Ce soir, pour lui, ce sera la dernière. La dernière fois qu’il présentera le jeu « Qui veut gagner des millions ? » Cela faisait dix-neuf ans qu’il animait l’émission... 660 émissions, des dizaines de milliers de questions... Mais Jean-Pierre Foucault n’est pas triste ; il l'explique dans LE FIGARO.

Non, il n'est pas triste car, contrairement à Michel Drucker, qui ne pourra jamais s’arrêter, Jean-Pierre Foucault a d’autres passions dans la vie que la télévision : la moto, les voyages, s'occuper de ses petits-enfants… Au PARISIEN, il confie quelques-uns de ses souvenirs. Par exemple, un 1er avril, quand son équipe avait discrètement remplacé l’eau par de la vodka dans le verre posé près de son pupitre… Il l’avait avalé cul-sec, mais avait mis quelques instants avant de reprendre ses esprits. Il se souvient aussi du jour où, seule fois dans l’histoire du jeu, une candidate a gagné le million d’euros. Des confettis étaient alors tombés du plafond, mais tombés par gros paquets de milles, collés les uns aux autres… Il faut dire qu’ils étaient là, au-dessus du plateau, depuis tellement d’années… 

Jean-Pierre Foucault va céder sa place d'animateur. C'est Camille Combal qui va le remplacer à la présentation du jeu. Mais, en attendant, nous aussi, nous allons va jouer ce matin... Une question à 5000 euros !

Qui a dit : « la crise de la société occidentale, c’est comme un herpès politique : quelque chose qui va évoluer, et réapparaître sous des formes diverses » ?

S’agit-il de Franck Ribéry, de Jean de la Fontaine ou du sénateur Jacques Mézard, ex-ministre de l’Agriculture ?

Réponse : Jacques Mézard. 

On trouve la phrase dans les colonnes du PARISIEN ce matin… Jacques Mézard assistait à la deuxième rencontre organisée entre des maires et le président de la République. C’était à Souillac dans le Lot… L’occasion, pour nombre d’élus, de dénoncer la tendance d’Emmanuel Macron au mépris et à la stigmatisation des plus faibles… Le chef de l’Etat s'en est défendu… Plutôt bien, si l’on en croit la tonalité des journaux. « Mais mouiller la chemise avec les élus suffira-t-il a retisser le lien qui s’est distendu avec les Français », s’interroge LE PARISIEN.

Le quotidien, qui évoque, à sa Une, une autre question.

Le défi du maintien de l’ordre.

Face aux rassemblements de plus en plus violents, comment les forces de l’ordre peuvent-elles intervenir ? Polémique sur les lanceurs de balles de défense, qui ont fait de nombreux blessés chez les manifestants… Une quinzaine d’entre eux ont perdu un œil… Quatre personnes ont eu une main arrachée – et souvent, elles manifestaient de façon pacifique… Un membre de l'IGPN, la police des polices, reconnaît qu'il y a un problème. 

Quand il y a des blessures graves, il est nécessaire de se poser des questions...

LIBÉRATION s’en pose également des questions… Des questions sur les journalistes, çà et là pris pour cible par des manifestants.

Gilets jaunes : les médias au stade autocritique. 

Joli titre et un très intéressant dossier sur l’examen de conscience auquel se livrent aujourd’hui de nombreux confrères… Y a-t-il trop d’éditorialistes sur les plateaux de télé ? Trop de donneurs de leçons ? Trop de parisianisme ? Plus assez de reportages, de journalisme de terrain ? A-t-on perdu le contact avec ce que vivent au quotidien les Français ? Chaque fois, la réponse est « oui »… Oui, tous les journalistes questionnés par LIBÉRATION admettent des erreurs… Ce qui, toutefois, ne justifie pas les violences constatées. 

Des violences que l’on craint encore, çà et là dans les journaux, alors qu’aura lieu ce samedi la dixième journée de mobilisation des Gilets jaunes… « Angers sous haute surveillance », titre LE COURRIER DE L’OUEST… Dans LA VOIX DU NORD, c’est « Lille sous haute surveillance » - huit manifestations sont prévues dans les Hauts-de-France, précise NORD ÉCLAIR.

Et, maintenant, une question à 100000 euros !

Dans quelle ville de France des centaines de trottinettes seront-elles mises en libre-service à partir de demain ? 

S’agit-il de Beuvron-en-Auge ? De Marseille ou de Papeete ? 

La réponse, c'est Marseille ! C’est à la Une de LA PROVENCE… Après les villes de Paris, Lyon, Bordeaux et Toulouse, les trottinettes vont débouler dans la cité phocéenne… Cela dit, toujours à la Une, sujet nettement plus inquiétant… Le quotidien s’alarme d'une pénurie dans le domaine de la santé.

La pénurie d'anesthésistes pédiatriques.

Une pénurie qui touche de plein fouet les services du CHU de la Timone, où l’on est contraint de reporter, voire d’annuler certaines opérations chirurgicales, parfois au tout dernier moment… Listes d’attente de plusieurs mois, et une colère qui monte chez les parents d’enfants malades. Le problème, c’est donc qu’il y a de moins en moins d’anesthésistes en France. Une crise des vocations, et des cliniques privées qui attirent bien davantage que les hôpitaux publics…

Santé toujours dans LE TÉLÉGRAMME : des lycéens bretons qui se sont retrouvés aux urgences dans un état second à cause d’une cigarette électronique. On ne sait pas encore ce qu’ils ont vapoté… Des cas similaires avaient déjà été signalés… 

Et puis, sur SLATE, drôle d’histoire… 

Un homme s'est injecté son sperme pour soigner un mal de dos.

Cet homme est Irlandais. Il souffrait donc atrocement du dos et, pour tenter de soulager ses douleurs, il s’est, de son propre chef, injecté pendant 18 mois sa liqueur séminale en intraveineuse. Les médecins irlandais disent que c'est la première fois qu'ils constatent ce genre de stupéfiante initiative... Pour info, cela n’a pas du tout fonctionné.  

Question à un million d'euros !

Pour quelle raison parle-t-on du village breton de Minihy-Tréguier dans LIBERATION ce matin ? 

Est-ce parce qu’on y organise une paella géante ? Est-ce parce qu’on y recherche un serial killer de lapin ? Ou est-ce, tout simplement, parce qu’il y fait bon vivre ?

Réponse : si l’on parle de ce village des Côtes-d'Armor, c’est parce qu’on y recherche un serial killer de lapins ! Une histoire stupéfiante que nous raconte Sylvain Mouillard ; pas moins de 120 lapins assassinés en quelques mois, ce qui plonge la commune dans une ambiance plus que morose… Tout le monde soupçonne tout le monde et, surtout, personne ne comprend. Le reportage est formidable et là, oui, on peut dire qu'il s'agit vraiment de journalisme de terrain.

C'est mon dernier mot.

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