Parmi les grandes tragédies de l’humanité, il y a le réchauffement climatique, le chômage, la misère, et puis il y a… la gastro ! La gastro-entérite, qui peut toucher tout le monde ; les petits comme les grands, les plus pauvres comme les plus riches… Et c’est très contagieux, ainsi qu’on peut le lire dans LE PARISIEN.

The Oasis of the Seas
The Oasis of the Seas © AFP / Adrian Dennis

Le quotidien nous fait le récit d’une croisière dans les Caraïbes qui ne s’est pas amusée très longtemps… C’était à bord de L’Oasis of the Seas, troisième plus gros paquebot du monde, lequel a pris le départ dimanche de Floride... Pour les vacanciers, la semaine s’annonçait idyllique : des piscines, un casino, une vingtaine de cafés et de restaurants, mais aussi un mur d’escalade, une fosse de plongée, un terrain de golf et même une formidable tyrolienne ! Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu… 

Une épidémie géante de gastro.

Dès le mercredi : plus de 170 malades. Annulée, la journée d’excursion en Jamaïque ; les autorités jamaïcaines n’ont pas voulu laisser déferler le virus sur l’île… Le lendemain : 250 malades de plus… Annulée, la visite de Cuba. Au total : près de 500 personnes contaminées sur le paquebot, dont une partie placée en quarantaine dans leur cabine, tandis que le personnel de bord s’activait pour désinfecter les rampes, les rambardes et les poignées de portes…  

Finalement, le retour au port a été avancé d’une journée, et la compagnie a promis de rembourser l’intégralité du voyage aux croisiéristes, y compris à ceux qui n’ont pas été malades… Les paquebots gigantesques sont non seulement très polluants, mais aussi des bouillons de culture en pareille circonstance. Bateau géant : dépenses géantes, gastro géante. Finalement, cette histoire de maladie très gênante raconte aussi également époque…  

L'époque, en France, est toujours à la colère. 

Et c’est le thème du dernier numéro de PHILOSOPHIE MAGAZINE… La colère, souvent décriée par les philosophes, de Sénèque à Sartre. A l’instar de toutes les passions, elle serait déplacée, impuissante, dangereuse et, surtout, mauvaise conseillère : une folie, le signe d’un manque de sagesse… Mais il existe également de saines colères, des colères libératrices et d’autres qui permettent d’accomplir de grandes choses… Colères politiques notamment : c’est le cœur du dossier, qui donne la parole à six manifestants du mouvement des Gilets Jaunes… Ils racontent leur détresse, leurs difficultés quotidiennes, et leur espoir de voir leur mouvement transformer la société, voire le cours de l’histoire. Colère très aristotélicienne, constate Yves Michaud, philosophe qui rappelle que, pour Aristote, la colère naît du mépris, et s’apparente à une demande de justice… 

Analyse qu’on retrouve dans les pages de LA VIE, sous la plume du politologue Gaël Brustier. 

Les Gilets jaunes marquent le grand retour des classes populaires dans la vie politique française et le déluge d’anathèmes qui déferle dans les médias fait évidemment partie d’une ‘prolophobie’ solidement installée parmi les élites du pouvoir.

Hier, ils étaient, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 84.000 à manifester dans le pays…  

« Mobilisation en hausse et violences à la baisse. »

C’est le titre du PARISIEN, la presse régionale faisant de son côté le point sur les rassemblements… « Démonstration de force », titre INDÉPENDANT… Des milliers de manifestants dans les rues de Perpignan, et des altercations avec les forces de l’ordre en fin du parcours. Même phénomène au Mans : « un plus gros cortège et une fin sous tension », relève LE MAINE LIBRE… Plus gros cortège aussi à Nantes, « et plus de  dégâts », précise PRESSE OCÉAN. Ils étaient environ 3.000… Des dégradations également au Havre et à Rouen : « Scènes de violence dans la région », se désole PARIS NORMANDIE…

Des violences sur les journalistes.

A Rouen, des journalistes ont été agressés… Une équipe de LCI. Pluie de coups et lynchage en règle… Deux autres journalistes frappés à Toulon… Et puis, à Toulouse, une reportrice de LA DEPÊCHE DU MIDI a dû aller se réfugier dans sa voiture… Des manifestants lui criaient dessus.

On va te sortir et te violer !

Le niveau de la colère ne faiblit donc pas… D’où la question que pose à sa Une LE PARISIEN. 

La France est-elle encore réformable ?

Le chef de l’Etat assure qu’il entend maintenir le train des réformes, mais le peut-il vraiment ? Commentaire de Stéphane Albouy dans son édito. 

Emmanuel Macron ne pourra réussir qu’en ayant démontré qu’il souhaite sincèrement dialoguer avec les Français. A lui de trouver les mots justes dans la lettre qu’il doit leur adresser dans les prochaines heures. 

Une lettre qui sera dévoilée d’ici demain, avant le lancement du grand débat national mardi... Débat durant lequel seront évoquées les propositions formulées par les citoyens dans les cahiers de doléances ouverts depuis quelques semaines… LE MONDE en consulté dans les Finistère et les Yvelines… Les colères sont multiples: injustice fiscale, train de vie des élus, dégradation des services publics et baisse du pouvoir d’achat. « On ne vit plus, on survit », disent certains…

Sur le HUFFINGTON POST, analyse de notre confrère Frédéric Métezeau : « Les Gilets jaunes sont les enfants naturels de Macron » car, dit-il en substance, le chef de l’Etat a tout fait pour le délitement des corps intermédiaires… Expression directe, occupation de l’espace public : les Gilets jaunes le défient donc en usant de ses propres méthodes.

Le chef de l’Etat, dont on apprend dans le JOURNAL DU DIMANCHE qu’il a connu un petit moment de solitude, vendredi, lors de la traditionnelle des Rois à l’Elysée… Une galette géante qu’il a lui-même découpé… « Et il cherchait la fève », raconte un convive… Il la cherche toujours… Il n’y a plus de fève dans les galettes servies pour l'occasion depuis maintenant plus de 40 ans.

Cela dit, c’est un autre homme qui fait la Une, ce matin, du JDD… 

« Mélenchon, la dérive qui inquiète »

Et l’hebdo d’évoquer, je cite, « ses outrances, ses calculs, ses ambiguïtés »… Ambiguïtés car, je cite toujours les mots du journal : « Jean-Luc Mélenchon multiplie les appels du pied à des figures controversées du mouvement des Gilets jaunes, comme le désormais célèbre camionneur Eric Drouet » qui, dit-il, le « fascine », et dont il se refuse à « critiquer les violences et les dérives racistes et antisémites. » « Dérive » de Drouet, « dérive » de Mélenchon, lequel Mélenchon est devenu « inclassable », selon LE JDD. 

Faut-il le ranger parmi les infréquentables qui auraient quitté les rivages de la République ou bien doit-on le regarder comme un être politiquement bipolaire, qui n’en finira jamais d’osciller entre Mitterrand-le-réconciliateur-du-peuple-de-gauche et Robespierre-le-guillotineur-des-privilégiés ? 

L’hebdomadaire semble pencher pour la seconde option : l'être politiquement bipolaire.

Explosion dramatique dans le quartier de l'Opéra à Paris.

Toute les journaux reviennent par ailleurs sur la terrible explosion, hier, dans le quartier de l’Opéra à Paris… Conséquence d’une fuite de gaz… Trois morts : une touriste espagnole et deux pompiers âgés de 27 et 28 ans… Une cinquantaine de blessés, dont 10 graves. « Le réseau de gaz à Paris est dans un état catastrophique ; un boulet meurtrier » commente un élu divers droite du 6ème arrondissement dans les colonnes du PARISIEN. Il estime urgent de réfléchir à une transition vers le tout électrique dans la capitale.

De son côté, la presse du Nord nous fait part d'une bonne nouvelle : à partir d'aujourd'hui, les musées sont gratuit pour les habitants de l'agglomération. Ce sera désormais le cas tous les dimanches.

Enfin, vous lirez dans LE MONDE un intéressant dossier sur une pathologie qui toucherait de nombreux salariés des entreprises.

Le phénomène du "présentéisme".

Le présentéisme, c'est le fait de rester le plus tard possible au bureau, pour bien montrer à ses collègues qu'on bosse dur... Sauf que, bien souvent, ceux qui font cela ne sont pas les travailleurs les plus acharnés... Certains passeraient même une bonne partie de leur journée de travail à glandouiller... Ne jamais de fier aux apparences au boulot. Et, là aussi, méfiez-vous de la gastro. 

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