Benjamin Griveaux renonce à se porter candidat à la mairie de Paris. Les éditorialistes s'inquiètent de la dérive des réseaux sociaux. Dans le Sud-Ouest, Rosa, la vache star d'Interville se porte bien. Enfin, portraits de boulangers dans le Figaro.

Dans la presse ce matin, il y a une photo, celle de Benjamin Griveaux. Dans de la Voix du Nord et le Figaro, c'est la même, l'ancien candidat à la mairie de Paris, hagard, les yeux baissés, en train de se mordre les lèvres. Et le titre est similaire ou presque : "L'Onde de choc" pour l'un, "La politique en état de choc" pour l'autre. 

Dans son éditorial, les mots du Figaro sont forts : "Quand les égouts remontent, débordent, leurs eaux noirs n’épargnent rien, ni personne". Libération revient sur "les dessous d'un sale coup", dès jeudi matin, et le premier bruit qui court. "Maigre consolation pour Griveaux", conclu le quotidien, "entré en campagne sous les quolibets, il en sort noyé sous les messages de sympathie."  

A un mois des municipales  

A un mois pile du scrutin, il est question des élections municipales dans la plupart de vos quotidiens. L'Union nous raconte comment les festivals de musique, dans la Marne, l'Aisne et les Ardennes, "s'ils riment avec renommée pour les villages, ne sont pas forcément un bonus électoral".  Le Courrier Picard enquête sur l'indemnisation des maires, qui vont augmenter, pour les élus des communes de moins de 3 500 habitants. De son côté, l'Est Éclair se demande : "Le lobby du vélo pèsera-t-il dans la campagne ?" Le journal apporte une première réponse : "Cette stratégie pourrait avoir un effet repoussoir chez les électeurs automobilistes, très nombreux"  

Dans le Parisien, vérification des faits, "la pollution a-t-elle vraiment baissé dans la capitale", comme l'assure la maire socialiste Anne Hidalgo ? Trois polluants ont diminué ces dernières années, mais la concentration en ozone augmente. Conclusion du quotidien : "Il n'y a pas assez de recul pour savoir si les parisiens respirent mieux."  

Le suicide chez les cheminots  

A la Une des Jours, sur internet, une histoire de mal-être. "C'est un homme à bout qui vous écrit". Les premiers mots d'un cheminot dans une lettre adressée à sa responsable à la SNCF, une lettre d'une dizaine de paragraphes jamais envoyée, restée dans les brouillons de sa boite mail. L'agent s'est pendu en décembre dernier en Occitanie. Il avait 41 ans. La journaliste Alexia Eychenne raconte des congés annulés d'abord, puis ses promotions refusées. Il est miné par l'avenir, détruit de voir des guichets fermés, et ses amis perdre leur travail.  Les syndicats s'accordent sur une cinquantaine de suicide depuis 2017. La SNCF ne tient pas de compte mais conteste ces chiffres.  

Rosa va bien  

Sud Ouest est allé rendre visite à l'ancienne star d'Interville, à Saint-Vincent-de-Paul, près de Dax. L'émission va faire son retour cet été sur France 2, mais sans elle. Aujourd'hui, Rosa a 19 ans, pèse 250 kilos, et elle a toujours sa robe blanche, patte et tête marron. Son éleveur Teddy, est déçu de ne pas revoir l'animal à la télé, mais il n'est ni en colère ni rancunier. Pourtant, elle est "imprévisible, curieuse, et très joueuse", elle était faite pour ça assure son éleveur. Et le bien être animal dans cette histoire ? Teddy assure qu'Interville a permis à la vache de rester en forme.   

Votre urine vaut de l'or  

"Un vrai trésor" écrit Sciences et Vie Junior. On apprend que l'on peut recycler l'urine, riche en azote, pour en faire de l'engrais. C'est n'est pas une obscure expérience. "Un pouvoir fertilisant très intéressant" commente une chercheuse. L'azote est indispensable pour fertiliser les sols. Or, à cause de l'exploitation intensive des terres, les sols sont appauvris en nutriments, il faut donc leur redonner de l'azote sous forme d'engrais, qui sont produits par l'industrie chimique. 

"Nous rejetons un litre et demi d'urine par jour", soit une dizaine de gramme d'azote parti dans la chasse d'eau précise le magazine. Ce qui fait qu'une personne pourrait fertiliser un jardin potager de 365 mètre carré par an, soit les besoins en céréales et en légumes d'une personne végétarienne.  

Des rock stars à la Une  

Pour les Inrocks, c'est Clara Luciani, récompensé hier aux Victoire de la musique. Le chanteuse en est certaine : "Le rock va revenir à la mode".  Mais pour Le Figaro, ce sont les boulangers, "les rock stars des fournils".  Portrait de trentenaire, reconverti, ancien cadre ou chef d'entreprise à Paris et à Lyon. 

Des passionnés du grain et de la mie de pain, du blé, du levain. Leurs pains sentent le piment doux, le curcuma, la courge aussi. Leurs ingrédients : de la farine de noisette, de meule ou encore de quinoa blanc. L'un de ses boulangers le clame : "L'âge d'or du pain n'est pas un passé mythique, c'est demain."

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