On a retrouvé "Pimpinou". Un petit lapin rose. Le doudou de Zoé. Et c’est une heureuse nouvelle dont, ce dimanche, se fait l’écho LE DAUPHINE…

(image générique de peluche lapin)
(image générique de peluche lapin) © Getty / Vincent Verscheuren

C’était le 18 août dernier. Une fin d’après-midi d’été. Emilie Lefrançois part se promener avec une amie dans un bois en Isère… Pour se détendre un peu, et tenter d’oublier la douleur et le vide : l’absence de sa fille Zoé, morte en juin à l’âge de 8 ans, des suites d’un gliome infiltrant du tronc cérébral, cancer contre lequel la petite Savoyarde avait lutté durant trois années… La jeune femme laisse son sac à main dans la voiture. Un sac qui contenait les souvenirs de Zoé : des mots écrits à sa mère, un galet peint et "Pimpinou", son petit lapin rose. Mais, au retour de la balade, la banquette arrière est vide. La vitre a été fracturée et le sac a été volé. Avec le galet, les mots et "Pimpinou". Emilie se souvient... 

Je m’en voulais terriblement. Zoé y tenait tellement... 

Dans la foulée, elle lance un appel sur France Bleu Pays de Savoie. Elle poste également un message sur Facebook. 

On connaît les miracles que peuvent faire les réseaux sociaux, et si petit espoir il y a, alors il faut y croire. 

Et le miracle a donc eu lieu deux mois plus tard. Cette semaine, son sac a été déposé dans la cour d’une association grenobloise. Dedans, plus d’argent ni de cartes bancaires, les voleurs se sont servis, mais restaient tous les souvenirs de Zoé… Les mots, le galet peint, et son lapin rose… Nouveau message de sa mère. 

On est super contents. Zoé doit l’être aussi, là-haut ! 

On a donc retrouvé "Pimpinou", le doudou de Zoé, et, en lisant cela, on se dit qu’il ne faut jamais désespérer de l’humanité… 

Cela étant, d’autres histoires nous amènent à penser le contraire.

La photo d’un garçon qui pleure sur l’épaule de sa maman

Une photo prise vendredi, à Dijon, lors d’une assemblée du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Comme on l'a entendu dans le journal de 7 heures 30, la scène est devenue virale sur Internet. LE MONDE et MEDIAPART nous racontent la séquence. Une quinzaine d’élèves d’une classe de CM2 d’une école de Belfort, venue voir le fonctionnement de l’institution. Des mères les accompagnent, dont une porte un foulard. 

Insupportable aux yeux de Julien Odoul, le président du groupe Rassemblement National. L'élu du RN l’interpelle et lui demande « de bien vouloir retirer son voile islamique » et de quitter l’hémicycle. Sidérés, les autres élus réagissent. Le ton monte et le fils de la femme voilée se met à pleurer. 

Après d’interminables minutes de confusion, et d’invectives senties entre conseillers, les membres du parti de Marine Le Pen quittent la séance. Enfants et accompagnateurs sortent également, mais alors que la jeune mère musulmane se rendait aux toilettes, une autre élue d’extrême-droite l’apostrophe et, d’après les témoins, lui lance comme un avertissement.

Vous êtes soumise, vous allez voir quand les Russes vont arriver, vous allez dégager !

Depuis, de nombreux politiques se sont exprimés, afin de dénoncer la violence des propos tenus, et la colère qui les animent devant cette photo d’un garçon pleurant sur l’épaule de sa mère. 

Il est d’ailleurs beaucoup question d’enfants ce matin dans les journaux. 

Les violences en milieu scolaire

Le harcèlement scolaire à la Une de LA VOIX DU NORD… Le journal a décidé de s’engager aux côtés de Jonathan Destin qui, en 2011, avait tenté de se suicider, car il n’en pouvait plus d’être le souffre-douleur de ses camarades… Désormais, le jeune homme multiplie les projets pour venir en aide aux victimes. 

Les violences scolaires, également dans LE PARISIEN… Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, promet davantage de transparence sur le sujet… Et, en l’occurrence, la prochaine publication des chiffres de ces violences département par département. Il reconnait qu’il y a chaque jour entre 20 et 30 incidents graves dans les établissements français… L’un des derniers en date : le 30 septembre dans un lycée du Val d’Oise ; un enseignant qui a reçu un coup de poing pour avoir demandé à un jeune d’enlever sa casquette.

Dans L’HUMANITE DIMANCHE, un dossier sur un autre métier dangereux, celui de sapeur-pompier… C’est devenu "la flambée des risques", explique l'hebdomadaire. Incendie de Notre-Dame, incendie de l’usine Lubrizol, deux sinistres majeurs et un implacable constat. "Les soldats du feu, en grève depuis juin, ne disposent ni d’équipements adéquats, ni de suivi post-intervention suffisant, ni même de données sérieuses sur les risques épidémiologiques liés à leur profession."

Des hommes et des femmes très investis dans leur métier 

On retrouve d’ailleurs le portrait d’un pompier dans LE MAGAZINE DES ECHOS. Il s’appelle Laurent Clerjeau, il a 49 ans, et il est intervenu lors de l’incendie de Notre-Dame. Lui, sa spécialité, c’est de faire des croquis. Il est "dessinateur opérationnel", artiste de l’urgence dont les dessins ont été déterminants pour guider ses collègues dans le monument, et leur permettre de venir à bout du feu.

Çà et là, vous trouverez d’autres portraits réjouissants. 

Des portraits de libraires dans les pages de LA VIE. Des libraires indépendants qui se démènent pour résister à la puissance d’Amazon. 

Portrait d’un mannequin dans ELLE. Valentina Sampaio, "top-modèle transgenre symbole d’une époque", titre l’hebdomadaire qui la met à la Une. Elle est née garçon. C’est une femme magnifique. Une trentaine de mannequins transgenres ont défilé cette année pour la présentation des collections automne-hivers 2019-2020.

Et puis c’était donc une "une erreur"…  Le mot barre la Une de MIDI LIBRE ce matin.

« L’erreur : l’interpellé n’était pas Dupont de Ligonnès »

Une "fausse piste", titre L’EST RÉPUBLICAIN… Une "enquête ratée", pour LA DÉPÊCHE DU DIMANCHE… Une "terrible méprise", note LE BIEN PUBLIC… Non, contrairement à ce qu’affirmaient hier la grande majorité des quotidiens, l’homme interpellé vendredi à l’aéroport de Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès, qu’on soupçonne d’avoir assassiné femme et enfants à Nantes en  2011… Les mêmes journaux reviennent donc ce dimanche sur la chronologie de cette information erronée, certains présentant leurs excuses, à l’image du PARISIEN, premier journal à avoir évoqué cette arrestation vendredi. Stéphane Albouy, le directeur de la rédaction, s’explique dans son édito. 

C’est à moi qu’il a appartenu de valider la mise en ligne de l’article sur « l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnès ». Les recoupements nécessaires ont été faits et même multipliés. Au total, pas moins de cinq sources officielles nous ont confirmé l’interpellation du fugitif à Glasgow. Mais il s’agissait d’une erreur et ceci nous conduit d’abord et avant tout à exprimer nos plus sincères regrets à l’ensemble de nos lecteurs, et à présenter nos excuses à la famille des victimes, à la personne interpellée à tort et à ses proches.

C'est assez rare qu'un journal présente ainsi ses excuses. 

Interview de la sémiologue Virginie Spies sur le site de 20 MINUTES. Question : les médias français devraient-ils utiliser plus le conditionnel dans ce type d’affaire ? Sa réponse. 

Le problème est que les médias utilisent le conditionnel, mais rarement jusqu’au bout de la phrase sur l’événement en cours. On oublie le "peut-être" et le conditionnel encore plus vite. 

On a donc retrouvé "Pimpinou", mais toujours pas Xavier Dupont de Ligonnès. 

Carnet rose

Enfin, toujours sur le site de 20 MINUTES, on nous apprend la naissance du premier enfant de Nabilla, starlette de télé-réalité. Le garçon se prénomme Milann, et je vous cite la toute dernière phrase de l'article. "Dès la publication de la nouvelle, des centaines de fans et internautes ont félicité les parents. La police écossaise n'a cependant pas confirmé l'info."

Merci pour ce sourire. 

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