A la une des journaux : le championnat de France de football tente de combler un vide.

Un mois après la coupe du monde, Le Parisien est en manque.... Frédéric Vezard, dans son édito, appelle les joueurs de Ligue 1, qui font leur rentrée ce week-end, à prolonger le plaisir. Le Parisien, le Maine Libre ou encore Nord-éclair... Beaucoup de vos journaux mettent le football en Une. La Provence salut elle les joueurs de l'Olympique de Marseille : "Et deux... et trois... et quatre héros" titre le quotidien. L'OM, vainqueur de Toulouse hier 4 buts à zéro. Le football, même à la Une du journal Libération, avec un zoom très intéressant sur le club de l'En Avant Guinguamp. Premier club français à sauter le pas de l'actionnariat des supporters.

Alors que les investisseurs étrangers grignotent le championnat (les qataris à Paris, les chinois à Lyon et Nice ou les américains à Marseille)... les bretons eux, jouent la carte du collectif. Tous les entrainements sont par exemple ouverts, alors qu'ailleurs les huit-clos deviennent la norme. Bref, ils préfèrent rester les poches vides, mais les tribunes pleines...

Le grand vide à Charlottesville raconté dans les pages du Monde. Le vide laissé depuis un an par la mort d'une militante antiraciste, écrasée par un jeune néonazi. Depuis, raconte Le Monde, c'est une afro-américaine qui a conquis la mairie. Les noirs osent désormais parler, dénoncer les inégalités. Et cela n'est pas sans tension. On est emmené au coeur du conseil municipal, où s'opposent frontalement les élus blancs, de droite, et les noirs, de gauche. Le rêve américain est bien loin, vide... C'est le portrait d'une Amérique déchirée.

Une mèche de cheveux gris... Un regard d'acier tourné vers l'avenir et vers la droite... Steve Banon, ex-conseiller de Donald Trump est en Une de Ouest France. "L'américain qui veut paralyser l'Europe" titre le quotidien. Il ouvre une fondation à Bruxelles pour préparer les élections européennes de l'an prochain et tenter de porter l'extrême droite au sommet. Il faut creuser pour trouver des dossiers sur Monsanto... Le Monde est l'un des seuls à mettre en avant sur son site un dossier sur le procès qui s'est tenu cette nuit à San Francisco. Monsanto condamné à payer près de 290 millions de dollars de dommages. Monsanto, coupable de malveillance envers un jardinier, Dewayne Johnson, qui a utilisé du RoundUp et qui est aujourd'hui atteint d'un cancer en phase terminale. « Un procès qui pourrait en appeler d'autres », titre aux Etats-Unis USA Today. Il y aurait plus de 5 000 procédures similaires, rien qu'en Amérique.

Et Le Monde qui revient aussi sur le mariage, il y a 2 mois à peine, entre Monsanto et le géant de la pharmacie, Bayer. Un mariage couteux : Bayer s'est endetté à hauteur de 30 milliards de dollars. Un mariage... « un boulet » désormais écrit le quotidien du soir. Un procès qui pourrait en appeler d'autres, c'est aussi le cas pour les taxis G7 dans la Capitale. Un ancien chauffeur a obtenu en justice une requalification de son contrat en CDI. Il était auparavant auto-entrepreneur. Et selon le Parisien, un collectif de chauffeur se prépare à réclamer la même chose : ils seraient une 60taine à se rebiffer. Mais en tout, selon le journal, le potentiel serait bien plus large : 8 000 contrats à requalifier. Une affaire qui pourrait même concerner les VTC.

Eux aussi tentent de se rebiffer contre un géant : L'Obs raconte la bataille des employés d'un McDonald's à Marseille dans les quartiers nord : 77 salariés qui occupent depuis 6 jours leur restaurant. Leur propriétaire veut vendre pour des raisons de santé, ce restaurant et 5 autres qu'il détient sur Marseille. Le repreneur est d'accord pour les 5... mais pour celui des quartiers nords : pas question. Problème de rentabilité avance-t-il... Les employés se présentent comme le "dernier village gaulois". En 20 ans de lutte syndicale, ils ont obtenu un treizième mois et des CDI pour 55 d'entre eux. Une rareté dans un modèle McDo qui fonctionne avec des temps partiels. Pour la vie du quartier, perdre ce McDo, ce serait un peu la fin du monde, raconte l'hebdomadaire. La preuve : mardi dernier, l'un des employés a tenté de s'immoler par le feu. Ce McDo, c'est le dernier quasiment à employer des jeunes des quartiers Nords. C'est le 2ème employeur privé, derrière un hypermarché. "S'il n'y avait pas eu McDo, je pense que je serais derrière les barreaux" dit l'un des employés. "Le quartier, sans le McDo, ce sera le désert" dit encore une cliente. Le vide, la zone... ça ne tient à pas grand-chose...

La NASA tente elle de percer le mystère du soleil. La course aux étoiles à la Une du Figaro. Avec le départ ce matin de la sonde solaire Parker Solar Probe vers notre étoile, le soleil. "Au plus près de la fournaise" titre le quotidien. Enfin au plus près... la sonde va "frôler" le soleil à 6 millions de km. Cela n'empêche, la température pourrait atteindre les 1 500 degrés. Le but de la manoeuvre : résoudre l'un des plus grands mystères de la physique : pk l'atmosphère du soleil est-elle 150 fois plus chaude que sa surface ? La sonde, qui va partir tout à l'heure, à 9h et demi de Cap Canaveral, en Floride; Pour un voyage de quasiment 7 ans. Et Slate.fr nous emmène là où elle terminera probablement son voyage : au "milieu de nulle part". Au point Nemo : c'est l'endroit le plus isolé de la terre, à plus de 2 700 km des premières cotes. La région est "biologiquement la moins active du monde" selon un spécialiste. Trop éloignée des terres pour que le vent puisse charrier de la matière organique. Et un courant océanique empêche la circulation d’eaux plus riches en nutriments. Bref, une zone vide, mais qui a un charme pour certains navigateurs du Vendée Globe. L'eau y serait d'un bleu aux teints violets, raconte l'un d'eux, parce qu'il y a si peu de matière vivante.

Et pourtant, c'est aussi une déchetterie : un cimetière spatial. Après des années de service, les sondes et satellites sont envoyées s'écraser là-bas. Comme il n'y a personne, c'est la zone la moins risquée. Une zone vide, mais qui alimente l'imaginaire et les théories en tout genre, l'article de Slate raconte également les légendes qui entourent ce lieu. La nature humaine a décidément horreur du vide… L’homme, pourtant, veut parfois faire le vide... sanitaire. Le Courrier de l'Ouest met en Une un agriculteur, Anthony, t-shirt rouge dans son champ de Maïs dévasté. La faute aux sangliers, qui se multiplient. La population aurait grimpé de 20% en un an ! Pour Anthony, c'est son fléau.

Et puis le magazine du Monde nous raconte la chasse à un autre animal : le kangourou. En Australie, il est un symbole : sur le maillot de l'équipe de rugby ou le logo de la compagnie aérienne nationale. Mais il est aussi un nuisible pour les chasseurs. Qui dans une grande partie du pays ont l'autorisation de les abattre. Et ils ne s'en privent pas. Face à eux, des associations environnementales tentent de lutter pour préserver l'emblème du pays. Le Monde Magazine explore ainsi le rapport compliqué des australiens avec la nature : une nature à conquérir, à nettoyer, à supprimer. Allez, sur ce, je vais aller faire le vide.

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