Pour accompagner notre revue de presse ce matin, une musique s'impose ; celle du générique de la série « X-Files, aux frontières du réel », série de science-fiction qui décrit les enquêtes des agents spéciaux du FBI Fox Mulder et Dana Scully. Des visions, des revenants. On nage en plein paranormal.

Nous plonger dans le paranormal, c'est précisément le but du salon qui ouvre ses portes aujourd’hui à Dijon. Au Palais des Expositions : la deuxième édition de Paraexpérience, une manifestation dédiée aux phénomènes inexpliqués. Ce matin, LE BIEN PUBLIC nous assure qu'il s'agit d'un rendez-vous unique en France. 4.000 visiteurs sont attendus. Ils pourront rencontrer des ufologues, des médiums, des hypnotiseurs, sans doute également quelques illuminés... 

Des chasseurs de fantômes

Il en existe vraiment. Le journal en a rencontré trois ; Julie, Nicolas, Anthony, une bande d’amis dijonnais qui, depuis plusieurs années, traquent les esprits qui hantent la région, et tentent d’apporter une explication aux phénomènes constatés. Équipés d’une caméra thermique, de micros et de capteurs en tout genre, ils sont régulièrement sollicités par des particuliers. Ils interviennent gratuitement car, disent-ils, « il s’agit souvent de sujets sensibles, liés au deuil et à la mort ». Evidemment, la question qui nous vient, c'est : ont-ils déjà débusqué de « vrais » fantômes ? Or, la réponse est... « non ». Nicolas le reconnaît.

Dans 90% des cas, on rationalise le phénomène assez rapidement.

Des bruits étranges dans une maison : parfois, il s’agit d’une chaudière, parfois d’un chat errant, parfois d’une charpente qui craque… Mais c’est compliqué à faire admettre à des gens qui sont intimement persuadés d’avoir affaire à un esprit. 

Cela étant, ils relèvent parfois des éléments troublants. Un jour, ils sont allés explorer un bâtiment désaffecté près de Lyon. Dans le passé, le bâtiment avait abrité un orphelinat et une maison de retraite. C’est toujours Nicolas qui raconte.

Vers une heure du matin, nous avons enregistré le son d’une sonnette, comme celle qu’utilisaient les personnes âges pour alerter les soignants. Plus tard, dans la même nuit, nous avons entendu une mélodie de jouet d’enfant…

Et ce, alors que le site était totalement vide ! Pour la mélodie, comme pour la sonnette, les chasseurs de fantômes n’ont pas d’explication… « Peut-être, disent-ils, une faille dans l’espace-temps. » D’ailleurs, quand on feuillette la presse, on trouve d’autres bizarreries.

Une curieuse histoire de statue

C’est toujours dans LE BIEN PUBLIC : « La statue de Jean-Paul II atteinte d’un mal étrange »… On est à Lyon, sur le parvis de la basilique de Fourvière. Une grande statue en bronze de l’ancien pape qui, depuis quelque temps, se couvre d’énormes tâches noires… Auparavant, la surface était gris clair. Un prêtre de l'agglomération se désole.

On a l'impression que Jean-Paul II a la lèpre.

D’autres, sans doute experts en phénomènes paranormaux, s’amusent à voir dans cette coloration imprévue le possible signe annonciateur de l’élection d’un pape africain. La Fondation qui gère le site promet de s’atteler à la restauration de la statue, mais personne ne comprend pourquoi le gris se couvre ainsi de grandes tâches noires.

Les nouvelles étrangetés de « Parcoursup »

C'est un papier de Willy Bordas dans LE FIGARO : « Des étudiants dupés par des formations fantômes »… L’histoire de Marine, 19 ans. Elle est originaire de Rouen, et avait postulé pour une bi-licence "histoire de l’art" et "archéologie". Elle a reçu une proposition positive de l’université de Grenoble, proposition qu’elle a acceptée. Elle a organisé son déménagement, trouvé un logement, tout payé. Mais lorsqu’elle est allée s’inscrire à la fac, on lui a dit que cette bi-licence n’existait pas… 

Damien, 17 ans, s’est retrouvé dans la même impasse. Lui, avait été accepté dans une filière « langues » à Reims, mais quand il a cliqué sur la plate-forme internet pour valider son inscription, il a reçu un message d’erreur : « La formation demandée n’existe pas ». Elle était fermée depuis déjà deux ans. Cliquer pour valider signifiait qu’il refusait les autres choix que le proposait le système. Il a fait les démarches pour réactiver son compte. Le ministère de l’Enseignement supérieur plaide non coupable, précisant que ce sont les universités qui ont la main sur l’acceptation des candidats.

L’Assemblée Nationale, victime collatérale du remaniement

C'est le titre du papier d'Alexandre Lemarié dans LE MONDE. Là encore, des étrangetés. Le départ pour le gouvernement du président de l'Assemblée, François de Rugy, plonge la majorité dans une bataille de succession qui exacerbe les tensions. On se bagarre pour le perchoir et pour la présidence du groupe. Un député LREM s'inquiète de la situation.

Avec le remaniement, Emmanuel Macron a voulu exfiltrer François de Rugy, qu'il ne trouvait pas au niveau, et trouver un point de chute à Richard Ferrand. Le hic, c'est qu'il met le feu à l'Assemblée.

Un de ses collègues résume la chose d'une phrase.

La séquence bordélise totalement notre groupe.

Le vote se déroulant à bulletins secrets, il n’est pas certain que Richard Ferrand accède à la présidence. La députée Barbara Pompili aurait de solides arguments. Certains la donne gagnante.

Un revenant

« Malgré ses vieilles casseroles, Alain Carignon veut remettre le couvert à Grenoble », titre LIBÉRATION. Condamné pourtant à de la prison ferme pour « corruption abus de biens sociaux et subornation de témoin », l’ancien maire n’a jamais abandonné ses ambitions politiques. Ce samedi, il organise une grande réunion sur une place du centre de Grenoble. Il continue, semble-t-il, de lorgner sur l’hôtel de ville. 

Cela dit, c’est un autre sujet qui fait la Une du journal. Sous la photo d'une forêt ravagée par les flammes, la Une sonne comme une alerte. 

Urgence climatique : le SOS de 700 scientifiques français

C'est un appel à un changement de société, changement urgentissime si l'on veut protéger notre environnement. Appel imaginé bien avant la démission de Nicolas Hulot, et avant la série de canicules et d'incendies qui a frappé l'hémisphère nord cet été. Le texte a été écrit par Henri Waisman et Alexandre Magnan, de l'Institut du Développement Durable et des Relations Internationales. 

On en trouve les premières phrases à la Une du quotidien. 

Nous sommes d'ores et déjà pleinement entrés dans le futur climatique...

« Hausse des températures moyennes, récurrence des chaleurs extrêmes, fonte des glaciers et de la banquise, sécheresses, destruction d'écosystèmes rares et précieux, hausse du niveau de la mer, désoxygénation et acidification des océans... Les manifestations concrètes du changement climatique ne cessent de s'accumuler. » Dans leur tribune, qui fait écho à celle publiée dans LE MONDE au début de la semaine, ces 700 scientifiques en appellent aux décideurs politiques. 

Les discours ne manquent pas, mais ils ne suffisent pas.

Ils plaident pour des décisions rapides qui permettraient d'aller vers une société sans carbone. C'est un cri d'alarme. Il faudrait l'écouter. 

Psychiatrie, l'état d'urgence

C'est le titre d'un livre qui sortira la semaine prochaine. Un livre de Pierre-Michel Llorca, chef de service au CHU de Clermont-Ferrand. Tout est résumé dans le titre, « Psychiatrie, l'état d'urgence », mais le médecin détaille les raison de son cri d'alerte dans LE MONDE. Il évoque une situation devenue « intenable » dans certains hôpitaux, « un système de soin à bout de souffle ». Depuis le début de la décennie, les services de psychiatrie ont accueilli 300.000 patients supplémentaires. En face, les moyens n’ont pas suivi. Ceci n’est pas normal.

Et ceci, est-ce bien normal ?

Mireille Mathieu doctor honoris causa de l'Université des Sciences Humaines de Moscou

La reconnaissance d'un pays où la chanteuse est venue pour la première en 1967 lors d'une tournée. On la retrouve en photo dans LE FIGARO, portant la toque et la robe traditionnelle de ladite université. Devant des étudiants, Mireille Mathieu a dédié à sa mère ce tout premier diplôme depuis le certificat d'études. Je vous le disais, ce matin, on nage en plein paranormal... 

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