester, je me suis charcuté les veines et ils m’ont donné encore plus de médocs. J’étais une loque. Dès que je reprenais conscience, je n’avais qu’une envie, c’était d’en finir…

Quand on cherche du boulot, il y a aussi la politique. C'est le moment de candidater, parce que ça « bouge » ces jours-ci… Photo du président de la République en Une du PARISIEN DIMANCHE. Regard droit, la main sur la bouche, il semble quelque peu soucieux… « Comment il peut s’en sortir », annonce le quotidien, évoquant un chef de l’Etat « face à la machine à broyer de l’Elysée ». Un chef de l’Etat qu’on retrouve, accompagné du Premier ministre, en Une du JOURNAL DU DIMANCHE.

« Ce que Macron et Philippe préparent ; les coulisses du remaniement. »

En l’occurrence, c’est un mouvement d’ampleur qui s’annonce. Et les deux journaux dominicaux donnent à peu près les mêmes infos. Les ministres Françoise Nyssen, Jacques Mézard et Stéphane Travert seraient sur le départ. D’après LE JDD, Frédérique Vidal et Annick Girardin auraient demandé à partir. D’après LE PARISIEN, Marlène Schiappa, Julien Denormandie et Gérald Darmanin pourraient être promus. Un nom revient pour le ministère de la Culture : celui de Bruno Julliard, qui vient qui claquer la porte de la Mairie de Paris. Il a le double mérite d’être jeune et issu de la gauche. Mais pour remplacer Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur, rien ne serait encore tranché. Pour LE PARISIEN, c’est le procureur de la République François Molins qui tient la corde. Pour LE JDD, c’est Jean Castex, un haut fonctionnaire qui a officié dans plusieurs administrations. Le nouveau gouvernement devrait être annoncé mardi. 

Un reportage en Indonésie, une semaine après le séisme.

Un séisme qui a fait plus de 1.500 morts. L’envoyé spécial du MONDE décrit une côte transformée en ligne de front, tandis que l’île Célèbes semble émerger d’une guerre courte mais sanglante. Les survivants racontent la désolation dans laquelle se trouve le pays, et notamment Palu, la capitale de la province. Ils recherchent toujours les corps de leurs proches. 

Scènes de désolation également dans M, LE MAGAZINE DU MONDE. Des photos du Venezuela, des images de la famine, laquelle a entraîné une nouvelle criminalité. Des pères de famille se mettent à voler la nuit, des jeunes s’enrôlent dans des gangs… Plus de 2 millions de Vénézuéliens ont fui le pays depuis trois ans. Conséquence de la crise politique et économique. 

Presqu’aussi effrayant : ce surprenant portrait à lire sur le site de L’OBS ; un portrait de Carlie Weinreb, une petite Canadienne surdouée de la fiscalité qui propose aujourd’hui de taxer les robots. Ce n’est pas sa proposition qui effraye, c’est son âge : fille d’un expert-comptable, Carlie a 11 ans et donne des conférences sur la fiscalité depuis ses 6 ans… 

Dès lors, on se console en feuilletant la presse régionale, avec des idées de sorties pour ce dimanche. Un festival de la bière à Cherbourg ; c'est dans LA PRESSE DE LA MANCHE… La fête du pain à Angers ; c’est dans LE COURRIER DE L’OUEST…

Enfin, dans PARIS MATCH, je vous conseille la lecture du papier de Daphné Mongibeaux.

« Les réfugiés entrent en scène. »

Ils sont afghans, syriens, libyens, et déclament des vers de Racine. Au sein d'une association à Paris, ils jouent Britannicus, et grâce à notre langue, la langue de Racine, ils parviennent à renouer avec leur joie de vivre. Ils renouent aussi avec la France hospitalière. La France terre d’accueil. Ce reportage nous fait du bien.

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