Un entretien avec Alain Souchon, des voyageurs qui restent à quai à cause d'un mouvement à la SNCF, le Brexit encore reporté et des salariés qui visent un départ à la retraite à 40 ans au menu de la revue de presse du dimanche 20 octobre 2019.

Un visage familier, dans le journal du dimanche ce matin. Les cheveux en bataille, l'air espiègle, Alain Souchon se raconte, dans une interview. Le chanteur vient de sortir un nouvel album, "Âmes fifties", et se démultiplie dans les médias. Mais on ne se lasse pas de ses mots, de son regard sur le monde ou sur le temps qui passe. "J'ai peur de la vieillesse", explique le chanteur de 75 ans "Pas de la mort, mais de la diminution des facultés, des muscles, de la souplesse d'esprit". Alain Souchon qui se compare à Mick Jagger, le chanteur des Rolling Stones, qui a le même âge que lui. Il est resté une bête de scène, ce qui laisse rêveur Souchon. En revanche, lui ne rêve pas de sortir avec des filles de 19 ans, comme le Britannique. Ma femme n'aimerait pas ça, explique malicieusement l'artiste. Autre sujet, que pense-t-il de la politique ? D'Emmanuel Macron ? "Il a parfois été arrogant, ou maladroit. Mais il est jeune, et, à des postes comme ça, on doit perdre un peu les pédales" explique le chanteur. Dans cette pleine page du JDD, on apprend aussi qu'il est question de train dans son nouvel album. "J'adore le train", confesse Souchon, qui mentionne la femme de Wagner, le compositeur. Elle a fini sa vie dans l'Orient-Express. "Moi, en vadrouille dans un wagon de luxe, ça m'irait" dit-il. 

Il est aussi question de train dans les journaux

Dans le Parisien/Aujourd'hui en France, par exemple. "Les dessous d'une grève surprise". C'est le titre qui barre la Une, alors que le mouvement à la SNCF se poursuit aujourd'hui. Le quotidien revient sur le bras de fer entre d'un côté la direction de la SNCF et le gouvernement, et de l'autre les syndicats. Pour les uns, c'est une grève illégale. "Grève sauvage", a dit hier le premier ministre, Edouard Philippe. Pour les autres, le mouvement est conforme à la loi. Conducteurs et contrôleurs sont dans leur droit, quand ils invoquent justement leur droit de retrait après un accident cette semaine. La justice pourrait s'en mêler. Le secrétaire d'Etat aux transports n'exclut pas une action de la SNCF devant le tribunal de grande instance pour faire reconnaître ce mouvement comme une grève. Jean-Baptiste Djebbari brandit la menace de sanctions. En attendant, de nombreux voyageurs resteront encore à quai aujourd'hui. Seul 1 TGV Ouigo sur 3 devrait circuler. 

Le Brexit lui aussi reste à quai pour l'instant

Le Huffingtonpost.fr ne cite pas Alain Souchon, mais Francis Cabrel pour parler du dernier épisode du Brexit. "Ça continue, encore et encore" titre le site internet, à côté d'une photo du premier ministre Britannique. Boris Johnson stupéfait, la tignasse en bataille et la bouche ouverte. Les députés britanniques lui ont infligé un camouflet, hier. Une majorité d'entre eux s'est prononcée pour un amendement qui reporte tout vote sur le nouvel accord entre Londres et Bruxelles. Résultat: Le premier ministre britannique, qui ne voulait pas d'un nouveau report du Brexit, a envoyé deux lettres pour demander un délai supplémentaire puisque la loi britannique l'y oblige. Ces lettres ont bien été reçues par le président du conseil européen. Donald Tusk qui va maintenant demander leur avis aux dirigeants des 27. 

Il n'empêche, ce feuilleton devient épuisant, y compris pour les députés britanniques. Instantané du débat sur le nouvel accord, hier au parlement de Londres. Sur les bancs, deux députées. Leurs paupières sont lourdes. Elles finissent par se fermer. Petit roupillon pour ces deux travaillistes, repéré par Le Huffingtonpost.fr. Deux députées sans doute fatiguées par cette saga qui les pousse à faire des heures sup', le samedi à la chambre des communes.

Eux passent leur temps libre à faire des plans pour leur retraite

Une retraite le plus tôt possible, idéalement avant 40 ans. Le Monde, dans son supplément l'Epoque, dresse le portrait des "frugalistes". Dès leur entrée dans la vie active, ils économisent pour quitter le monde du travail le plus tôt possible. Une démarche qui détonne, en plein débat sur le report du départ à la retraite. Pour partir plus tôt, il n'y a pas secret. Il faut mener une vie d'ascète, avec une calculette dans la tête. Le Monde détaille la méthode de ces frugalistes, méthode qui vient des Etats-Unis. 

Allons-y étape par étape. 

Grand un, pour être financièrement indépendant, et sortir du salariat, il vous faut mettre de côté au moins 25 fois le montant de vos dépenses annuelles. 

Grand deux, il vous faut placer cette somme pour qu'elle génère des intérêts moyens de 4%. Des intérêts qui vous permettront ensuite de vivre sans avoir à puiser dans le capital investi. 

Evidemment, rassembler 25 fois le montant de ce qu'on dépense, chaque année, ce n'est pas donné à tout le monde, encore moins à ceux qui peinent à joindre les deux bouts. Les "frugalistes" interrogés par le Monde gagnent plutôt très bien leur vie. Et ne vous y trompez pas, le plus important, pour eux, ce ne sont pas les étoiles, les voiles, les choses pas commerciales. Non, loin d'être des utopistes, ce sont des pragmatiques. Victor, qui évolue dans le milieu des start-up, explique posément que dans ce secteur, passé 40 ans, il est "difficile de tirer son épingle du jeu". Et surtout, il est convaincu que "le système de retraite actuel n'aura, de toute façon, plus les moyens d'assurer à sa génération un niveau de pension correct". 

En 2019, la Rolex ne fait peut-être plus rêver les jeunes cadres. "A 50 ans, si tu n'as pas pris ta retraite, c'est que tu as raté ta vie" conclu Le Monde.  

Les rugbymen francais ne veulent surtout pas rater leur match ce dimanche

Pays-de-Galles/France, débute à 9h15, heure française, au Japon. Quart de finale de la coupe du monde de rugby. La tâche ne sera pas facile pour les Bleus. L'Equipe rappelle les statistiques des huit dernières confrontations entre le Pays-de-Galles et la France. 7 défaites pour les tricolores. Le Parisien/Aujourd'hui en France fait la même chose. Mais les français n'ont pas encore abdiqué, loin de là. "Je sens à l'intérieur du groupe quelque chose de très positif", glisse Jacques Brunel, le selectionneur du XV de France. Un joueur complète: "on n'est pas en quart juste pour être en quart. On veut se donner les moyens d'aller en demie et pourquoi pas plus loin." "On y croit" titre la Dépêche du Midi. "Le droit de rêver", renchérit Sud Ouest. "Rêver, c'est déjà ça" chantait Alain Souchon en 1993.

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.