Il y a des gens qui donnent le change. D’autres qui donnent un coup de collier. Certains se donnent du bon temps. Certains donnent leur âme au diable. Il en est aussi qui donnent leur langue au chat, et d'autres qui donnent de la confiture aux cochons... Mais nous sommes trop peu nombreux à donner notre moelle osseuse.

L’Agence de biomédecine appelle, ce matin, chacun à s’inscrire sur les registres de donneurs. En France, comme le précise LE PARISIEN, c’est surtout d’hommes que l’on manque et, en premier lieu, d’hommes de moins de 35 ans. Le geste n’est pourtant pas du tout douloureux. La moelle osseuse, ce n’est pas la moelle épinière. Dans les trois-quarts des cas, il s’agit d’un simple prélèvement dans le sang, comme un don de plaquettes. Certes, c’est un peu long, entre trois et quatre heures, mais ce don peut permettre de sauver des vies, comme en témoigne l’histoire de Maud Chalon.

Maud Chalon a 68 ans. Elle s’est confiée à Florence Méréo.

Maintenant, je viens bien, je suis en rémission totale ! 

Et si elle est en rémission, c’est parce qu’elle a reçu une greffe de moelle osseuse pour combattre la leucémie qui l’a frappée au courant de l’été 2016. A l’annonce du diagnostic, cette retraitée hyperactive, ancienne assistante commerciale, lance à sa fille : _« Hop, hop, hop ! On ne pleure pas, mais on commence le protocole ! »_Mais, malgré les séances de chimiothérapie, sa maladie refuse de la laisser tranquille. Quand on lui parle alors d’une greffe de moelle osseuse. 

Qu’est-ce que c’est que ce truc ? 

En l’occurrence, la moelle osseuse est un tissu à l’origine de la production des globules rouges qui transportent notre oxygène… Par une chance extraordinaire, un donneur est trouvé au printemps suivant. Direction l’hôpital. Une chambre stérile. Maud attend fébrilement, et elle entend les médecins qui s'impatientent. 

C’est embêtant, votre greffe est toujours à Londres !

Le don auquel Maud doit sa survie est, en effet, venu d’Angleterre… La directrice des prélèvements à l’Agence de biomédecine indique qu'elle travaille en réseau : 73 registres regroupant 36 millions de volontaires issus des quatre coins de la planète.

En dehors de la famille, il y a une chance sur un million de trouver un donneur compatible. On a donc besoin les uns des autres partout à travers le monde. 

De son donneur, Maud sait uniquement qu’il est anglais

Pas d’autre information. Le don est anonyme. Elle dit pourtant qu’elle aurait bien aimé le connaître, et « faire la java avec lui ». Malgré tout, elle a pu lui envoyer une lettre, par l’intermédiaire de l’Agence de biomédecine. Une lettre de remerciement, car la greffe franco-britannique a bien pris. Maud Chalon, ça la fait sourire. 

Cette histoire ressemble à un Brexit à l'envers. Depuis, je suis un peu anglaise. Je bois mon thé avec du lait. 

Ce samedi, c’est la journée mondiale du don de moelle osseuse. 

Et c’est aussi la 26ème journée mondiale de la maladie d’Alzheimer

Pour l’occasion, VAUCLUSE MATIN nous présente Pepper et Nao, deux robots de compagnie « intelligents » qui, dit-on, facilitent la communication avec les malades. On les doit à une entreprise de Carpentras… Et puis, LE FIGARO nous présente un dispositif qui ouvrira ses portes au printemps dans les Landes.

Un village pour les malades d'Alzheimer

Il est situé à Dax, au cœur d’un parc paysager de 5 hectares. Un centre expérimental unique en France, qui accueillera 120 résidents dans une ambiance bienveillante et familiale. Il en existe un du même genre au Pays-Bas depuis 2009. Ici, pas de blouse blanche, comme l'explique Francis Lacoste, ancien directeur de la solidarité du département, à l'origine de ce projet piloté par le conseil départemental des Landes et l'agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine. 

L'idée est de rompre avec les pratiques hospitalières. 

Protégé par une clôture végétalisée, le site sera divisé en quatre quartiers autour d’une place centrale. Comme une bastide du Sud-Ouest, avec des commerces, un bistrot, des spectacles… Répartis dans de petites maisons à sept ou huit, les patients pourront se lever à l’heure qu’ils veulent, jardiner dans le potager et déambuler à leur guise dans les allées sécurisées. Coût de la journée : 60 euros. Et pour accompagner ces "villageois" : 120 membres d'un personnel pluridisciplinaire et polyvalent, et 120 bénévoles. Pour les familles, une dizaine de studios mis à disposition. Là, il s’agit de donner aux malades d’Alzheimer un cadre où ils puissent continuer de vivre sereinement..

Des malades qui s’expriment ce matin dans les journaux. Notamment dans LA PRESSE DE LA MANCHE. Rencontre avec Jacqueline, ancienne assistante maternelle de 80 ans, qui a parfaitement conscience de son état. 

Je n’ai plus le même tonus. Je ne fais plus vraiment le ménage…

Il lui arrive aussi de se mettre à table alors qu’elle vient de déjeuner… Le regard rempli de tendresse, elle dit avoir « de la chance » de pouvoir compter sur le soutien de Michel, son mari.

Ah ça, il s’occupe bien de moi !

Michel donne de son temps, Michel donne de son énergie.

Un autre compagnon : David. Lui, sa femme s’appelle Laëtitia, elle vit à Saint-Lô et fête ce samedi ses 42 ans. Enfin « fête », façon de parler... 

Laëtitia a été diagnostiquée "Alzheimer" à l'âge de 38 ans

Avant ce diagnostic, son médecin a pendant longtemps à cru une simple dépression. Aujourd’hui, Laëtitia ne parle plus, a du mal à marcher, ne peut plus ni manger ni se doucher seule… La maladie gagnant du terrain, et pour sortir ses enfants de ce quotidien éprouvant, David s’est senti « obligé » de la placer dans une Ehpad… 

Ça m’a déchiré le cœur de faire ça, mais je n’avais pas le choix.

Compte-tenu de son jeune âge, il a dû obtenir une dérogation, et se rend quotidiennement à son chevet. Chaque matin, chaque soir. 

C’est nécessaire, car avec le manque de personnel, je la retrouve parfois non changée, non lavée. Les Ehpad ne sont pas adaptés pour les jeunes. 

Parois, ils ne le sont pas non plus pour les plus vieux. 

Mais "vieux", ça veut dire quoi ? On se pose la question à la lecture de PRESSE OCÉAN. Réjouissants portraits de septuagénaires, d’octogénaires et même de nonagénaires qui n’ont pas du tout envie de prendre leur retraite ! Yvon, un avocat de 74 ans… Tony, un tailleur de 81 ans… Monique, une antiquaire de 92 ans… 

Leur métier, c’est leur passion. Ces gens-là nous donnent le sourire. 

Des sourires, il y en aura aussi sur les visages des visiteurs des journées du patrimoine.

LE COURRIER DE L’OUEST nous invite à aller découvrir le cloître de l’hôpital Saint-Jean à Angers. LE PETIT BLEU D’AGEN nous fait les louanges de l’hôtel du département... Mais LE FIGARO nous fait part d'une inquiétude. 

La grande inquiétude des défenseurs du patrimoine

Une réforme du mécénat se profile. Bercy a décidé de raboter les incitations fiscales accordées aux grandes entreprises. Or, souvent, ce sont elles qui permettent de sauver les monuments en danger. 

Dans LE TÉLÉGRAMME, là, ce n’est pas franchement du patrimoine : une vente aux enchères qui fait polémique. Une quarantaine d’objets du 3ème Reich - des insignes, des couteaux des Jeunesses hitlériennes - seront proposés tout à l’heure à l’hôtel des ventes de Vannes. La Ligue des Droits de l’Homme dénonce "une banalisation de ses objets comme simples souvenirs de guerre"… 

Enfin, on parle de rugby dans la presse. Coupe du monde au Japon. A 9 heures 15, les Bleus affrontent l’Argentine… « Allez les petits ! » lance LA PROVENCE. On espère vraiment que les joueurs tricolores vont se donner... à fond.  

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