Dans la presse ce samedi, on parle de tennis, de cyclisme et même de tir à la corde, mais l'essentiel des Unes est consacré à l'ouverture au public du Salon de l'Agriculture à Paris. Les journaux reviennent également sur la mobilisation des lycéens pour climat et évoquent l'essoufflement du mouvement des Gilets jaunes.

Et bravo, Marielle ! Vous allez me dire : qui est Marielle ? Marielle, c'est la nouvelle n°1 mondiale de tennis féminin ! Numéro 1 depuis sa victoire au dernier tournoi de Budapest. 

Marielle Gallay ; ce nom ne vous dit rien ? 

Pourtant, elle est Française, et ça faisait bien longtemps qu’une Française n’était pas arrivée à ce niveau-là ! Pour l’occasion, elle fait la Une du BIEN PUBLIC, qui nous brosse le portrait de cette heureuse Dijonnaise… Les cheveux blonds, ondulés, qui lui arrivent en haut du dos, légère comme une plume, des chaussures roses aux pieds… Au début, elle se destinait plutôt au ski, mais c’est rapidement l’amour de la balle jaune qui s’est imposé… 

Un excellent jeu de jambes, un toucher de balle extraordinaire...

Elle empile ses coupes dans sa cave et son garage. Championne de Bourgogne, championne de France, championne du monde féminine par équipe… Elle a, dit-on, un excellent jeu de jambes, un toucher de balle extraordinaire... C'est donc une sportive d’exception, devenue récemment n°1 mondiale ! N°1, précisons-le, dans sa catégorie (ce qui n'enlève rien à l'exploit) : celle des joueuses de plus de 80 ans… Murielle a 82 ans, et elle dit que le tennis a toujours été son remède pour faire passer les coups durs de la vie. 

Mais il arrive aussi que le tennis soit, non pas le remède, mais l’origine de coups durs.  

C’est ce qu’on découvre à la lecture du reportage d’Elisabeth Pineau dans LE MONDE.

Voyage avec les déclassés du tennis.

Un reportage à Monastir, en Tunisie, où s’est déroulé un tournoi du circuit secondaire… Dans la presse, on parle avant tout des tournois du Grand Chelem, plus rarement de ceux qui pourtant servent de tremplins aux joueurs qui ont l’ambition d’accéder à l’élite… Des joueurs professionnels qui viennent y chercher des primes et, parfois, se font approcher par des parieurs malveillants. On les approche pour les acheter : 10 000 euros pour que tu perdes le match ! 

Il arrive que certains acceptent. Une enquête a été ouverte en janvier – quatre joueurs français ont été interpellés… Et les parieurs, qui ne sont pas tous des escrocs, peuvent par ailleurs se révéler très mauvais perdants… Ils se lâchent alors sur les réseaux sociaux… Des insultes, des menaces… 

On va te briser les os, toute ta famille va y passer. J’espère que tu vas crever. Je connais ton adresse, je vais venir te péter le bras…

Comme l’écrit ma consœur, les joueurs de tennis n’ont pas attendu le scandale de la ligue du LOL pour découvrir le harcèlement en ligne… Des coups au moral pour les tennismans de deuxième catégorie…

Et des chutes, nombreuses, pour les concurrents du tour du Haut-Var. C’est L’EQUIPE qui raconte, la plume de Jean-Luc Gatellier…

« Les ravages du mimosa »

La course, c’était hier, avec, pour les cyclistes, la descente, sur 6 kilomètres, du col du Tanneron… « Un voyage parfumé », vantent les sites touristiques… Parfumé car il se trouve précisément sur "la route du mimosa", près de Mandelieu-la-Napoule, "capitale du mimosa"… Ça sent bon, le mimosa. Mais à l’issue de la course, le parfum était plutôt celui de la Bétadine pour désinfecter les multiples plaies des coureurs, car la fleur phare de la région, en pleine explosion ces temps-ci, s’est répandue sur la chaussée, ce qui l’a rendue très glissante… Une vraie patinoire… Série de chutes et de blessures, heureusement sans gravité… Et, à votre avis, quel bouquet a reçu le vainqueur ? Un bouquet de mimosa, bien sûr… 

De nombreuses histoires de sport, ce matin, dans la presse, et même une polémique à propos de tir à la corde… A lire sur le HUFFINGTON POST… Au Sud-Ouest de l’Angleterre, un zoo propose aux visiteurs, moyennant 15 livres, une singulière attraction.

Affronter un lion ou un tigre au tir à la corde.

Au Sud-Ouest de l’Angleterre, un zoo propose aux visiteurs, moyennant 15 livres, d’affronter un lion ou un tigre au tir à la corde… Les animaux sont dans leur enclos… On leur jette un morceau viande au bout d’une corde… Et, de l’autre côté de l’enclos, en tirant sur la corde, quatre ou cinq visiteurs s’amusent à essayer de leur arracher leur repas… L’attraction a trouvé son public, il paraît que c’est très drôle, même si les fauves gagnent à chaque fois… Mais ça ne plait évidemment pas aux défenseurs des animaux. Une pétition en ligne exige l’arrêt de ce jeu, « jeu cruel et qui montre un manque total de respect pour la faune sauvage ».  

Ce sont des animaux non sauvages qui font la Une ce matin. 

L’ouverture au public du Salon de l’Agriculture.

Des visages d’éleveurs et de producteurs dans les journaux régionaux. Deux frères dans LE COURRIER DE L’OUEST : Henri-Noël et Thierry Jeanneteau. Ils entourent un taureau. Le taureau s’appelle Maestro, et tous les trois seront présents au salon de la Porte de Versailles… Dans LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES, c’est le portrait d’un fromager, Benjamin Lanne qui, à l’instar d’une quinzaine d’autres Bigourdans, candidate aux concours général agricole… Et « la région Occitanie » sera, elle également, « en force au Salon », assure LA DEPÊCHE DU MIDI, tandis que OUEST FRANCE résume : « Paris ouvre les portes de sa ferme géante ».  L’occasion, pour certains, d’interroger la profession : « Quels abattoirs pour les éleveurs ? » se demande LE COURRIER PICARD. Et puis quel salaire  ?

Les paysans peuvent-ils encore gagner leur vie ? 

C'est la question que pose LA MARSEILLAISE, qui rappelle que, si le secteur se porte mieux, les revenus restent très faibles. En 2017, 30% des agriculteurs vivaient avec moins de 300 euros par mois.

De son côté, LIBÉRATION a choisi de s’intéresser à leur production, et aux nouvelles pratiques alimentaires des Français, qui sont de plus en plus nombreux à manger de façon responsable, quitte à mettre la main à la pâte et au porte-monnaie. AMAP, groupements d’achat ou encore supermarchés coopératifs, le journal passe en revue les initiatives, lesquelles offrent, je cite, « un nouveau souffle aux exploitants qui défendent une production raisonnée 

Du souffle d’un côté… Et, de l’autre, une perte de souffle… On retrouve l’expression à la Une du PARISIEN.

La 15ème journée de mobilisation des Gilets jaunes.

Si l’on peut redouter la présence de casseurs, la contestation s’effrite, commente le journal… « Aucune figure représentative, des revendications floues, des manifestations sont gangrenées par la violence : Gilets jaunes à bout de souffle » annonce donc la Une… Mais, en pages intérieures, on nous explique qu’aux ronds-points, certains y croient toujours. 

Eux aussi, ils y croient : ce sont les lycéens qui se sont rassemblés pour la deuxième fois hier à Paris afin de défendre la lutte en faveur du climat. Un succès, souligne le site MEDIAPART, tandis LE TÉLÉGRAMME évoque « la révolte de la jeunesse »

Une révolte qui fait plaisir, au moins autant que le sourire de Marielle Galley, nouvelle n°1 française de tennis féminin. 

Encore bravo, Marielle !

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