"Ce qui a déjà changé" à l'école en une du journal du dimanche ; très longue interview du ministre de l'Education, assortie d'un sondage.

Le JDD en rafole chaque semaine. Sur 1000 personnes interrogées, 58% sont satisfaites de Jean-Michel Blanquer. Mais en même temps 40% pensent que rien n'a changé depuis  un an qu'il est aux affaires.

Le ministre se veut actif, en témoigne la photo : il marche d'un pas décidé dans son bureau de la rue de Grenelle à Paris. Il raconte "son obsession de retrouver l'excellence", il réexplique sa méthode : dictée, lecture et calcul mental.
"Défendez-vous une vision passéiste de l'école ?" demande le journal, "bien sûr que non" répond le ministre.
"Il hypnotise l'opinion", rétorque dans un petit encadré la secrétaire nationale du SNUI PP FSU, syndicat majoritaire chez les professeurs.

Le JDD va au bout de sa démarche et nous emmène à Bagneux dans les Hauts de Seine, dans une classe qui applique déjà le programme Blanquer : méthode syllabique, le b-a ba, les 4 opérations dès le CP...
L'institutrice est convaincue : "les élèves ne sont pas perdus ?", interroge la reporter, "quand le menu est riche, tout le monde a plus de chance d'être bien nourri" répond la prof. Leçon bien apprise.
Quant au parents, ils semblent ravis : "ma fille savait lire dès le mois de décembre" se réjouit une maman.

Dans d'autres pays il y a ces enfants qui n'ont pas la chance d'aller à l'école, comme les enfants des rues que le festival de Cannes a mis à l'honneur.

Le Parisien revient sur le palmarès. Un palmarès aux couleurs de la robe de Cate Blanchett, la présidente du jury analyse la plume Pierre Vavasseur. Noir et rouge. Noir pour l'état du monde et rouge pour la colère qu'il inspire, comme le prix du jury pour Nadine Labaki et son film Capharnaüm : des enfants dans la rue au Liban, pour dénoncer ces victimes oubliées des conflits mondiaux.

L'école, une façon de faire de la politique pour Marion Maréchal Le Pen. Son école des sciences politiques ouvrira en septembre, selon le Parisien Dimanche. Même si le rectorat de Lyon où cette école se trouvera n'a reçu aucune demande d'agrément.
Le journal a donc mené son enquête sur le principal projet de reconversion de celle qui s'est retirée de la politique : son but détecter et former les dirigeants de demain. Une façon de "faire de la politique autrement" explique l'article, qui nous donne surtout des nouvelles de Marion Maréchal.

Oui car le Parisien note que "la petite fille et nièce de..." ne tient plus à son Le Pen, en témoignent ses comptes sur les réseaux sociaux. Les journalistes annoncent le pari de l'ancienne députée : "Parvenir à terme à rassembler toutes les forces conservatrices, nationalistes, libérales et identitaires... bien au delà du parti Les Républicains et du FN". Marion Maréchal fait peur : "nos militants nous en parlent tout le temps. On sent que sa cote est en train de monter" dit un membre du parti LR interrogé par le journal.

Le Parisien qui va même jusqu'à donné des nouvelles de la vie personnelle de Marion Maréchal. Divorcée elle a un nouveau compagnon : un politique italien, membre de la Ligue, le parti d'extrême droite.

Un cas d'école de l'actualité : c'est bien le mariage princier qui fait à nouveau la Une. Deuxième matin consécutif pour le Parisien, qui décidément met le paquet. Si jamais vous n'avez pas suivi : Harry et Meghan Marckle se sont dit oui. "I will" in english.
Des noces "Royales et révolutionnaires" titre le quotidien de la capitale, qui consacré 4 pages à nouveau à cet événement. Avec ce qu'on avait pas, à savoir les photos : elle en robe Givenchy, lui en  costume d'apparat, le baiser entre les deux mariés qui selon le titre "ne font rien comme les autres". Il y a eu du gospel des stars hollywoodiennes. Bref les détails de cet événement planétaire.

Le Journal du dimanche ne fait pas l'impasse non plus. "Pourquoi tant de passion ?" se demande-t-il avec un article qui en dit long sur la folie autour de la famille royale britannique. Les correspondant de presse qui suivent l'actualité de la couronne sont eux-même des stars, mais qui ont des difficultés à percer le silence des Windsor. Le JDD raconte qu'ils sont prêts à tout, même à payer une information auprès des anciens domestiques. C'est ainsi qu'on a vu Harry en Une des tabloïd déguisé en soldat nazi il y a 15 ans. On s'en souvient.

Au Vénézuela, c'est l'école de la débrouille pour tout le monde. Le système D pour le minimum raconte l'envoyé spécial du journal Le Monde à Caracas. Le pays est dans un état déplorable. Election aujourd'hui, le président chaviste Nicolas Maduro devrait être réélu selon le quotidien qui explique que les principaux opposants n'ont pas eu le droit de se présenter. Et puis de toute façon, note le journaliste la population, veut "la survie avant la démocratie", dans ce pays où il manque de tout et où les gens ont faim.

Le JDD rapporte la même situation : "nous n'avions rien d'autre à manger que du manioc, du riz, et de la banane frite" raconte une femme qui a fuit son pays pour aller accoucher au Brésil. Pendant sa grossesse elle a perdu 10 kilos...
Elle fait partie des 2 millions de Vénézuéliens, sur 30 millions, à être partis chez le voisin brésilien.
Le journal du dimanche qui a interrogé ces réfugiés : "Madouro est un meurtrier qui tue son peuple à petit feu" témoigne l'une d'elle.

La diplomatie est un art qui s'apprend. Le journal Le Monde daté de demain fait le bilan d'Emmanuel Macron en tant que chef d'Etat sur les questions étrangères, sa matière préférée. Les limites de "la diplomatie jupitérienne" titre le quotidien ; l'article fait deux pages.

Le président n'avait quasiment aucune expérience dans ce domaine souligne le journaliste Marc Semo. Il a joué sur son image jeune et dynamique pour proposer des positions pragmatiques. Et parfois en paye le prix, comme d'avoir tenté de faire changer d'avis Donald Trump sur le traité de Paris sur le climat ou sur l'accord sur le nucléaire iranien.

Le journal enfonce le clou : "Cette diplomatie très proactive n'a pas encore donné de résultats concrets". Emmanuel Macron casse volontiers les codes, et il incite son équipe diplomatique, globalement très jeune, à " faire des coups ". Autrement dit, beaucoup de bruit pour pas grand chose encore. C'est ce qui s'appelle une bonne leçon..

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.