"C'est une histoire de Famille." Cette phrase est la première de l’enquête qu’on découvre dans Le Parisien ce dimanche. "La Famille" est une communauté religieuse secrète installée depuis deux siècles dans l’Est de la capitale. Elle compte environ 3 000 membres. La Miviludes s'inquiète de possibles dérives sectaires.

Pour la première fois, d'anciens membres de cette "Famille" témoignent ici sous la plume de Nicolas Jacquard. Pauline, 59 ans, l’a fuie quand elle en avait 20.  Elle évoque "une secte passive" dans laquelle "les gens vivent coupés du monde"… "On ne peut en être adepte que par le sang", précise Robin, 40 ans… Patricia, elle, s’en est émancipée à l’âge de 23 ans.

Ma jeunesse n’a été que pression psychologique et affective, nous effrayant sur la dangerosité de l’extérieur.

Dans cette "Famille", les filles ne doivent pas travailler, et les garçons ne doivent accepter que des fonctions subalternes. La contraception est interdite. Les femmes sont là pour procréer, et on s'épouse vierge et très jeune. "Famille" nombreuse et prolifique : certains immeubles HLM de l’Est parisien lui sont presque entièrement dédiés.

Certains foyers comptent jusqu'à 18 enfants

Faute d’ouverture au monde, la consanguinité est récurrente. Conséquences parfois douloureuses, à cause du manque de brassage génétique : handicaps et autres maladies auto-immunes. Et les gosses détonnent quand ils sont inscrits à l’école : des hordes de cousins, qui portent le même patronyme et qui ne jouent qu’entre eux. 

On leur apprend à ne pas fréquenter les autres, et ils doivent arrêter les études à 16 ans. L’article évoque aussi plusieurs témoignages d’abus sexuels intrafamiliaux. Mais l’absence de prosélytisme rend cette "Famille" hermétique aux services de l’Etat. Pour autant, la Miviluldes, Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, vient de rédiger une note à son sujet. Elle s'inquiète de possibles dérives sectaires, l'isolement du mouvement constituant "une menace d'un point de vue psychologique" pour les enfants qui en font partie

Une "Famille" qui régente à la fois les corps et les cœurs.

On trouve d’ailleurs d’autres histoires de famille dans la presse.

L'héritière de Kim monte au front

C'est à lire dans Le Journal du Dimanche. Portrait de Kim Yo-jong, la sœur du dictateur nord-coréen. Une jeune femme qui s’impose aujourd’hui comme l’une des personnalités les plus puissantes du régime. 

Depuis quelques jours, rapporte Camille Neveux, elle signe des éditoriaux en son nom dans l’organe de presse officiel, et mardi, c’est elle qui a ordonné la démolition du bureau de liaison entre les deux Corée. Ce bâtiment était un symbole du dialogue au nord de la zone démilitarisée. La petite sœur du tyran n’a eu qu’à prononcer une phrase le weekend dernier : "l’inutile bureau de liaison" devait être détruit. Il n’en reste qu’un tas de gravats. 

Le fils d'El Chapo, libéré sur ordre du président

C’est à lire sur Slate. En octobre dernier, une opération militaire avait mené à la capture d'Ovidio Guzman, le fils du baron de la drogue El Chapo. Une arrestation qui avait provoqué la fureur du cartel de Sinaloa : des centaines d’hommes lourdement armés envahissaient les rues pour décharger des rafales de balles et ériger des barricades enflammées. Ils réclamaient la libération de leur chef. Et leur chef, Ovidio Guzman, avait très rapidement été libéré. 

Vendredi, lors d’une conférence de presse, le président mexicain a, pour la première fois, reconnu que c’était lui qui avait ordonné la libération du rejeton d’El Chapo. C’était, a-t-il dit, "pour ne pas mettre la population en danger"

Les violences conjugales

Autre histoire de famille sur le site Les Jours. Tristement banale, mais avec une pointe d’espoir. L’histoire de Nathalie, frappée et menacée de mort par son mari. Ce que l'on découvre dans ce reportage de Sophie Boutboul, c’est l’action de l’Usap, l’unité spécialisée dans l’accompagnement du psychotraumatisme. Alors que Nathalie était à l’hôpital, une équipe de l’Usap a fait venir la police à son chevet. Sa coordinatrice explique que procéder de la sorte aide à la prise en considération de la parole des victimes. 

Faire venir la police au chevet des patientes facilite le dépôt de plainte, car ça se passe en milieu hospitalier. Il n’y a donc plus le questionnement de savoir si la dame va être entendue. 

A la une, ce matin, on trouve également la photo de deux hommes politiques. 

Celle d’un ancien Premier ministre dans le Journal du Dimanche. Et derrière lui, en retrait, son épouse Pénélope. "Affaire Fillon, le poison du doute", titre l’hebdomadaire revient en détail sur, je cite, "les coulisses d’un scandale qui a peut-être changé le cours de l’élection de présidentielle". Ce scandale, ce sont donc "les pressions" évoquées, mais très vite réfutées par l’ancienne procureure financière Éliane Houlette.  Autre ministre interviewé, cette fois dans Le Parisien : c’est celui de l’Intérieur. 

Christophe Castaner

C'est donc son visage qui s’affiche sur la couverture, avec la citation suivante. 

Je ne lâcherai jamais les policiers. 

Un soutien sans faille dont ont pourtant douté les intéressés, quand il a évoqué des suspensions, en cas de "soupçon avéré" de racisme. "Cette formule n’était pas la bonne", reconnaît-il dans le journal, en précisant sa position. Ce qu'il souhaite, c'est qu'une mesure de suspension "soit systématiquement envisagée dès lors qu’il est établi qu’il y a eu acte ou propos raciste"

Question du quotidien : souhaitez-vous rester ? 

Oui, je souhaite rester ministre de l’Intérieur. Mais aucun ministre n’est propriétaire de sa fonction.

Qu'il reste à son poste, rares sont ceux qui y croient, y compris dans sa famille politique. 

L’épidémie de Covid-19 continue par ailleurs d’occuper une large place dans les journaux. A lire, notamment, dans Le Monde, un reportage éclairant sur celles et ceux qui permis au pays de continuer à tourner pendant le confinement. 

24 heures avec les « premiers de corvées »

Dans de nombreux secteurs, notamment celui du nettoyage et celui de la livraison, la crise sanitaire a mis en lumière l’importance de la main d’œuvre de personnes sans papiers. Des hommes et des femmes qui n’ont pas compté leurs heures pendant que tant d'autres étaient contraints de rester cloîtrés chez eux. Les appels à la régularisation de ces étrangers se multiplient.

Dans L’Alsace et Les DNA, on s’intéresse à nos façons de consommer. Par exemple, faut-il continuer d’acheter des vêtements neufs ? La crise n’est-elle pas l’occasion de changer pour miser maintenant… sur l’occasion ? 

Dans L’Obs, on nous invite à voyager autrement. Sonné par la crise du Covid-19, le secteur entame son mea culpa sur le tourisme de masse. Le temps serait venu d'un "tourisme éthique". 

Enfin, dans L’Equipe, on lit le témoignage d’un footballeur, Adrien Tameze, 26 ans, milieu de terrain de Nice prêté à l'Atalanta de Bergame fin janvier. C'est donc là, à Bergame, en Italie, qu'il s'est retrouvé confiné. Bergame, l'épicentre européen de la pandémie de coronavirus. 

Pour ma famille, c'était l'angoisse puisqu'on parlait de Bergame tous les jours aux infos françaises.

Le footballeur va bien. On imagine que sa famille est maintenant rassurée. 

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