Un sondage, publié dans le Parisien/Aujourd'hui en France montre que près de trois français sur quatre ont l'impression de vivre en pleine science-fiction. Egalement au menu de cette revue de presse du samedi 26 octobre 2019 : la reconnaissance faciale, les municipales et le passage de l'heure d'été à l'heure d'hiver.

Vue panoramique déformée
Vue panoramique déformée © Getty / Hiroshi Watanabe

"Le futur, c'est maintenant". Là, tout de suite nous dit ce matin le Parisien/Aujourd'hui en France. Le quotidien qui dévoile un sondage OpinionWay: près de trois français sur quatre ont l'impression de vivre en pleine science-fiction. Ce qui, jusqu'à récemment, existait exclusivement dans les films, séries et autres romans d'anticipation se produit de plus en plus. "Nous vivons quotidiennement à l'heure de Retour vers le futur, cette trilogie des années 80 où les spectateurs découvraient la planche volante et les baskets autolaçantes", écrit le quotidien. D'ailleurs, ces deux objets n'ont plus rien de futuriste aujourd'hui. Le Fly Board de Franky Zapata, qui lui a permis de traverser la Manche l'été dernier, fait presque jeu égal avec la planche volante de Marty McFly. Quant à ses baskets qui se lacent toutes seules, leur équivalent est désormais vendu par une grande marque de chaussures de sport. Alors, faut-il se réjouir de ces avancées technologiques ? Les avis sont partagés, souligne un sociologue de la consommation et des nouvelles tendances, interrogé dans l'article. "Si certains sont convaincus de vivre une époque formidable", dit-il, "d'autres se demandent si l'on n'est pas un peu dépassés par tout ça, et surtout jusqu'où va-t-on aller."  

"Faut-il avoir peur de la reconnaissance faciale ?", se demande le Figaro

Une inquiétude qu'on retrouve dans le Figaro. "Faut-il avoir peur de la reconnaissance faciale ?", s'interroge en Une le quotidien. Cette technologie d'identification des personnes, au moyen d'une caméra et de photos contenues dans une base de données est encore balbutiante en France. Mais elle suscite l'intérêt, du côté de l'Etat comme du côté des industriels avides de la développer. Ses applications sont multiples: du domaine de la sécurité, et de la lutte contre le terrorisme, à la simplification administrative. Pourquoi pas en effet montrer son visage pour accéder à certains documents officiels plutôt que de taper son mot de passe. Il n'empêche, le risque de dérives est important. Pour les prévenir, "le gouvernement est tenté de faire adopter une loi encadrant les expérimentations", assure le Figaro. En tout cas, les détracteurs de cette technologie ne veulent surtout pas se retrouver avec un scénario à la chinoise. La Chine où la reconnaissance faciale est déjà massivement utilisée. Le Figaro cite l'exemple de ce fleuron du secteur, sur place. Il se "vante de pouvoir identifier un individu commettant une incivilité" pour ensuite "afficher [...] son image sur des écrans géants et le soumettre au mépris public". Ici, on est moins proche de "Retour vers le futur" que de la surveillance généralisée dans 1984, le roman de George Orwell.  

Une échéance dans les journaux ce matin: les municipales

Le premier tour aura lieu le 15 mars 2020, le second le  22.. Chaque jour, ces élections se rapprochent un peu plus. Alors les partis s'organisent. Ce matin, dans le Parisien/Aujourd'hui en France, on apprend que les Républicains sont tout près d'une solution, à Nice. Le député Eric Ciotti et le maire sortant, Christian Estrosi, revendiquaient tout deux l'investiture de LR. Revendiquaient, puisque finalement, Eric Ciotti serait sur le point de lâcher face à son concurrent.

Libération, de son côté, s'intéresse à la situation à Rouen, et comment l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à rebattu les cartes de la campagne. "Les sujets de la transition écologique, de cohabitation entre logement et industries étaient présents. Là, ils prennent un relief particulier", explique Nicolas Mayer-Rossignol. Le candidat du PS, bien décidé à garder la ville sous la bannière des socialistes. Dans ce contexte, une course à qui sera le plus vert se met en place. Et les écologistes, en tête à Rouen aux dernières européennes, partent en pôle position. Après l'incendie, leur candidat, Jean-Michel Bérégovoy explique qu'il a reçu des dizaines de SMS d'habitants indiquant leur souhait de le rejoindre. Le candidat soutenu par la République en Marche, lui, ne veut pas se faire distancer. Jean-Louis Louvel explique très précisément à Libération que 60% de son engagement est pour l'écologie. Commentaire d'un cadre local de LREM: "bien sur qu'il est écolo ! D'ailleurs, sa boîte est leader de la palette en bois."  

M le Magazine du Monde questionne le futur de la droite à Paris

En revenant sur son passé. Un titre barre la Une: la machine à perdre de la droite parisienne. En photo: Jean Tibéri, dernier maire de droite de la capitale. M raconte les années Chirac, élu en 1977, puis la division, et le duel entre Jean Tibéri et Philippe Séguin dont a profité Bertrand Delanoë en 2001. Depuis, les socialistes gardent jalousement l'hôtel de ville, et la période de vaches maigres n'en finit plus, pour la droite. A cinq mois des municipales, certains veulent croire que l'heure de la reconquête à sonné. Que le duel Benjamin Griveaux/Cédric Villani chez les marcheurs peut profiter à Rachida Dati. D'autres restent convaincus, à l'inverse, que pour la droite, le futur, c'était mieux avant.  

Les journaux à l'heure d'hiver

Vous n'y échapperez pas. Le changement d'heure, c'est la nuit prochaine, et de nombreux quotidiens, comme le Télégramme reviennent sur le sujet. Pour vous dire qu'à trois heures du matin, il sera deux heures. Aussi pour expliquer que la fin du changement d'heure, promise pour cette année, arrivera finalement en 2021. "Au plus tôt", précise le Parisien/Aujourd'hui en France qui raconte pourquoi ça traîne. Tout se joue à l'échelle européenne. Le report de la fin du changement d'heure a été décidé pour laisser aux pays membres le temps de se coordonner. Certains choisiront de rester à l'heure d'été, d'autre à l'heure d'hiver. Il faut s'assurer que ça ne va pas nuire aux échanges commerciaux.  Elles, en tout cas, n'ont aucun mal à se coordonner

Pas de problème de coordination pour les fourmis

Les fourmis sous la loupe du Figaro et de Slate.fr. Comme les hommes, elles sont capables d'emprunter en même temps plusieurs routes allant dans des sens opposés. Mais contrairement à nous, elles ne connaissent pas les bouchons. C'est ce que montre une étude menée par des chercheurs français, américains et australiens. Le détail est complexe, retenez juste une chose: les fourmis s'organisent pour optimiser leur trafic. Elles ne doublent pas, ne ralentissent pas.  Un esprit de groupe qui nous fait défaut. "Les embouteillages sont omniprésents dans la société humaine car les individus poursuivent leurs propres objectifs personnels", écrivent les scientifiques à l'origine de cette étude. Pour passer moins de temps coincé dans les bouchons, pas besoin donc de miser sur une quelconque option futuriste. La solution est à nos pieds.

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