Et le héros aujourd'hui, c'est Dewayne Johnson, "le jardinier qui fait vaciller Monsanto" titre l'Echo Lorrain.

Le Monde met également en une le visage de cet homme. Pas un visage lisse, trop parfait comme on voit dans les blockbuster américains... Non. Un visage, entre ombre et lumière, où l'on voit tous les stigmates sur sa peau. Les cicatrices, les plaies, les cernes après les longues journées de procès et les longues nuits d'angoisse.

"Ca pourrait être moi dans quelques années" suggère dans le Parisien/Aujourd'hui en France un autre agriculteur : Jean-Claude Teslet. Ce jardinier de Soissons, dans l'Aisne a lui aussi assigné Monsanto en justice. Sa plainte est introduite depuis un an au tribunal de Lyon. "Depuis le début de ma carrière, dit-il, j'ai calculé que j'ai répandu 750 litres de glyphosate". Il y a 2 ans, on lui trouve des nodules dans la prostate et dans les urines un taux incroyable de glyphosate. Lui qui pensait l'herbicide toxique pour les poissons et l'eau seulement démarre alors un combat contre la firme. Et la victoire de son collègue américain lui donne espoir. L'époque, que voulez-vous, a aussi les héros qu'elle mérite...

Le JDD met en avant les efforts de l'industriel Michel-Edouard Leclerc pour réduire les plastiques. Celui qui, il y a 20 ans, était pionnier dans la suppression des sachets à la caisse veut aller plus loin. "La lutte contre le plastique est dans mon ADN" promet le patron. Dès le printemps prochain, il va retirer des rayons les gobelets, pailles et autres produits plastiques à usage unique. Mais il demande aussi du temps, "on n'a pas besoin de la loi" dit-il. "Il y a 20 ans, on distribuait 1 milliards de sacs plastiques jetables chez Leclerc. Aujourd'hui c'est inférieur à 40 millions". Un super-héros du tri, on vous dit... Et il va falloir quelques Michel-Edouard Leclerc. "Les Français ne sont pas assez rigoureux" constate le journal. Seuls 25% des déchets sont triés et recyclés. La faute aux 3 grains de maïs laissés au fond de la boîte... Ou alors est-ce la filière qui est en retard ? Seul un quart de la France peut mettre dans le même bac bouteille, pot de yaourt et film étirables.

Il faut donc prendre le problème plus tôt et la secrétaire d'Etats à la transition écologique, Brune Poirson propose un bonus-malus, jusqu'à 10% du prix des produits. "Ainsi, entre une bouteille fabriquée en plastique recyclée et l'autre non, la première sera moins chère" promet-elle. Afin qu'être un héros du tri rime avec économie... Eux veulent faire de leurs bambins des super-héros avant l'heure... Article assez grinçant dans le magazine Le Point sur ces parents qui inscrivent leurs enfants, dès leur plus jeune âge, à toutes sortes d'activités. On suit Romain, 2 ans, qui enchaîne son court de bébé-nageur avec une séance d'anglais puis de musique. Et oui, on peut apprendre le violon dès 3 ans, les échecs à 4 ans... ou encore langue des signes, pour parler plus tôt et enrichir son vocabulaire ! Une course frénétique à l'apprentissage. A la Philharmonie de Paris, les places pour les moins de 3 ans sont toutes parties... en 52 minutes !

On est tiraillés entre l'envie de rire et celle de pleurer, devant des parents qui ont "l'impression que la réussite de leur enfant prouve LEUR propre réussite", c'est le diagnostic d'une psychologue interrogée. Mais des parents qui transmettent aussi leur stress, comme avec cet enfant tétanisé, la main sur son violon. Il a raté une note et sa mère lui a mis une soufflante... Un stress responsable de troubles du comportement, voire de dépression. "L'enfant a besoin de moments où il ne fait rien" conclut la psychologue en citant l'exemple d'un petit garçon, en consultation. Elle lui avait demandé ce qu'il faisait sur son temps libre. Et le garçon de répondre : "c'est quoi le temps libre ?"

Le temps... la nature... l'homme et la falaise... C'est le décor planté par l'Equipe magazine, qui se remémore comment deux grimpeurs américains ont terrassé un monstre qui semblait imbattable. Le Mur de l'aube, une paroi de 1000 mètres de granit dans le Yosemite Park, aux Etats-Unis. Une paroi lisse : "les prises les plus petites que j'ai vu de ma vie" dira l'un d'eux. En tout ils ont mis 19 jours pour arriver au sommet. De belles photos les montrent en train de manger, ou de répondre aux interview arrimés à la falaise sur des frêles plate-formes d'aluminium.

Mais vous savez, on est tous le héros de quelqu'un. Et deux ans plus tard, un prodige tchèque de l'escalade, Adam Ondra, avec l'insolence de ses 23 ans, a répété l'exploit... seul... et en 8 jours... Autre portrait d'aventurier. Celui du seul joueur de foot professionnel à avoir joué sur tous les continents. Au début de sa carrière, à 17 ans, on ne lui propose que des contrats de remplaçants. Alors Lutz Pfannenstiel part en Malaisie, au Penang FA. Et là commence son tour du monde : 25 clubs différents en 20 ans ! "J'arrivais dans un pays avec mes lunettes de soleil, un rasoir, une brosse à dents et une Playstation" raconte-t-il. "En Angleterre, ils prêtent beaucoup les joueurs, six mois ici, six mois là". On découvre la vie dans une valise de ce joueur, loin des strass et paillettes des stars du ballon rond...

Lui c'est un anti-héros... voir en fait carrément le méchant dans un James Bond. Le Huffington Post raconte comment Jim Ratcliffe , l'homme le plus riche du Royaume-Uni et fervent partisan du Brexit s'apprête à quitter le pays et s'installer à Monaco... fiscalité oblige. Lui qui prédisait pourtant un Brexit "totalement couronné de succès". Lui élevé au rang de chevalier par la Reine un peu plus tôt cet été. Lui, patron Ineos, géant de la Petrochimie, à la tête d'une fortune estimée à 23 milliards d'euros. Lui, il va mettre ses atouts à l'abri bien au chaud. Retour en France, avec des questions : Qui a tenu face aux attentats ? Et qui a rétabli les comptes publics ? Et qui a inversé la courbe au chômage ?

Dans le Puy de Dôme aujourd'hui, des jeunes vont distribuer des tracts avec ces questions. Et pour eux : leur réponse est claire : François Hollande. C'est le rêve de come-back que raconte le JDD. Le come back rêvé d'Inventons demain, de jeunes élus locaux déçus par Emmanuel Macron et qui reviennent donc, en quelque sorte, à leurs premières amours. "L'ex-chef de l'Etat n'a rien demandé, rien commandé, c'est une initiative individuelle" promettent-ils. La gauche, cherche toujours son héros...

Des héros... hétéros ? Des héros homos ? trans, bi ou lesbiens ? Les 10 000 participants des Gay Games à Paris en terminent aujourd'hui. Et Slate.fr nous emmène à la rencontre de ces sportifs. Dans le gymnase Japy, au nord de Paris, où les épreuves de danse voient s'affronter couples de femmes et couples d'hommes. Sur la piste, à la rencontre de coureurs russes, qui revoient le drapeau arc-en-ciel et qui peuvent se tenir la main sans crainte. Ou sur le parvis de l'hôtel de ville, avec un des ambassadeurs des Gay Games, le footballeur Yoann Lemaire. Il raconte sa vie, plus jeune et les "pédés" qui sortent à tout va de la bouche des gamins. "J'avais l'impression d'être visé en permanence" dit-il, lui qui a fait son coming-out il y a 15 ans. Mais depuis, à part Mauresmo, il s'interroge : "Vous en connaissez beaucoup vous des joueurs ouvertement homosexuels ?". "Il y a encore un soucis" juge-t-il. Et 1 mois après la victoire des bleus, il en appelle aux champions du monde. "Qu’ils brisent le tabou ! Un joueur homosexuel a peut-être soulevé la coupe le 15 juillet dernier… Et alors?" Et bien alors, pour certains, celui qui sortirait du bois deviendrait... un héros.

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