Un chiffre pour commencer.... 4000. 4000 demandes d'apostasie ont été faites en Argentine depuis le 8 août dernier, jour où les sénateurs ont voté contre la légalisation de l'avortement.

Un chiffre pour commencer.... 4000. 4000 demandes d'apostasie ont été faites en Argentine depuis le 8 août dernier, jour où les sénateurs ont voté contre la légalisation de l'avortement. Libération a rencontré celles et ceux qui ont décidé d'être débaptisés, une démarche personnelle, écrit Mathilde Guillaume, qui s'est transformée en mouvement collectif et politique. Des baptisés qui ne se reconnaissent plus dans l'Eglise actuelle, celle qui a pesé de tout son poids contre la légalisation de l'avortement en Argentine. "Je ne veux plus que l'église s'exprime en mon nom" raconte à Libération, Lucas, 32 ans, baptisé lorsqu'il avait 3 mois.

Elle non plus ne tolère plus cette place de l'Eglise dans la société argentine. Nina Cortinas, 88 ans, ancienne militante contre la dictature militaire dans les années 1980, "je suis croyante et j'entends le rester mais je refuse de continuer à appartenir à cette institution hypocrite" lance-t-elle. Elle irait même jusqu'à renvoyer son certificat de mariage tant la militante ne veut plus que l'Eglise s'insinue dans le corps des femmes, explique-t-elle. Après le débat sur l'avortement, celui de la séparation de l'église et de l'état va-t-il gagner la société ? Le pays du pape traverse en tout cas aujourd'hui une véritable crise de foi.

Une crise qui touche également l'Irlande où le pape est en visite aujourd'hui... Le pape François est attendu aujourd'hui à Dublin au festival des familles, 80 000 personnes doivent y participer. Dans une Irlande où 90% des élèves sont scolarisés dans un établissement catholique explique La Croix, la jeunesse lui tourne pourtant le dos. De l'aveu même d'un prêtre à Dublin, les jeunes trouvent les curés ennuyeux et étroits d'esprit, leur message marginal et dépassé dit un autre. Un rejet de l'Eglise qui ne date pas d'hier et qui s'explique  aussi selon La Croix par les nombreuses affaires d'abus sexuels au sein de l'Eglise irlandaise. 15 000 cas recensés entre 1940 et 1980 rappelle le quotidien, les mauvais traitements également dans les couvents de rééducation pour jeunes filles tenus par des religieuses.

Sur les réseaux sociaux, un groupe intitulé "dites non au pape" organise demain une manifestation pour protester contre sa venue. Alors que l'église a été une nouvelle fois ébranlée la semaine dernière par des révélations d'agressions sexuelles de prêtres aux Etats-Unis, en Irlande, les familles de fidèles attendent beaucoup de cette venue du Pape, pour garder leur foi.

C'est encore un peu l'été.... En tout cas en une du Parisien, avec cette photo du sable, de la mer et de crème solaire. Mais une vraie question : va-t-on devoir se passer des crèmes solaires ? Indispensable pour éviter les coups de soleil lors de l'exposition, elles sont nocives pour l'environnement. En cause, certains composants de ces lotions qui perturbent la reproduction des espèces et asphyxient les poissons. 14 000 tonnes de crème solaire sont déversées chaque année dans les océans. Pour protéger les coraux, certaines régions du monde n'hésitent pas à interdire ces produits aux filtres chimiques. C'est le cas aux Etats-Unis où Hawaï a décidé de bannir les crèmes qui contiennent de l'oxybenzone et de l'octinoxate. Si bien, écrit Elsa Mari dans Le Parisien, que 70% des protections solaires devraient disparaître des rayons.

En France aussi on s'interroge sur la nocivité de ces produits., la secrétaire d'Etat à la Transition écologique a chargé, au début du mois, l'agence de sécurité de l'environnement de dresser la liste des produits considérés comme toxiques pour les coraux. Des produits toxiques aussi pour les humains, selon une étude. Certaines substances comportent des perturbateurs endocriniens et sont nocives pour la fertilité humaine.

Mais alors quelles solution pour protéger l'environnement tout en préservant sa peau ? Les crèmes bio ? demande le parisien à des dermatologues. Pas vraiment convaincus, elles seraient moins efficaces que les crèmes chimiques. Pour l'une de ces professionnels, la meilleure solution, sans doute la plus radicale, c'est tout simplement de ne plus s'exposer au soleil : "un traumatisme pour le corps" dit cette dermatologue. A défaut, portez un t-shirt s'accordent les médecins et tant pis si vous rentrez de 3 semaines à la plage le teint un peu terne. Vous aurez sans doute sauvé la planète et peut être aussi votre peau !

Pour préserver la planète, entre autre, certains ont décidé d'arrêter de consommer tout produit venant des animaux. Les végans... les végétaliens si vous préférez. Les Echos Week-End y consacrent un dossier. Six pages dans lesquelles Roger-Pol Droit revient sur les origines de ce mouvement qui fait de plus en plus d'adeptes et dont l'influence est aujourd'hui considérable. De là à parler de révolution animale écrit le journaliste et philosophe. 

Un constat d'abord, les animaux ne font plus partie de notre quotidien. Tout simplement parce que nous sommes bien plus nombreux qu'autrefois à vivre dans des villes et que l'alimentation s'est industrialisée. D'où une perte de conscience de l'humain quant au bien-être de l'animal dont il était déjà question sous l'antiquité grecque. Pythagore au 4e siècle avant Jésus-Christ était par exemple végétalien. On considérait à l'époque que celui qui tuait un animal pouvait tuer un humain. Plus proche de nous.... Voltaire évoquait "un carnage dégoûtant étalé sans cesse dans nos boucheries". Puis en 1975, le philosophe australien Peter Singer publie La Libération animale où il est question de la sensibilité animale, mais aussi de l'égalité entre les espèces.

Le mouvement anti-spéciste, une pente glissante estime l'auteur qui mène à une dévalorisation de l'humain. L'homme n'est-il supérieur que par sa capacité de nuisance ? une thèse qui séduit admet Roger-Pol Droit... La révolution des animaux en tout cas ne fait que commencer. "Mais il faut raison garder, avertit l'auteur, qu'il faille réduire nos consommations de viande, diminuer les souffrances générées par la fabrication industrielles semble évident. Mais dévaloriser l'humain, araser toute hiérarchie des espèces au nom d'un égalitarisme sans frontière, ce sont les pires erreurs" conclut -il.

Les photos de plantes vont-elles bientôt remplacer celles de chats sur les réseaux sociaux ? C'est bien parti pour ! En tout cas, les plantes vertes remplacent les animaux de compagnie dans mon maison révèle le magazine Society. La folie des plantes gagne du terrain. Le magazine part ainsi à la rencontre d'une passionnée qui vit dans un 60 mètres carrés à Paris et compte 400 plantes. Une véritable jungle.

Mais s'il n'y avait qu'elle. Les comptes Instagram dédiés aux plantes vertes ont de plus en plus d'abonnés, 677 000 pour le plus influent du genre. Les ventes de plante sont un véritable succès. Society donne l'exemple de celles mises en place à Paris où la mairie propose les surplus de sa pépinière et qui entraine des files d'attente de plusieurs heures. Il y a aussi ceux qui surfent sur cette vague pour créer leur entreprise. Bergamotte qui propose depuis 2016 des fleurs en livraison, vend désormais aussi des plantes vertes. 30% du chiffre d'affaire de ce jeune fleuriste en ligne qui emploie 70 salariés.

Mais cette mode va-t-elle durer ? La vente de végétaux d'intérieur est stable, voire en baisse selon l'organisation interprofessionnelle d'horticulture. Le risque donc juge Society : "une tendance vouée à faner".

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