Ca chauffe et ça ne vas pas s'arrêter de chauffer

Déjà, ce qu'on connait aujourd'hui, c'est "du jamais vu" ! nous dit La Voix du Nord.  Rendez-vous compte : A Arras, 36°8. A Lille, 37°5. Et s'il n'y avait que la France. Mais non !!!!  Car si "la France Chauffe, la Scandinavie suffoque" s'alarme le Figaro. Et la sécheresse s'est installé sur le Nord de l'Europe. Pire encore, s'inquiète Le Monde dans son édition du week-end, on enregistre partout des "températures extrèmes sur Le Globe". Ca va du Canada jusqu'au Japon et du cercle polaire jusqu'au Sahara. 36°6 à Montréal. 40° à Tokyo. 52°9 dans la Vallée de la Mort en Californie. On est à plus de 30 degrés En Norvège et en Laponie. 

Attention quand même à ne pas tout mélanger et à ne pas confondre "phénomène météorologique et réchauffement climatique", tempère Le Monde. Ce qu'on connait là, notamment sur la Scandinavie, c'est un phénomène météo. Un "anticyclone s'est installé il y a deux mois, explique Simon Roger et il refuse de s'en aller.  Ceci dit, "le réchauffement climatique est à l'oeuvre" et il favorise l'ampleur et la persistance de ces phénomènes extrèmes.  Dans quelle proportion ? On ne sait pas mais on sait que c'est le cas nous dit le chercheur français Robert Vautard du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement. Et "ce qui contribue à l'élévation des température, poursuit-il, n'est pas l'émission des gaz à effet de serre, c'est la quantité de CO2 stocké dans l'atmosphère". Il l'est pour longtemps et donc le phénomène va se poursuivre.  

"Ce qui est exceptionnel aujourd'hui sera la norme demain".

C'est ce que craint le climatologue, Jean Jouzel, interrogé par Le Monde.  Il se dit beaucoup plus "pessismite" que par le passé sur nos chances de "contenir le réchauffement climatique". Même en respectant l'accord de Paris dit-il, on va vers une hausse de 3° à 3°5 d'ici la fin du siècle. Or, même la France est en retard sur ses objectifs. Il faut bien voir, prévient-il, que d'ici 30 à 50 ans, on pourra connaitre "des températures de 50 voire 55°" dans certaines régions françaises. "Il sera de plus en plus difficile de vivre dehors, conclue-t-il, il sera de plus en plus difficile de vivre dans ce monde".   

inquiétant trou d'air dans la croissance française

S'il y a des trous dans l'atmosphère, il y a aussi un "inquiétant trou d'air dans la croissance française", titre à la Une Le Figaro. Ce qu'il y a, c'est qu'elle "manque de ressort" renchérit Elise Barthet dans Le Monde. + 0,2% au deuxième trimestre. Va-t-elle "sortir de sa torpeur" ? En plein coeur de l'été, on peut en douter.  Oui, seulement, ça "complique l'équation budgétaire" pour le gouvernement, s'inquiète Anne de Guigné dans le Figaro. Et il ne faut pas compter sur un "rebond de la consommation" des ménages pour y remédier, c'est "un mirage" nous dit-elle. Car avec "la hausse de la CSG, de la fiscalité écologique et des cours du pétrôle, les français jouent la carte de la prudence".  Et si le gouvernement comptait sur ses mesures pro-ménages, à l'automne, pour relancer la consommation (à savoir une baisse des cotisations qui vont se répercuter sur les salaires et une nouvelle réduction de la taxe d'habitation), il n'a sans doute pas compter avec cet "invité surprise" qu'est "l'inflation" de 2,3% cet été. Il va donc sans doute falloir revoir les prévisions à la baisse et adapter le budget 2019 en conséquence.

Ce que n'avait pas non plus prévu le gouvernement et Emmanuel Macron, c'est l'affaire Benalla et ses effets sur l'opposition.

Parce qu'avec cette affaire, le chef de l'Etat est en train de réussir la prouesse d'unir les oppositions. A travers "les deux motions de censure" qui seront examinés à l'Assemblée Nationale, mardi prochai, nous apprend le Figaro. La Gauche (sauf le PS) envisage très sérieusement de voter la motion de censure de la droite et la droite de voter sans sourciller la motion de la gauche. Quand aux députés Rassemblement National, ils voteront les deux mon capitaine. Car pour Marine Le Pen, si tout est bon dans le cochon, tout est mauvais dans le Macron.   Alors bien sûr, ces deux motions n'ont aucune chance d'aboutir, La République En Marche étant largement majoritaire au Palais Bourbon. Mais quand même, l'opposition s'en trouve considérablement ragaillardie. Et pour s'en rendre compte, Le Parisien - Aujourd'hui En France, ce matin nous dresse la liste des personnalités politiques qui ont pris la lumière médiatique à travers cette affaire. Il y a le député France Insoumise, Hugo Bernalicis, qui a défendu la police qu'il connait bien (il a fait ses classes au ministère de l'intérieur précise la journaliste Jannick Alimi) Et son crédo c'était : "la faute à la police, ça n'est pas crédible". Chez les Républicains, c'est le député de l'Yonne, Guillaume Larrivé, qui s'est illustré. Certes, il a montré "des arrières pensées politiques" mais aussi beaucoup de "précision juridique".  Face à eux, la présidente En Marche ! de la Commission dese Lois, Yael Braun Pivet, s'en tire avec une image controversée. Elle était prise entre deux feux, d'un côté la majorité "soucieuse de relativiser l'affaire Benalla" et de l'autre "l'opposition qui criait au scandale d'Etat". 

Celui qui a brillé, également, dans les caméras, c'est Philippe Bas

Philippe Bas, président de la Commission des Lois du Sénat, ancien ministre et ancien secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac. Il y a désormais un "style Bas", affirme Le Parisien. Il "anime les débats avec maestria et sait conjugué rigueur et humour face aux (cadors) de la haute administration qu'il auditionne". Le Figaro aussi, ce matin, s'intéresse au cas "Bas". Il représente la "revanche de l'ancien monde", écrit Charles Sapin, mais pour lui, c'est comme "une noblesse qui se porte à la boutonnière". Même Mélenchon est impressionné reprend le Parisien. "Il va donner du fil à retordre à la Macronie", confesse l'Insoumis dans un "sourire".   

Du fil à retordre, c'est ce qui attend, ce week-end, Ibrahim Boubacar Keïta, au Mali

Le président sortant du Mali, malgré ses 71 ans, a décidé de se représenter à l'élection présidentielle qui se déroule demain, dimanche. Et ce ne sera pas facile, prévient le journal Libération...  Va-t-on pouvoir "faire du neuf avec le vieux ?", se demande le quotidien. C'est d'ailleurs comme ça qu'on l'appelle là bas, IBK, le vieux. Dans la rue, les enfants crient "Boua ka bla" (le vieux doit partir), raconte celian Macé pour Libération. D'autres leur répondent "Boua ta bla" (le vieux doit rester). Et ils s'amusent, comme ça, "dans le sillage des véhicules" de campagne. le problème d'Ibrahim Boubakar Keita est que 5 ans après son élection triomphale, son bilan n'est pas reluisant. Il a, certes, signé un accord de paix avec les séparatistes touaregs, au Nord, mais le pays est toujours aussi divisé. Au Centre du pays, sont apparus des affrontements entre les chasseurs dogons et les cultivateurs peuls. Et la menace terroriste, qui a justifié l'intervention française en 2012, n'a pas disparu, bien au contraire : les djihadistes se sont adaptés. Alors IBK reste, quand même, favori dans les enquêtes d'opinion, reprend Celian Macé dans Libération, mais "sous la barre des 50%" et ses adversaires ont bien l'intention "de s'unir pour lui faire barrage". Attention, préviennent même les soutiens de son principal adversaire, Soumaïla Cissé, "si IBK passe au 1er tour, on va tout casser" ! 

En attendant, ce qui a été brisé, hier, en France, c'est l'élan des parisiens qui s'apprêtaient à prendre le train pour partir en vacances.

"Grosse galère", titre Le Parisien - Aujourd'hui en France. "Exaspération des passagers", reprend le Télégramme de Brest, à cause d'une "série noire à la SNCF". Eh oui, parce que les problèmes se sont enchaînés. D'abord, le trafic s'est trouvé complètement interrompu, à la mi journée, gare Montparnasse, à Paris, à cause de "l'incendie d'un transformateur électrique à haute tension".  Et puis même chose en tout début de soirée, gare du Nord et gare de l'Est, mais cette fois à cause des orages. A la gare du Nord, "la foudre a fait sauter des fusibles".  Et gare de l'Est, ce sont "des branches (qui) sont tombées sur des caténaires". Pour ne rien arranger, il faisait une "chaleur étouffante", reprend Le Parisien," des nourrissons étaient en pleurs et des milliers de voyageurs dans l'attente". Ce matin, ça va mieux. Les esprits se sont apaisés, les températures se sont affaissées.  Mais ce n'est qu'un répit. La semaine prochaine, le thermomètre va de nouveau explosé...

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