Depuis le printemps, à Alès dans le Gard, un square porte le nom d’un héros français. Le square de la place Gabriel Péri s’appelle désormais « le square du colonel Beltrame ».

Dès dimanche prochain, à Marcq-en-Barœul dans le Nord, un square portera le nom d’un héros français. Le square de l’hôtel de ville s’appellera désormais _« l_e square Arnaud-Beltrame ». L’épouse du militaire est originaire de la ville. Quant à sa famille maternelle, elle est originaire de Trédion dans le Morbihan… Trédion, où hier matin, on a rebaptisé le square qui fait face au château. C’est à lire dans OUEST FRANCE et dans LE TELEGRAMME. Le square s’appelle désormais, comme les deux précédents, « le square Arnaud Beltrame ». Arnaud Beltrame, mort en héros lors de l’attaque terroriste du supermarché de Trèbes dans l’Aude. Il avait pris la place d’une otage et lui avait sauvé la vie. Nicole Beltrame, sa mère, Marielle Beltrame, sa veuve, étaient présentes pour l’inauguration du square Arnaud Beltrame de Trédion. « Un héros national qui trouvera dans l’histoire sa place légitime », a souligné le maire. « Un homme exceptionnel, habité par une grandeur rare », a renchérit le préfet, tandis que le commandant du groupement de gendarmerie du Morbihan rappelait son surnom : « l’officier au grand cœur ».

Alors, je ne sais pas pourquoi ce sont chaque fois des squares auxquels on donne son nom. On se dit qu’il mériterait des boulevards, des avenues… Mais après tout, c’est doux, un square : des arbres et des bancs… Lieu propice au repos, propice au recueillement, à la contemplation et, finalement, cela nous touche de le voir ainsi honoré. Dans le Gard, dans le Nord ou encore dans le Morbihan, notre pays sait rendre hommage à ses héros. 

C’est à d’autres victimes du terrorisme que la ville de Nice a rendu hommage hier soir. Un hommage aux victimes de l’attentat du 14 juillet 2016. Un camion qui fonce dans la foule, 86 morts, près de 460 blessés. Le journal local célèbre ce matin l’événement. Grande photo d’un feu d’artifice à la Une de NICE MATIN… « La vie brille à nouveau dans le ciel de Nice. » C’était à l’occasion de la fête du Port. Pour la première fois depuis bientôt deux ans, un feu d’artifice a donc été tiré dans le ciel niçois. Environ 15 minutes d’explosions, de lumières, avec notamment des bouquets en forme de cœurs… 300 cœurs lumineux devant plus de 50.000 personnes…« Plus jamais ça. Place à la vie. Finie la nuit », peut-on lire dans le journal, qui évoque un moment d’intense émotion. « Nice refait la fête » confirme le JDD…

Témoignage de Dominique, niçoise de 53 ans. Elle a hésité à venir. « En passant les portiques de sécurité, j’avais la boule au ventre », dit-elle. C’est son amie Katie l’a convaincue de venir avec elle. « Parce qu’il faut montrer que nous, les Français, on est plus fort que l’obscurantisme. » Anne Murris, en revanche, ne s’est pas déplacée. C’est la maman de Camille qui, à 27 ans, fut l’une des victimes de l’attentat. Elle n’arrive toujours pas à revenir sur la promenade des Anglais, mais se dit satisfaite de l’organisation de l’événement. « Notre vie a changé, confie-t-elle. La vie a changé, mais elle a repris. _»_Tendre message d’espoir. La vie reprend toujours. La vie est plus forte que la douleur, plus forte que le chagrin. Comme un pied de nez au terroriste dont le visage s’affiche à la Une du JOURNAL DU DIMANCHE.  

Avec ce titre : « Révélations sur le cerveau des attentats. » A la Une, le visage et un peu flou. Cheveux bruns coupés courts et courte barbe brune. On retrouve d'autres photos de cet homme en pages intérieures. Cette fois, la barbe est plus longue, broussailleuse... Il s'appelle Oussama Atar et il s’agit donc du « cerveau », du commanditaire des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 22 mars 2016 à Bruxelles. 13 novembre 2015 : 130 morts, plus de 400 blessés. 22 mars 2016 : 32 morts et 340 blessés.

Le JDD raconte comment les polices françaises et belges l’ont identifié, lui, donc, le chef des deux commandos terroristes dont, pendant longtemps, on n’a connu que le nom de guerre, l’émir « Abou Ahmed ». Et puis l’hebdomadaire raconte son parcours... Sa naissance à Bruxelles en 1984. Trois sœurs et un frère, Yassine Atar, qui vient d’être mis en examen cette semaine à Paris pour participation à une association de malfaiteurs terroriste.

Oussama Atar avait été arrêté en 2005 en Irak. On le soupçonnait alors d'avoir rallié Al-Qaida. Là-bas, il a passé sept années en prison, les pires du pays, Abou Ghraib et Camp Bucca, mais convaincus de son innocence, des députés belges et même l’organisation Amnesty International s’étaient mobilisés pour obtenir sa libération. Et ils l’ont obtenue. Oussama Atar est revenu vivre en Belgique.

Puis nouveau départ vers la Syrie en 2013.Cette fois, il intègre les rangs du groupe Etat Islamique. Il développe les réseaux européens de DAECH et, début 2015, commence à planifier les tueries de Paris et Bruxelles. Dans cet intéressant dossier du JDD, on apprend par ailleurs que 730 Français seraient encore aujourd'hui en Irak et Syrie. 730 combattants français de DAECH. Quant à Oussama Atar, il serait mort il y a quelques mois, lors d’une frappe dans la zone irako-syrienne. Son corps n’a, pour l’heure, pas été retrouvé. Laissons-le à sa nuit, et pensons plutôt aux lumières du feu d’artifice de Nice et aux squares qui portent le nom de Arnaud Beltrame.  

Des choses plus joyeuses dans la presse ?
Choses plus intrigantes en tout cas. Par exemple ce titre à la Une de NORD ECLAIR :« Une jeune femme a déambulé nue et couverte de poils dans le centre de Lille » Elle s’appelle Shirley, elle a 19 ans, et elle étudiante en première année à l’école supérieure d’arts de Tourcoing. Hier, elle a donc traversé plusieurs rues de Lille, nue et recouverte de poils d’animaux récupérés chez des toiletteurs. Un regard, des réactions, un questionnement : voilà ce qu’elle était venue provoquer. « L’idée, explique-t-elle, c’est de _dénoncer les diktats du monde du porno et de la publicité_, ceux d’une société qui rend inconcevable pour une femme d’avoir et de montrer ses poils  », dit-t-elle… Ce sont ses camarades d’école qui lui ont collé les poils. Vous pouvez voir la vidéo sur le site de LA VOIX DU NORD…

A propos d’animaux, tristesse dans le JDD… La preuve de la disparition des oiseaux… Un dernier comptage le révèle : il n’y a quasiment plus d’hirondelles dans les Yvelines.

D’autres études, à lire cette fois dans LE MONDE : les jeunes adultes feraient de moins en moins l’amour. Baisse de l’activité sexuelle et vraisemblablement l’invention d’une nouvelle sexualité.

On parle aussi d’éducation ce matin. Allez lire sur LE BONDY BLOG l’article de Kab Niang : « A dix jours du bac, mobilisation en faveur de deux lycéens sans papiers d’Epinay-sur-Seine » Ils sont en terminale, sérieux et méritants, devraient obtenir leur diplôme, mais craignent aujourd’hui leur expulsion.

Enfin, dans LE PARISIEN, on parle de football... Longue interview de Didier Deschamps, à quatre jours de l'ouverture de la Coupe du monde. Face aux lecteurs du journal, le sélectionneur de l'équipe de France évoque son métier, les joueurs et les polémiques... Toujours pas de Benzema, pas de Rabiot non plus : « Je choisis et j'assume », assure Didier Deschamps. Sachant que les Bleus remportent la Coupe du Monde, ils seront évidemment célébrés en héros ! Qui sait, peut-être y aura-t-il alors des squares à leur nom…

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