Portraits à découvrir dans Courrier International. Ils ne sont pas mineurs de fond, ce sont les pêcheurs du lac de Maracaïbo dont le visage est noirci... par le pétrole.

Maracaïbo, c'est une ville de 3 millions et demi d’habitants, c’est surtout la première région pétrolière du Vénézuela, là où les premiers gisements d’or noir ont été découverts il y a un siècle.

Une bénédiction à l’époque, un fléau aujourd’hui. Car faute d’entretien, les installations de la compagnie publique laissent s'échapper des milliers de litres de pétrole créant une « marée noire permanente ». Il y a aussi l’odeur qui « infeste jusqu’à l’intérieur des maisons des pêcheurs. » Car les hommes n’ont pas d’autre choix, pour survivre, que de pêcher dans ce lac.

Des gueules noires du XXIè siècle, captées par une chambre photographique en bois. Un procédé lent, hérité du XIXème siècle, et qui suppose de longues minutes partagées avec ces pêcheurs, dans un pays où la crise économique a supplanté toute préoccupation environnementale. 

Le Sénégal vient de lancer l'opération "cleaning days"

De son coté, Le Monde Afrique nous apprend que le Sénégal vient de lancer l'opération "cleaning days" sur le modèle mis en place au Rwanda. Inciter vivement les citoyens à ramasser tous les samedis les déchets devant les maisons, dans les villes, sur les plages. L'objectif est de donner "l'image d'un nouveau Sénégal plus propre" martèle le chef de l'Etat, dans un pays où faute de moyens, il n'y a pas assez de déchetterie, ni de camion poubelle... Les détracteurs de Macky Sall réclament une vraie politique publique sanitaire.

Les liaisons dangereuses entre les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques

En France, ce sont les liens entre les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques qui intéressent vos quotidiens ce matin. Du Républicain Lorrain à la Voix du Nord, en passant par le Bien Public ou encore Le Parisien, tous s'interrogent sur ces "liaisons dangereuses"... Ce titre claque d'ailleurs à la Une de plusieurs quotidiens régionaux. Alors sont-elles dangereuses, ces liaisons entre l'hôpital public et les laboratoires privés ? Un collectif a passé au scanner la plate-forme Transparence Santé, cette base de données créée en 2011 et qui recense toutes les sommes de plus de 10 euros, perçues par les praticiens.

Verdict : plus de 170 millions d'euros ont été versés par les laboratoires en 2018... pour améliorer les repas et le confort des chambres d'hôpital, mais aussi et surtout pour financer la recherche et  la formation des médecins. Ainsi cet orthopédiste de la Pitié Salpêtrière à Paris, qui a perçu plus de 400 000 euros en 2018. "C'étaient des royalties liés à des brevets sur la mise en place de prothèses", se justifie-t-il, en expliquant que sa technique a eu un succès mondial, ce qui a permis au laboratoire d'afficher une croissance de 30%. Le laboratoire le paie aussi pour qu'il enseigne cette technique aux jeunes chirurgiens. Le Parisien souligne "l'absence de la puissance publique dans le financement de la formation de haut niveau". 

La réforme des retraites se décline à nouveau dans nos journaux avant les nouvelles manifestations du jour

"C'est par où la sortie ?" s'interroge Midi Libre en Une. "La grève fait dérailler la gare" ironise la Nouvelle République des Pyrénées., alors que les cafés et les hôtels situés en face de la gare de Tarbes ne font plus recette faute de trains régionaux. Dans le Parisien, vous apprendrez que les cheminots grévistes utilisent des pétards pour perturber la circulation des trains. Habituellement, les pétards servent à prévenir le conducteur d'un danger sur les voies. La détonation provoque l'arrêt du train. Avec souvent une heure de retard à la clé. "Les Hauts de France sont devenus un terrain de jeu", déplorent les usagers des lignes Paris Compiègne et Paris Amiens.

Le début d'une chasse au trésor

Et le trésor en question concerne Maurice Ravel : ce sont ses archives personnelles. 24 manuscrits dont ceux de Ma Mère l'Oye et du Concerto pour la Main Gauche, plus une 50taine de manuscrits inachevés, liés au Boléro ou encore à l' Heure Espagnole.  Sauf qu'on ignore en fait où se trouvent ces manuscrits et qui en sont les actuels propriétaires. Et surtout à qui appartient l'héritage de Maurice Ravel. Car un bras de fer se joue depuis 1960 entre l'Etat Français et les héritiers du compositeur, parmi lesquels ses anciens domestiques. 

Aujourd'hui, un petit groupe de Hauts Fonctionnaires est déterminé à récupérer ces manuscrits pour le compte de l'Etat - quitte à les déclarer "trésor national". Leur enquête ne fait que commencer conclut le Figaro.

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