C’est un phénomène national. Il y a dix ans, les Françaises se rendaient en moyenne chez le coiffeur tous les deux mois… Dorénavant, c’est plutôt tous les trois mois… Et c’est avant tout une question de budget. Quand les temps sont durs, on coupe dans les dépenses d’entretien personnel...

-         Alors, qu’est-ce qu’on fait, ce matin, madame Martin ? On coupe un peu ? On rafraîchit ?  

-         On va couper un peu, mais tout en gardant la longueur… 

-         On va redonner une forme, c’est ça ? 

-         Oui, c’est ça : on redonne une forme… 

-         Et pour la couleur, on fait quoi ? On pourrait partir sur des mèches… Du doré, du cuivré… Ou même un blond cendré, ça vous réveillerait le visage ? 

-         Non, les mèches, ce n’est pas nécessaire… 

-         Natacha va s’occuper de vous. Je vous apporte de la lecture ? 

-         Ah oui, les journaux, je veux bien… 

Et là, madame Martin, en attendant pour le shampoing, shampoing cheveux secs et cassants, découvre la Une de OUEST FRANCE : « Pourquoi les femmes boudent le coiffeur »

C’est un phénomène national. Il y a dix ans, les Françaises se rendaient en moyenne chez le coiffeur tous les deux mois. Dorénavant, c’est plutôt tous les trois mois… Et c’est avant tout une question de budget. Quand les temps sont durs, on coupe dans les dépenses d’entretien personnel... Témoignage de la responsable d’un salon parisien : elle confirme, les clientes ont espacé leurs rendez-vous.

Maintenant, quand elles arrivent, les clientes ont les racines apparentes, des racines blanches qu’elles camouflent avec des sprays vendus dans le commerce

Dans le commerce, on peut également s’acheter des fers à lisser et des brosses de professionnels… Et puis, sur internet, on trouve désormais de nombreuses vidéos pour apprendre à se couper les cheveux soi-même… Changement des habitudes. Et les coiffeurs essayent de réinventer le métier : des enseignes à pas cher ouvrent dans les métros, les gares, les centres commerciaux ; e moins de dix minutes, on se fait ratiboiser le crâne pour 10 euros… 

-         Ça va, madame Martin, la température vous convient ?

-         Un petit peu plus chaud, ce serait bien… 

Cela étant, les hommes compensent la baisse de la fréquentation des salons par les femmes. Il s’agit ici d’un double phénomène… Un budget revu à la baisse pour les femmes, mais à la hausse pour les hommes… Ils dépensent davantage qu’avant et vont aussi bien plus souvent que dans le passé chez le barbier… Dans le secteur de la coiffure, l’homme serait ainsi l’avenir de la femme… 

Être un homme, être une femme… Au fond, qui es-tu et qui suis-je ? Pour certains, cette question n’a, à dire vrai, aucun sens… Pour d’autres, en revanche, elle se pose, et ce dès la naissance, comme on peut le lire ce matin dans LIBÉRATION… 

« Intersexe, le cri du corps »

C’est le titre de cette enquête de Florian Bardou, où l’on apprend, si on ne le savait pas encore, ce que sont les personnes qu’on nomme « intersexe »… Communément, dans le langage médical, on les qualifie d’hermaphrodite ; celles et ceux qui, quand ils naissent, sont dotés des caractéristiques sexuelles des deux genres - caractéristiques anatomiques, gonadiques, chromosomiques… Phénomène rarissime, pense-t-on pour se rassurer… Pourtant, selon l’ONU, les personnes "intersexe" représentant près de 2% des naissances dans le monde… Or, en France, depuis toujours, les médecins choisissent alors le sexe à donner… Corps féminin ou masculin, il faut que ça rentre dans une case, que le bébé soit dans la norme… Intervention chirurgicale, mutilation parfois, puis traitements hormonaux… Des parcours longs et douloureux... Des secrets... Les parents n’osent rien dire et les intéressés peuvent découvrir très tard, à l’adolescence voir à l’âge adulte, qu’ils ne pas exactement ce qu’ils étaient… 

Ce samedi, à Paris, aura lieu « l’existrans », une manifestation des personnes trans et intersexes. Parmi les mots d’ordre, une demande : l’arrêt des interventions chirurgicales et des traitements hormonaux non consentis sur ces enfants qu’on considère abusivement comme « hermaphrodite »… Un combat loin d’être gagné en France où, pour l’heure, il n’est pas question d’inventer à l’état civil une case « sexe neutre » ou encore  « troisième sexe »… Ce qui est notamment possible en Inde et au Népal ou encore à New York depuis mercredi dernier… 

Sur le site LES JOURS, on parle aussi ce matin de la question du genre… Avec une série de Jeanne Boezec et Simon Lambert qui, pendant plusieurs mois, vont suivre le quotidien d’une bande de copains qui ne s’identifient ni au genre masculin, ni au genre féminin… 

Camille, Clem, Gaëll, Jean-Loup, Junie, Léo, ne parlent pas pas d’eux en disant « ils » ou « elles » : ils ont opté pour « iels ».

I.E.L.S : ils sont les deux, à la fois ou alternativement filles et garçons… Ils ont la vingtaine, font des études, recherchent un job… Il y a quelques années, sans doute n’auraient-ils jamais osé parler… Aujourd’hui, ils assument leur identité multiple… Qu’ils parlent, qu’ils osent parler, là encore, c’est un phénomène de notre époque…    

Et c’est bien notre époque que raconte la presse ce matin.

Photo d’un billet de banque à la Une de LIBÉRATION.

Un billet de 20 euros… Le billet est encadré. Joli cadre doré. Le titre, c’est : « Ceci était un moyen de paiement »… Avec l’explosion des transactions dématérialisées, les pièces et les billets sont voués à disparaître, explique le journal… Une disparition qui n’est pas sans inquiéter certains experts et usagers. De plus en plus souvent, on paye avec des cartes, voire avec son smartphone – c’est le cas, notamment, en Chine, et l’on s’achemine ainsi vers la fin du cash… 

Photo d’une boulangerie fermée dans une rue du centre de Brive-la-Gaillarde.

C’est dans FIGARO : « le combat des communes pour sauver les centres-villes ». Une enquête sur la désertification des villes moyennes ; des magasins fermés, des logements décrépis, des habitants qui sont allés vivre ailleurs. Les centres-villes d’environ 700 communes seraient à l’agonie. Des élus locaux se mobilisent, avec des projets culturels ou des boutiques éphémères censées réanimer les quartiers désertés… L’Etat a décidé de leur prêter main forte, avec un plan de 5 milliards d’euros sur cinq ans lancé l’été dernier… 

Une autre tendance dans LE PARISIEN… On s’intéresse de plus en plus à la planète… Ce samedi, sont organisés de nouveaux rassemblements en faveur du climat dans 55 villes de France ? Le quotidien s'interroge. 

Et moi, pour le climat, je fais quoi ?

Toujours les même conseils : manger moins de viande, moins rouler en voiture, et cesser d’envoyer des mails inutiles… Sur un an, envoyer chaque jour 33 mails avec des pièces jointes impacte autant l’environnement qu’un automobiliste qui aura parcouru un millier de kilomètres… 

Enfin, dans LA PROVENCE, on nous parle de propreté. Ou plutôt de saleté. 

La photo d'un rat à la Une de LA PROVENCE.

« Le rat qui fait sauter les plombs ! »… Mercredi, en s’introduisant dans une armoire électrique, un rat a plongé 111 habitations du quartier du Camas dans l’obscurité… Et le journal précise que les rats, aujourd’hui, prolifèrent à Marseille et que personne n’a de solution pour endiguer le phénomène… 

-         Regardez donc la photo, madame Martin… Vous en pensez quoi de ce gros rat ?

-         Ce que j’en pense, c’est qu’il est très mal coiffé !

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