Trois pages d'interview du Premier ministre Edouard Philippe dans le Journal du Dimanche au sujet du budget, avec les mesures chocs qui vont être mises en place par le gouvernement pour 2019.

Trois pages d'interview du Premier ministre Edouard Philippe dans le _Journal du Dimanche A cAjfajipAA_À commencer par la baisse des dépenses. Fini « le financement des politiques qui ne sont pas efficaces » dit Edouard Philippe, notamment sur le logement ou les contrats aidés. Mais le premier ministre le garantit, la taxe d'habitation va continuer d'être supprimée progressivement, suppression aussi des cotisations salariales chômage et maladie. Fin des charges également sur les heures supplémentaire, une mesure prévue pour 2020 mais qui sera finalement appliquée dès le 1er septembre 2019. 

Quant aux prestations sociales, pas de gel promet Edouard Philippe, ni de réduction. En revanche, pour les retraites, les APL et les allocations familiales, la hausse sera bien en-deçà de l'inflation, une politique assumée par le Premier ministre.

Edouard Philippe maintient également le cap de la suppression de 50 000 postes dans la fonction publique d'ici 2022. Le ministère des Finances et l'audiovisuel public sont notamment concernés. Pour la justice, la gendarmerie, la police et la DGSI, des recrutements sont prévus, une « priorité » estime le premier ministre. En cette rentrée, il y a un autre chantier qui attend le gouvernement, celui de l'assurance chômage. Le JDD indique qu'Edouard Philippe a écrit aux syndicats pour préparer la prochaine réunion sur le sujet, ce sera mercredi. Il faut s'attendre à des mesures d'économie écrit le JDD. Le système de « permittence » est notamment visé, il permet à un demandeur d'emploi de cumuler une indemnisation et un petit salaire. 

Le gouvernement veut se concentrer sur les chantiers économiques pour cette rentrée, elle promet en tout cas d'être remplie d'économies. Dans la presse également aujourd'hui la mort de John Mc Cain. Le sénateur américain qui luttait contre un cancer est mort hier. L'information est tombée dans la nuit. « An american hero », un héros américain, titre ce dimanche le New York Post. « Always a fighter », toujours un combattant, en une du Washington Post.

Hommage de la presse américaine ce matin à l'ancien candidat à la présidentielle. Pilote militaire, il a été emprisonné plusieurs années et torturé lors de la guerre du Vietnam. Il devient sénateur en 1982. Républicain, il est opposé à Barack Obama pour la présidentielle de 2008. Ces dernières années, John Mc Cain n’a pas hésité à critiquer son propre camp, notamment le président Donald Trump. C'est lui qui permet par exemple d'éviter l'abrogation  de l'Obamacare l'an dernier, raconte lemonde.fr, qui ajoute que « John Mc Cain laisse l'image d'un homme politique engagé, défendant l'intérêt général et ses convictions ». John Mc Cain avait 81 ans.

Retour en France avec tout autre chose, le business généré par une nouvelle forme de restauration rapide... Le Parisien consacre un dossier à un phénomène qui prend de l'ampleur, « la street-food », restauration rapide que l'on mange facilement dans la rue, entre deux rendez-vous. Aujourd'hui, les alternatives aux sandwiches sont très nombreuses. Il y a les crêpes, les tacos, les bagels. Le Parisien donne ainsi l'exemple d'une nouvelle enseigne française de crêpes qui en 4 ans a ouvert 36 magasins en France et doit en ouvrir prochainement à Montréal. Prévision du chiffre d'affaires pour cette année 27 millions d'euros quand l'an dernier, la start-up n'en faisait que 5 millions d'euros. 

Il faut dire que la restauration rapide pèse lourd dans l'économie française,  89 milliards d'euros indique le journal dont plus de la moitié pour ce qui est de la nourriture sur le pouce. Si l'on prend l'exemple du bagel plébiscité par toutes les tranches d'âge selon un spécialiste du secteur, il s'en vend 300 millions en France chaque année. Si le bagel est plutôt réputé pour être équilibré, manger sur le pousse rime souvent avec malbouffe.

Et la malbouffe il en est aussi question dans les cantines scolaires. C'est que révèle l'hebdomadaire Marianne qui publie cette semaine les extraits du livre noir des cantines scolaires de Sandra Franrenet. La journaliste y dénonce « les produits industriels ultra transformés servis aux enfants, plein de sucre, d'additifs et de pesticides » écrit Marianne. Des cuisines des sociétés de restauration collective où l'on ne cuisine rien et où les produits n'ont pas la provenance indiquée. Quelques 7 millions d'enfants mangent à la cantine en France, le marché de la restauration collective s'élève à plus de 20 milliards d'euros. 

Ce sont des marques du passé qu'une association enlève dans les montagnes françaises. Cet été dans les Alpes, à la frontière avec l'Italie, un groupe de 70 bénévoles de l'association Mountain Wilderness s'est retrouvé pour nettoyer la montagne. Un reportage à retrouver dans l'hebdomadaire La Vie. Ici, il ne s'agit pas de ramasser des déchets abandonnés par des promeneurs peu soigneux mais de débarrasser la nature des constructions désaffectées raconte l'hebdomadaire. Sur le chantier suivi par le journaliste, des barbelés installés en 1930 par l’Italie, lorsque le territoire lui appartenait et qui ont été laissés là depuis.

Il y a aussi des installations obsolètes comme des remontées mécaniques, des pylônes, des bâtiments que l'association veut gommer du paysage pour redonner sa vraie place à la nature. Dans le groupe ce jour-là, des retraités, des étudiants, des collègues de travail et quelques migrants venus pour aider et mettre en pratique leur leçon de français. "Alors que certains veulent remettre les frontières en Europe, je trouve ça fort d'enlever ces restes de barbelés" dit l'un d'eux. Après plusieurs heures dans la montagne, ils ont récupéré 4 tonnes d'acier.

Eux ont décidé de passer la frontière.... C'est un peu voyage en terre inconnue pour des journalistes du Figaro et de Libération qui ont décidé de tenter une expérience : échanger leur place pour une journée. C'est à lire dans l'édition de ce week-end de Libération. A peine caricatural, à commencer par les photos. Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine a la mine totalement déconfite au sein de la rédaction de Libé. Pas mieux pour Grégoire Biseau, chef du service politique de Libération qui semble se demander ce qu'il fait au milieu des bureaux du Figaro. 

Chacun y va de ses a priori et impressions. Pour le journaliste du Figaro, aller à Libération un dimanche c'est penser que « la moitié de la rédaction sera en train de flâner le long du Canal St-Martin, un bol de graines de chia bio à la main ». Inquiétude à son arrivée dans le hall, « l'ascenseur est propre, les murs gris et intacts » mais ouf ! dans la rédaction, « les bureaux ont des airs de chambres d'adolescent laissé seul depuis 3 mois ». Pour les sujets discutés en conférence de rédaction, on évoque le Bernie Sanders mexicain ou encore le portrait d'un chanteur punk devenu braqueur en cavale, "so Libé" écrit Jean-Christophe Buisson.

Pas de graine de chia mais une chemise repassée, contrairement à ses habitudes pour le journaliste de Libération en mission au Figaro. Impressionné par les chaussettes du directeur de la rédaction, "fines mais élégantes". Dans les locaux, il n'y a pas d'âme, ni de lumière naturelle écrit Grégoire Biseau. Quant aux sujets évoqués, « l'efficacité de la police ou une histoire d'imams à Toulouse ». Ici pas d'engueulade, visiblement peu de débats, d'ailleurs, au milieu de l'openspace de 50 personnes, il n'y a aucun bruit dans les locaux, à part celui de la clim et des claviers. Pour l'un comme l'autre, pour en finir avec les clichés, on repassera.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.