Son visage s'affiche à la Une du PARISIEN DIMANCHE. Rescapé de la tuerie du 13 Novembre au Bataclan, Guillaume Valette avait mis fin a à ses jours deux ans plus tard, à l'âge de 31 ans. Ses parents viennent d'obtenir que les juges d'instruction reconnaissent un lien direct entre son suicide et les attentats de 2015.

Il y a du chagrin dans la presse ce matin. Des peines insurmontables, douleurs inconsolables… Le visage d’un jeune homme de 31 ans s'affiche en Une du PARISIEN DIMANCHE… Il s’appelait Guillaume Valette et c’était l’un des rescapés de la tuerie du 13 novembre 2015 au Bataclan… « Un garçon très curieux et ouvert à tout », racontent au journal ses parents… Il adorait le sport, la musique et les animaux, et avait une passion pour l’environnement. C’était un véritable écolo qui, dès qu’il le pouvait, se baladait en vélo dans la nature… 

Il parlait rarement de la soirée des attentats

Malgré tout, il confiait parfois qu’il avait dû se glisser sur des corps ensanglantés et n’oublierait jamais le bruit des mitraillettes… Ni l’angoisse de la mort, ni l’attente dans un placard, ni le visage d'une femme décédée à ses côtés, les yeux fixes tournés vers le plafond… Guillaume Valette n’avait pas été blessé ce jour-là, mais l'année suivante, il avait été hospitalisé, atteint d’un état sévère de ce qu’on appelle le stress-post-traumatique"Dépression délirante", de l’avis d’un médecin. Brisé psychologiquement, il a mis fin à ses jours en novembre 2017 et, selon le journal, il est « la 131ème victime du Bataclan »… 

Une victime à retardement, mais une victime tout de même… Ses parents viennent en effet d’obtenir que les juges d’instruction reconnaissent un lien direct entre son suicide et les attentats de 2015.

Les souffrances psychiques sont parfois aussi importantes que les souffrances physiques. 

C'est le commentaire d'un psychiatre qui accompagne des blessés du 13 Novembre. 

Entre 30 et 40% d’entre eux présentent un état dépressif. 

Des blessures invisibles qu’on peine à guérir. 

Tahar Mejri avait perdu son épouse et son fils de 4 ans lors de l’attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais

Pendant très longtemps, lit-on dans le journal, il est allé dormir à l’endroit même où son petit bonhomme a été tué, avec une paire de basket du garçonnet… Il y a quelques jours, on a appris la mort de Tahar Mejri, ce père inconsolable… Les circonstances ne sont pas encore connues, mais, de l’avis de ses proches, il serait mort de chagrin… Son avocate estime qu’il devrait être reconnu comme la 87ème victime de l’attentat de Nice. 

De son côté, LE JDD nous offre ce matin l’interview d’un ministre.

« Castaner s'explique »

Photo pleine page à la Une du ministre de l'Intérieur, qui défend son action, tout en reconnaissant, toutefois, quelques regrets… Des regrets quand il a qualifié d’attaque l’intrusion de manifestants à la Pitié- Salpêtrière. « Mais il y a bien eu effraction », maintient-il… Des regrets sur sa soirée festive en mars. Il avait été pris en photo en galante compagnie. Il met en cause la presse, qui met à nu la vie privée, mais regrette, dit-il, ne pas avoir « appréhendé cette évolution du système médiatique ». Et dans le maintien de l'ordre, reconnaît-il des défaillances ? 

On peut toujours mieux faire. 

En revanche, Christophe Castaner refuse toujours l’expression « violences policières », et dit son plein soutien aux policiers, auxquels il promet des moyens supplémentaires… On notera par ailleurs l’erreur du JOURNAL DU DIMANCHE, qui évoque "11 décès" depuis le début du mouvement des Gilets jaunes… Il doit y avoir un « 1 » de trop. Les autres chiffres, selon le bilan du ministère : 1879 blessés parmi les forces de l’ordre, et 2481, dont 76 graves parmi les manifestants.

Des sujets de désolation

Désolation dans LE DAUPHINE, qui revient sur les violents orages qui ont touché l’Isère hier… Des caves inondées, des toitures et des arbres arrachés par le vent : gros dégâts matériels. 

Dégâts psychologiques ; cette fois, c’est dans LE BIEN PUBLIC, qui nous fait le compte rendu du procès d’un quinquagénaire de Côte d’Or jugé pour avoir envoyé des vidéos pornographiques à une lycéenne de 15 ans… Celle-ci l’avait rencontré lors d’un stage en entreprise et elle a dénoncé des faits de harcèlement sexuel. Six mois de prison avec sursis et une obligation de soins. 

Et puis, dans VAUCLUSE MATIN : un homme en garde à vue pour une tentative de meurtre. Le quotidien précise : « La piste d’une dispute amoureuse est avancée ». Description terrifiante. Une femme retrouvée aspergée d’essence et brûlée sur tout le haut du corps. Elle était hier soir entre la vie et la mort. 

La colère des stewards et des hôtesses de l’air aux Etats-Unis

Ils en ont marre des chiens, qui sont de plus en plus nombreux dans les avions… C’est M, LE MAGAZINE DU MONDE, qui nous raconte… Ces dernières années, les toutous sont partout dans les aéroports, mais aussi sur les vols, et les incidents se multiplient ; des passagers qui se font mordre… Mais pourquoi tant de cabots ? Réponse : c’est la faute des jeunes Américains… Les 3/4 des moins de 40 ans possèderaient aujourd’hui un chien, et nombre d'entre eux obtiennent des certificats médicaux certifiant qu’ils ne peuvent pas voyager sans, car ce sont« des chiens de soutien émotionnel »… En somme, des doudous dont ils ne pourraient se passer. Des chiens pour supporter le stress… 

Il est question d’un autre stress dans LE MONDE, celui des lycéens qui passent le bac. Demain, c’est l’épreuve de philo… Mais si l’on en croit certains, plus que le bac, « le vrai stress, c’est Parcoursup ! » Autrement dit, l’orientation décidée par algorithme. On pense fort à eux.

Heureusement, la presse nous offre aussi des sourires… 

Sourires de rugbymen à la Une de LA DEPECHE

Célébration de la victoire de Toulouse : 20ème titre de Champions de France, sept ans après le dernier… « C’est si bon ! », s’enthousiasme le le journal… Ce qui donne « Un grand 20 », à la Une de L’EQUIPE.

Sourire à lecture du COURRIER DE L’OUEST, où l’on découvre l’existence d’ateliers d’un nouveau genre : des ateliers pour nous apprendre à moins râler… Ça se passe dans le Maine-et-Loire, et l’initiative mériterait, je crois, d’être étendue à l’ensemble de l’Hexagone. Les Français sont de grands râleurs. 

La preuve, avec l’interview de Laurent Ruquier dans LE JDD, qui l'interroge sur son émission On n’est pas Couché : un essoufflement des audiences et le départ de ses chroniqueurs, Charles Consigny et Christine Angot… Pourquoi ne seront-ils plus là à la rentrée ? Parce que « la société française n’est plus la même, et qu’on ne peut plus rien dire sur quoi que ce soit », répond l’animateur. 

Ce qui le met en rogne, c’est notamment, dit-il, « l’aigreur et la rancœur de ceux qui ne sont plus à l’antenne ». Il cite Bruno Masure, il cite Roger Zabel, mais aussi ses ex-chroniqueurs Audrey Pulvar, Aymeric Caron, Eric Nauleau, lesquels s’en étaient pris à Christine Angot après ses propos polémiques sur l’esclavage…

Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa. 

Chacun ses chagrins.

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