Alors que le chef de l'Etat va annoncer un plan ambitieux mardi, il veut "conclure un pacte d'inclusion" et "vaincre la bureaucratie pour qu'aucun enfant, aucun adulte, ne se retrouve sans solution.

Plan ambitieux, la ministre chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, rappelle que 12 millions de personnes sont concernées, une personne sur 5 en France.

Le JDD fait parler plusieurs personnalités de leurs difficultés et de leur combat quotidien. Samuel le Bihan, père d'une petite fille autiste, dit une organisation sans faille et l'aide apportée essentiellement, pour ne pas dire presque uniquement, par les associations :

Avant dans les villages, dit l'acteur, on vivait avec les vieux et les malades, il faut retrouver cet esprit."

Agnès Jaoui qui a eu tellement de mal à faire diagnostiquer ses deux enfants nés au Brésil, atteints de troubles "dys" qui les ralentissent beaucoup : 

Je ressors laminée des réunions parents profs et mes enfants aussi, dit la comédienne, La méconnaissance et le mépris restent immenses. Dans certains pays les "dys" sont considérés comme des "hauts potentiels". Leonard de Vinci l’était parait-il...."

Le JDD qui s'attaque aussi au tabou de la sexualité des personnes handicapées et des assistants sexuels. Dans plusieurs pays d'Europe des accompagnements sont prévus, considérés comme des soins et effectués par des soignants. En France, c'est toujours  de la prostitution. Il y a urgence car il existe des filières clandestines propices aux violences et aux abus

Mobilisation générale chez les chercheurs contre le coronavirus

Face à l'épidémie, c'est un peu l'union sacrée. Et c'est suffisamment rare dans la communauté scientifique pour être souligné nous dit l'Express.

La communauté qui s'organise, l'OMS a signé une charte de partage de données, et déjà les plus grands laboratoires collaborent, les chercheurs chinois, puis des équipes du monde entier publient des séquences du génome du virus sur des sites dédiés avec des outils collaboratifs gratuits.

La communauté européenne a débloqué 10 millions d'euros de subventions pour des essais cliniques sur trois vaccins. Mais bien sûr, continue l'hebdo, la compétition entre les labos ne disparaît pas pour autant et plus le but sera proche, moins ils seront enclins à partager leurs donnée. Car il y aura aussi un gros enjeu derrière et l'inauguration de l’hôpital de Pékin devant les cameras du monde entier illustre aussi, conclut l'Express, cette démonstration de force.

Un escroc génial devant les tribunaux cette semaine

Avec un bureau, deux drapeaux et un masque en silicone il a réussi a se faire passer pour un ministre.

Le procès du faux Jean-Yves le Drian s'ouvre cette semaine à Paris, celui qui a réussi a escroquer de richissimes hommes d'affaires, la propriétaire de Château Margaux et même l'Aga Khan, qui a laissé 20 millions d'euros dans l'affaire.

Dans les échanges de Gilbert Chikli - le faux le Drian - et de son complice, les enquêteurs ont trouvé aussi ce qui devait être leur prochain "gros coup" : se faire passer pour Albert de Monaco, pas moins ! 

Les Echos week-end tirent le portrait de ces escrocs 2.0 :  ils sont nombreux à avoir fait d'internet leur terrain de chasse, c'est le nouveau mode opératoire de l'arnaqueur au "pied dans la porte" avec d'abord les placements en Bourses puis les investissements dans le diamant ou les terres rares, les cryptomonnaies, maintenant la tendance va vers les produits de terroir : le vin, le whisky et les biotechnologies.

Le Web regorge d'arnaques plus sombres encore  appelées par les enquêteurs les "arnaques aux sentiments" qui ont beaucoup sévi via les réseaux sociaux et les sites de rencontre en essayant de vous arracher quelques centaines d'euros soi disant  pour un billet d'avion ou l’hospitalisation d'un proche, en faisant miroiter la perspective d'une rencontre.

La France n'est pas très bien placée dans la lutte anti-corruption

Et elle recule encore un peu en passant de la 21e à la 23e place dans le classement des états de Transparency International nous dit le Parisien. Et les chantiers ne manquent pas dans le pays pour que la culture de l'anticorruption prospère dans les entreprises comme dans les administrations : rendre le lobbying plus transparent, mieux prévenir la corruption localement, restituer les avoirs aux populations victimes et reformer le financement de la vie politique.

Le journal qui s'attarde sur le cas d'Airbus, sous le coup d'une amende de 3 millions et demi d'euros. Le constructeur était poursuivi par le Parquet National Financier pour avoir utilisé des intermédiaires fictifs, pour avoir versé des sommes importantes à des hauts dirigeants et aussi pour des cadeaux somptueux. La corruption a l'ancienne...

Le Trésor Public français va quand même récupérer plus de 2 milliards d'euros...

Coup de projecteur sur ceux qui se recyclent dans l'influence

Ce sont des hommes politiques devenus avocats, mais pas dans n'importe quel genre de cabinets nous dit Challenges. Ils investissent les cabinets d'affaires spécialisés dans le lobbying, le droit public et le conseil fiscal. Des transferts facilités par les passerelles pour les hauts fonctionnaires qui n'ont pas à repasser de diplômes de droit.

Ils sont nombreux, parmi eux : Bernard Cazeneuve, qui est aussi président du think-tank Le club des juristes. Certains gardent un pied en politique comme Jean-Francois Copé, candidat à Meaux ou François Baroin, président de l'Association des maires de France.

Mais le carnet d'adresse ne fait pas toujours tout en la matière. Claude Guéant, cerné par les affaires, a jeté l’éponge et Dominique de Villepin a monté une société de conseil bien plus lucrative. La Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique dit rester vigilante, même si elle n'a pas de vrais moyens de contrôle de ces nouveaux lobbyistes.

Visite d'une maison très particulière dans M le monde

Un papier assez émouvant dans M le Monde, reportage dans une maison pour personnes âgées pas tout a fait comme les autres, c'est un Ehpad pour les artistes. Résidence d'artistes titre délicatement le journal. Comme Picasso, créatif jusqu'au bout de sa vie, ou Soulages, qui à cent ans travaille encore ses Outrenoirs.

Dans ce lieu unique en France, les résidents continuent souvent, tant qu'ils le peuvent, à pratiquer leur art et à exposer leurs œuvres. Les administrateurs bataillent pour pérenniser l’établissement, qui perd 180 000 euros par an, sans rogner sur les activités artistiques. Parce qu'il y a ici des conférences, des concerts et surtout des expos. Moments uniques ou les pensionnaires retrouvent l'excitation et les affres des artistes avant un vernissage. Malgré les difficultés, les deuils ils retrouvent la crainte des critiques comme une délicieuse dernière coquetterie.

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