L'eau, qui monte et qui se réchauffe, est à la une des journaux.

Que d'eau !  Cette eau chaude, beaucoup trop chaude :  +1,6 degré en moyenne cet été sur nos côtes, titre le Parisien. Le climat se réchauffe, "notre maison brûle", rappelle le quotidien, qui cite Jacques Chirac lors du sommet de la Terre, à Johannesbourg, en 2002. Notre maison brûle, et les océans aussi. Conséquence directe du réchauffement climatique, résume Marianne : on pêche maintenant des barracudas au large de Marseille, et des sapins brûlent à cause de la chaleur sur le Mont Ventoux. Une bonne nouvelle quand même dans le Figaro : les plateformes pétrolières favoriseraient la biodiversité marine, nous dit une étude, parce que des coraux s'implantent sur ces structures. Ceci, à condition d'éviter les marées noires : en 2010, rappelle le Figaro, l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique a menacé des centaines d'espèces.   

L'Obs, lui, est au chevet de Lacanau : "touchée, coulée ?" se demande l'hebdomadaire. Face à la montée des eaux, la station balnéaire girondine envisage de démolir son front de mer et de l'installer ailleurs.  Si les écologistes aimeraient que ça se fasse vite, des commerçants s'agacent, à l'image de Sophie Seval, présidente de l'Association pour le Développement économique canaulais  : "Ce phénomène a toujours existé : les anciens racontent que, dans les années 60, "une vague scélérate" nous a inondés jusqu'à l'entrée de la ville. Et on a pas sorti le plan Orsec pour autant !" L'eau fait le bonheur d'un quotidien au moins : le Courrier Picard, qui l'assure, "La pluie a fait du bien" - après deux mois au sec, "le pire est évité", même si les rendements de maïs, de betteraves ou de pommes de terre seront en baisse.

Jour de funérailles nationales en Italie 

Au jour de funérailles nationales pour les victimes de l'effondrement du pont Morandi, le Monde nous emmène au port de Gênes. Au deuil s'ajoute l'inquiétude de l'avenir, l'image de routes engorgées, et d'un port isolé, alors qu'il est le poumon économique de la région : 50.000 emplois seraient menacés. Et puis, nous rappelle le Parisien, le "drame de Gênes divise les populistes". Il y a aussi ces images qui choquent : celles du ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, en train de faire la fête en Sicile le soir de la catastrophe. Matteo Salvini, qui, rappelle la Presse de la Manche, "a enfourché son cheval de bataille pour rendre l'Europe responsable de la tragédie". "Les électeurs italiens", conclut la Voix du Nord, "ont porté au pouvoir des hommes sans expérience de gouvernement, sans colonne vertébrale intellectuelle et sans aucune décence."

En France, "c'est la fin d'une épopée politique"

Celle du sarkozysme nous dit le Monde : "les fidèles de l'ancien président ont refait leur vie", même si, nous rappelle le journal, "le noyau dur reste soudé, envers et contre tout (...) la déception, les affaires sont passées par là." A l'image de ce SMS, envoyé à Claude Guéant par son fils dès 2013 : "je crois a la théorie du bouc émissaire, je crois que ça ne dérange pas ton ancien boss (....). Là, il faut penser qu'à sa gueule papa", écrit François Guéant. Réponse du dit papa : "Tu as raison".  Si Nicolas Sarkozy décidait se relancer à l'assaut de l'Elysée, encore faudrait-il trouver des troupes, conclut Le Monde  en citant cet ancien pilier : "Emmanuel Macron, c'est le meilleur président de droite qu'on ait eu depuis Pompidou." Emmanuel Macron, lui, est en une de Nice-Matin pour sa sortie "dans le grand bain" hier : un bain de foule à Bormes-les-Mimosas. De quoi peut-être consoler Hélène, gérante de la poissonnerie de Bormes, qui râlait dans Paris-Match de ne pas compter le chef de l'Etat parmi ses clients : "Il faut qu'il vienne au contact du peuple"  Le couple Macron que "l'on sent apaisé et serein", nous rassure une vacancière, ne sort pas beaucoup : "la discrétion est de mise", précise le Figaro. Midi Libre suggère au président de plancher pour ses devoirs de vacances sur cette question : "Comment réussir pleinement sa rentrée politique après un été calamiteux ?" . Conseil pour Hélène, ou tout autre passant à l'affût du président en vacances : pour le reconnaître, rendez vous dans le Point qui décortique sa tenue : polo Lacoste blanc - "le crocodile fait son retour dans la "coolosphère""- pantalon beige, et des baskets blanches. Si avec ça, vous ne repérez pas le chef de l'Etat, suivez peut-être l'océan de caméras.

La buvette de l'Assemblée, elle, est déserte 

C'est l'Express qui nous invite dans le bistrot secret des députés, où nous dit l'hebdomadaire "on mange, on boit, on bave".  Tout est politique, jusqu'à la carte : les parlementaires y placent parfois les produits de leur circonscription, comme Daniel Fasquelle avec le miel du Pas-de-Calais. Le Point se penche aussi sur les caves du Sénat et de l'Assemblée, et nous apprend cette petite révolution : la chambre des députés a revendu cette année 5.000 bouteilles de vin à leur producteur. La nouvelle majorité  préférerait le Coca Light (ou Zéro, les témoignages divergent).  "Le vin,  c'est pourtant un élément essentiel au pouvoir" rapporte Didier Nourrisson, auteur d'une "Histoire du vin", qui raconte avoir vu des chefs de partis se réconcilier au comptoir de la buvette. Et du côté du Palais du Luxembourg ? Il arrive, raconte l'élu de la Drôme Gilbert Bouchet, que les sénateurs "s'interpellent par le nom des bouteilles qu'ils commandent : moi, c'est "Salut l'Hermitage !""  Tout cela sans parler des caves de l'hôtel de Lassay, où réside le président de l'Assemblée  - "la plus belle cave de la République quand j'y étais" se rappelle Bernard Accoyer, qui poursuit  "tout à fait entre nous, je n'aime pas trop le vin bio" - pensée pour François de Rugy, l'actuel président et ancien écologiste. Le vin, nous rappelle la Croix, "est un symbole ambivalent" : "par l'ivresse qu'il procure : il apporte la joie, mais aussi le malheur". Des confidences à la buvette ax perfidies susurrées aux journalistes à la sortie...avec ou sans modération. 

La modération n'est pas de mise à la Maison Blanche 

Ni pour Donald Trump, ni pour ses conseillers, ni pour ses anciens conseillères, comme Omarosa Manigaut-Newman, qui vient de publier "Unhinged" - en Français, "déséquilibré"  - et distille au compte-gouttes des enregistrements du président américain et de ses troupes tournés à leur insu. La bataille entre ces deux là a tout l'air d'une tempête dans un verre d'eau nous explique le site Slate. Le problème est à la source, parce qu'Omarosa Marigaut-Newman est "une opportuniste prête à tout pour accéder à la notoriété" , donc peu crédible. Et poursuit l'article, même en imaginant qu'il existe comme elle l'assure un enregistrement où l'on entend Donald Trump parler des Noirs en termes dégradants,  il y a peu de chance que ses soutiens lui tournent le dos, parce que nous dit Slate, ce ne serait pas vraiment une surprise.  Conclusion de Christina Cauterucci : "Donald Trump n’a plus une once de dignité à perdre et il ne reste plus grand-chose à salir de la réputation de la Maison-Blanche actuelle".  

Libération teste ce matin un cours d'étiquette royale britannique, avec un maître expert en la matière, William Hanson. Il distille ses conseils pour "l'afternoon tea", le thé de l'après midi.  On apprend qu'il ne faut surtout pas venir coiffé d'un chapeau, qu'on évite les plateaux à étage pour les pâtisserie - cela fait "nouveau riche". Si l'on verse du lait dans son thé,  on ne remue pas en rond la petite cuillère, "on fait un mouvement vertical de balancier". Pour les dames, on n'oublie pas de porter des souliers fermés, et des collants : "On ne montre pas ses orteils."  Même par trente degrés ? s'interroge la journaliste, Sonia Delesalle-Stolper. Même par trente degrés. 

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