On savait déjà que François Fillon s’était fait offrir des costumes. Mais en réalité, il y avait aussi des chemises, ainsi que le révèle LE JOURNAL DU DIMANCHE. « Ce qu’il y a vraiment dans le dossier Fillon » : c’est le titre à la Une. Un dossier de cinq pages, avec quelques révélations.

Les enquêteurs ont enquêté durant près de vingt mois. Souvent, quand on enquête, on trouve, et ils ont trouvé de nouveaux éléments qui mettent en cause la probité de l’ancien Premier ministre. 

Parlons donc d’abord des vêtements. On savait déjà, disais-je, pour les costumes. Mais on ne savait pas tout. Français Fillon aurait reçu, non pas trois, mais quatre costumes de la boutique de luxe Arnys. Trois costumes payés par le généreux avocat Robert Bourgi (montant total : 18.000 euros), et un quatrième offert sur instruction de la direction de l’établissement. Avec, en prime, une belle ristourne sur un smoking à 2.200 euros acquittés en espèces. Et puis, il a donc les chemises.

Des chemises offertes pour un total avoisinant les 4.600 euros

Des chemises sur mesure, à l’instar des costumes : là encore, des cadeaux de la maison Arnys. Dans les comptes, elles sont répertoriées comme « non payées ». Un jour, peut-être on apprendra qu’il se faisait offrir ses chaussettes rouge et  ses caleçons… François Fillon aime le luxe, mais il n’aime pas dépenser. Et il ne s’agit ici que d’une partie des révélations du JOURNAL DU DIMANCHE.

L’hebdomadaire dévoile d’autres pièces du dossier, cette fois à propos des soupçons d’emplois fictifs de son épouse. Ainsi que le raconte Hervé Gattegno, les recherches des magistrats de la police se sont focalisées sur son entourage, dans la Sarthe comme à Paris. Lors de ses auditions, l’ancien chef du gouvernement n’a cessé de répéter que sa femme avait réellement travaillé pour lui… Mais il y a un problème. 

Les enquêteurs n'ont retrouvé aucun rapport de Pénélope Fillon

Devant le juge, François Fillon s’est alors justifié.

Le mode de fonctionnement de mon épouse dans l’équipe était pour l’essentiel oral… 

Les premiers temps, il évoquait pourtant des documents écrits. Sachant qu'aucun de leurs proches de l’époque ne peuvent dire ce que faisait exactement Pénélope Fillon. Tous admettent désormais qu’ils ignoraient qu’elle était rémunérée pour être sa collaboratrice. Même les Renseignement généraux l’ignoraient. 

A tout cela s’ajoutent des voyages en tant que député non déclarés à l’Assemblée Nationale, et des activités très rentables avec sa société de conseil. François Fillon a mis à profit ses relations, mis en relation ses relations, au risque de flirter avec le conflit d’intérêt… LE JOURNAL DU DIMANCHE détaille donc, je cite, « ce qui accuse Fillon », et précise que la menace d’un procès se rapproche.

Edouard Philippe à la Une du PARISIEN DIMANCHE

Grande photo du Premier ministre, et le quotidien s’interroge : « A quoi joue Edouard Philippe ? » Sous-entendu : à quoi rêve-t-il après Matignon ? Certains croient deviner chez lui de grandes ambitions. Il penserait secrètement à la mairie de Paris., mais lui dit se consacrer uniquement à sa tâche.  Le journal nous donne par ailleurs des nouvelles de l'un de ses anciens ministres. 

Nicolas Hulot est en pleine forme

Deux « envoyés spéciaux », rien que ça, sont allés enquêter à Saint-Lunaire en Ille-et-Vilaine. Et ils l’ont retrouvé ! Bon. En réalité, il ne se cache pas du tout. C’est là-bas qu’il habite, avec femme et enfants. Ils l’ont croisé devant chez lui. Hulot ouvrait la porte à la postière.

Encore du courrier pour vous !

Ils l’ont revu le lendemain matin au salon de thé. Il prenait le petit-déjeuner avec une poignée d’amis. Les « envoyés spéciaux » ont tenté de leur faire parler, l’appâtant en l’interrogeant sur la situation des ours dans les Pyrénées… Mais Hulot les a gentiment rembarré, précisant que pour l’heure, il avait décidé de s’imposer, je cite, « une période de silence ». On n’en saura pas plus, si ce n’est qu’il est en pleine forme et que les habitants de Saint-Lunaire le trouvent éminemment sympathique. Parfois, quand on enquête, on ne trouve pas grand-chose. Sur la photo, Nicolas Hulot ne porte pas de chemise, mais un polo. 

Dans la presse régionale : la vie du pays, ses joies, ses luttes et ses drames

Un braquage sanglant à Marseille. C’était hier soir, un peu avant 20 heures, nous explique LA PROVENCE : deux braqueurs qui surgissent dans un magasin Lidl pour s’emparer de la caisse, une rixe qui éclate, des coups de feu, des coups de crosse… Sept personnes ont été blessées, et l’un des deux malfaiteurs a été lynché.

Une commune qui se bat pour sauver sa maternité. C’est la Une de La NOUVELLE RÉPUBLIQUE : plus de 3.000 personnes rassemblées au Blanc dans l’Indre ; des élus, des pancartes et des ballons rouges… A l’avenir, les femmes devront accoucher à 60 kilomètres. Les services publics ferment çà et là en France.

« Guerre des nerfs en forêt » A lire dans LE COURRIER PICARD. C’était hier dans la forêt de Compiègne : l’ouverture de la chasse à courre. Des opposants à la vénerie sont venus dire leur dégoût. Il n’y a pas eu d’affrontement. Les chasseurs ont chassé.

Le portrait d’un pêcheur singulier. Cette fois, c’est dans LE MAINE LIBRE. Un pêcheur écolo, Justin, un Manceau de 20 ans qui pratique la pêche à l’aimant. Ce ne sont pas des poissons qu’il pêche, mais les déchets métalliques qui polluent les rivières… Du fond de l’eau, il remonte des boulons, des vis et, un jour, c’était un obus. Des collectivités, parfois, le sollicitent. On voudrait embrasser Justin.

Les journaux applaudissent les journées du patrimoine 

Le succès ne se dément pas.  Celui des visites et celui du Loto lancé pour aider la restauration des monuments. Des retombées rapides et concrètes. « Le château de Carneville touche le gros lot », titre ainsi LA PRESSE DE LA MANCHE. Le propriétaire dudit château a reçu hier une partie de la recette de ce Loto du patrimoine, près de 500.000 euros. « Le château de Bussy-Rabutin touche le gros lot », titre pour sa part LE BIEN PUBLIC. Là, ce sont 200.000 euros, qui permettront de financer la rénovation d’une aile de la bâtisse.

Enfin, quelques mot d'une enquête picturale celle-ci. « Des médecins au chevet de Mona Lisa » C’est à lire dans L’EXPRESS. Des médecins britanniques et américains se sont penchés sur son visage et leurs conclusions sont strictement médicales. 

La Joconde souffrait d'hypothyroïdie

Selon eux, Lisa Gherardini, le modèle de Léonard de Vinci, cumulait plusieurs symptômes de cette pathologie : une peau jaune, signe d'un manque de vitamine A, une chevelure peu nourrie et un goitre. Mona Lisa, dont le sourire énigmatique a précédemment été attribué à une paralysie du nerf facial, était donc une grande malade. Parfois, on préfère les enquêtes qui ne mènent à rien. 

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