Alors que s'ouvre aujourd'hui le salon de l'Agriculture à Paris, une photo de désespoir en une Libération. Un éleveur debout, tête baissée dans une étable. Et ce titre choc : "Un jour, je me suis pendu".

Agriculteur marchant dans son champ
Agriculteur marchant dans son champ © Getty / Maskot

Le journal donne la parole ce matin à un agriculteur qui a bien failli y rester : entre fatigue, isolement et précarité, un jour le burn-out l'a écrasé. Il s'appelle Fabrice, il était éleveur en Saône et Loire.

"Je me suis tapé des nuits à faire de la compta, la crise de la vache folle, le boulot dur, les tensions en famille... et puis j'ai fini au bout d'une corde, c'est un chasseur qui m'a trouvé. Je n'ai pas d'explication pas de souvenir, un jour je me suis retrouvé au bout d'une corde". 

Il y a peu d'études sur le sujet sauf celle de  la chambre d'agriculture du département, 300 paysans ont répondu. 66% d'entre eux ont pris seulement un jour de repos au cours du dernier mois, pour la moitié d'entre eux, le temps de travail dépasse les 50 heures.

Depuis, Fabrice a repris une ferme, ailleurs, et intégré une coopérative. Il avait bien tenté de travailler quelques mois dans les travaux publics : "des journées finies à 17 heures, trois jours de repos par semaine, cinq semaines de congés," mais il s'ennuyait, dit-il. "Le travail dehors et les bêtes me manquaient".

Les gendarmes au secours des paysans

Les agriculteurs se font parfois littéralement razzier dit le Figaro. C'est en page événement. On est loin du chapardage de fraises ou de mirabelles. Dans le Puy de Dôme, par exemple, un maraîcher converti au bio s'est réveillé un matin en réalisant qu'on avait fauché, au sens littéral du terme, dix hectares de son foin. 

En Loire Atlantique, des moutons ont été volés par troupeaux entiers : 350 bêtes en moins d'un an, ont compté les éleveurs. En Lorraine, en Bretagne, en Aquitaine... on ne compte plus les vols de tracteurs, dont certains valent plus de 10 000 euros pièce. 

Il y a aussi les vols ciblés : un gang en provenance de Lituanie se serait spécialisé dans les GPS qui équipent le matériel agricole, des ordinateurs embarqués très perfectionnés et onéreux. L'Office de lutte contre la délinquance itinérante en a déjà récupéré une cinquantaine.

Il faut dire que la gendarmerie a pris le problème à bras le corps avec une cellule dédiée qui s'est rodée pendant des mois avant de se déployer. Elle s'appelle Démeter, du nom de la déesse des moissons, comme un meilleur présage. Mais avec 437 000 exploitations à surveiller... 

Les agriculteurs toujours, et... le speed dating 

Un speed-dating qui est un job-dating. Les besoins de main d'œuvre dans le secteur ne font que s'accentuer et la situation est parfois préoccupante comme dans les exploitations de tomates et de carottes de la Manche ou certains mettent la clé sous la porte. On recherche toujours des ouvriers agricoles pour les vergers et le maraîchage, mais aussi des conducteurs d'engins et des postes dans les nouveaux métiers liés à la vente directe - conditionneurs ou vendeurs et encore des guides pour l'oenotourisme, un secteur en plein essor.

Et comme le disent les chambres d'agriculture, l'image du type avec son béret qui balaie la cour de la ferme, c'est fini. Aujourd'hui il faut des cerveaux et du personnel qualifié, notamment en culture bio qui se développe aussi. En tout 70 000 postes en CDD ou CDI sont a pourvoir.

Qu'est ce que c'est que cette Red Team dans l'Express ? 

C'est une équipe qui travaille sur trois scénarios catastrophe. Dans le premier, il n'y a plus ni pétrole ni gaz sur terre et des machines intelligentes se battent pour prendre le contrôle  les nouvelles ressources. Dans le deuxième, des multinationales gèrent des milices qui  dictent leur lois à des états affaiblis. Dans le troisième, la hausse des température a déclenché d'effroyables guerres climatiques tout autour du globe. 

Ce que décrit l'Express ne sont pas des scénario pour jeux vidéos, mais de l'armée française. Alors bien sur c'est plus qu'hypothétique : mais il y a _"des menaces inattendues que des esprits imaginatifs pourraient anticipe_r" estiment les militaires, des personnalités qui réfléchissent en dehors de nos codes.

Il y a donc un budget de près d'un million et demi d'euros et et des dizaines d'organismes, de think tanks  et de chercheurs qui ont répondu a l'appel pour constituer l’équipe. Elle comptera aussi des auteurs de science fiction - après tout, l'écrivain William Gibson dans les années 80 avait prophétisé la création de la réalité virtuelle et Tom Clancy décrit, bien avant l'heure, le crash d'un avion sur le Capitole...

On a beaucoup vu sa photo sur le net, qui est cet un homme, seul, qui tire un petit chariot d’enfant ? 

Il s'appelle Simon Weckert  autour de lui les rues Berlin sont désertes et pourtant on est en pleine journée dans uns capitale habituée à une certaine densité automobile. C'est un artiste qui a défié Google Maps et les embouteillages raconte Society, en réussissant à faire la place autour de lui. Je vous raconte la manœuvre : dans son chariot il y a 99 téléphones, chacun avec sa localisation GPS activé. Google Maps et les appli de trafic croient donc qu'il y a 99 voitures dans la rue et conseillent aux conducteurs de se dérouter... Résultat un quartier complètement vidé et une vraie question sur la manipulation des données... 

Un petit tour en Absurdie : région que l'on peut localiser au Turkménistan grâce aux pages Périscope de l'Express 

Selon  Azatlyk, la radio turkmène que cite le journal,  le chef de l'état Gourbangouly Berdy- moukha-medova a fait publier un décret qui interdit aux hommes de plus de 40 ans de...  se teindre les cheveux. Les salons de coiffure d'Ashgabat, la capitale ont été sommés d'obtempérer. Tous les organismes publics, hôpitaux administrations écoles ministères ont dû acheter un nouveau portrait du dirigeant avec lui je cite "de noble cheveux gris". Dernière curiosité : désormais seuls les fonctionnaires aux cheveux argentés sont autorisés à rencontrer le chef de l'Etat...

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