"La guerre est déclarée" entre médecins allopathes et médecins homéopathes, titre Le Parisien Aujourd'hui en France.

Plusieurs dizaines de professionnels de santé, médecins généralistes, chefs de service d'urgence, cardiologues, sont attaqués en justice par le Syndicat des Médecins Homéopathes Français. Parce qu'ils ont eu le malheur de signer une tribune au mois de mars dans le Figaro. Une tribune "au vitriol", écrit la journaliste Florence Méréo, contre les médecines alternatives et donc contre l'homéopathie. "ils nous ont traité de charlatans" s'insurge le président du Syndicat, Charles Bentz. "On ne peut pas s'en prendre, comme ça, en toute impunité, à 5000 médecins (homéopathes) en France". Et du coup, 4 mois après, il poursuit, au nom de l'organisation, ceux qu'il a pu identifié parmi les 124 signataires de la tribune.  La nouvelle a suscité un emballement sur les réseaux sociaux. Un hashtag est apparu, #soutien124. Et certains médecins, pas concernés, demandent même "à faire eux aussi l'objet d'une plainte". Pour illustrer la grogne qui saisit la profession, le Parisien livre le témoignage de Céline Berthié, une médecin généraliste d'un petit village de Gironde, Cussac Fort Médoc. "Je suis attaquée... pour préférer la vérité scientifique aux fausses croyances", s'emporte-t-elle, "ça parait dingue !". Et Céline Berthié d'évoquer tous ces patiens qui "s'automédiquent et qui arrivent dans son cabinet avec des complications".  L'hiver dernier, certaines pharmacies ont présenté des granulés comme étant "des vaccins anti-grippes". C'est très dangereux",  assène-t-elle. A la fin du mois d'août, une réunion de concertation est prévue entre les deux parties, mais il est fort probable que ce sera un échec, chacun étant déterminé à aller "jusqu'au bout".  

EUX SONT ALLES JUSQU'AU BOUT DU MONDE POUR ESSAYER D'ARRETER UN OPPOSANT POLITIQUE  

C'est le site internet Euronews qui relate cette histoire. Des hommes de main des autorités TURQUES ont débarqué à Oulan-Bator, en Mongolie, et ont essayé d'enlever le directeur d'une école âgé de 50 ans, Veycel Akcay.  Au motif qu'il est soupçonné d'être un proche de Fethullah Gülen, "du nom de ce prédicateur musulman à qui Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016". Ils étaient cinq, sont allés à son domicile, l'ont attrapé et l'ont jeté dans un minibus. A l'école où on ne le voyait pas arrivé, on a commencé à s'inquiéter avant d'alerter la police. Et les policiers ont réussi à empêcher le décollage du petit avion dans lequel les ravisseurs avaient réussi à embarquer avec leur victime. Des parlementaires se sont rendus sur place ainsi que plusieurs centaines de manifestants. Les pourparlers ont duré 8 heures. La Mongolie a fait savoir qu'elle était une nation souveraine, qu'il n'était pas question d'enlever qui que ce soit sur son sol et le directeur d'école a finalement été relâché. Cette histoire, conclue Euronews, "illustre la vaste traque engagée par les autorités turques contre les partisans de Fethullah Gülen à l'échelle de la planète".  De l'autre côté de la Planète, toujours, l'Australie a décidé d'expulser, à tout va, les ressortissants néo-zélandais condamnés par la justice.  C'est M, le magazine du Monde, qui se penche sur cette histoire. En décembre 2014, l'Australie "a amendé sa loi sur les migrations afin de pouvoir expulser tous les ressortisants étrangers condamnés à plus de 12 mois d'emprisonnement".  Résultat, la Nouvelle Zelande voit débarquer par centaines, "baluchon sur l'épaule", délinquants et criminels. Et plusieurs milliers d'autres pourraient suivre, l'amendement à la loi étant rétroactif. Et ça commence à agacer sérieusement les autorités néozélandaises. D'autant que ça porte atteinte à "la relation très spéciale" écrit la journaliste Isabelle Dellerba, qu'entretiennent les deux pays. Depuis les années 1920, les ressortissants australiens et néo-zelandais circulent librement entre les deux Etats ils ont un visa spécifique qui ne comporte AUCUNE limite de temps. Depuis début juillet, la tension monte côté néozélandais. D'autant que de nombreux expulsés "récidivent" une fois revenu au pays, ce qui provoque la colère de la population locale. Mais pour le moment, les autorités australiennes restent inflexibles.  

EN EUROPE, EMMANUEL MACRON A PRIS SES DISTANCES AVEC L'AFFAIRE BENALLA EN SE RENDANT EN ESPAGNE ET AU PORTUGAL  

Le journal Le Monde, dans son édition des 29 et 30 juillet, relate la toute premiere "consultation citoyenne" sur l'Europe que le chef de l'Etat français a animé, vendredi, au Portugal, aux côtés du premier ministre socialiste, Antonio Costa. Emmanuel Macron est allé un peu plus loin dans sa vision à dix, quinze ans de ce que doit être l'Europe de demain.  Et selon lui, rapporte Jean-Baptiste Chastaud dans le Monde, c'est une Europe à trois vitesses qu'il faut construire. Il doit y avoir "trois cercles".  Le premier, très large, doit regrouper un nombre important de pays "autour de valeurs et de principes démocratiques". En gros, on se met d'accord sur une charte. La Russie et la Turquie ont vocation, pour lui, à faire partie de ce cercle là pour peu qu'elles "adoptent des standards démocratiques". Le deuxième cercle rassemble un nombre d'Etats beaucoup plus restreint. Ce doit être quelque chose entre l'Union Européenne actuelle et la zone euro. On y développerait un marché unique fort et des politiques communes en matière "militaires, commerciales (ou encore) numériques. Et puis le 3ème cercle serait "le coeur du réacteur". il regrouperait quelques pays d'accord pour avoir "un marché du travail beaucoup plus intégré", avec des règles sociales communes, voire même un assurance chômage commune. Ce serait pour Emmanuel Macron une manière d'aller jusqu'au bout de la logique de la zone euro et de contourner les eurosceptiques.  

EN ATTENDANT, EN FRANCE, L'AFFAIRE BENALLA RESTE INCONTOURNABLE  

Il y a encore des auditions la semaine prochaine au Sénat et puis le vote de deux motions de censure à l'Assemblée. Mais vos journaux, ce matin, commencent à se pencher sur l'après et sur les conséquences de cette affaire. Avec notamment, dans le Journal du Dimanche, un sondage sur les effets en matière de popularité pour Emmanuel Macron. Et il perd très peu, le chef de l'Etat, selon cette enquête IFOP réalisé auprès d'environ 2000 personnes sur la période du 18 au 27 juillet. Moins 1% seulement avec 39 % de satisfaits. Ceci dit, il y a quand même quelques signes qui montrent un "impact réel" dans l'opinion, souligne le directeur général adjoint de l'IFOP, Frédéric Dabi. Le taux de satisfaction se tasse très nettement sur la dernière vague, du 25 au 27 juillet. Et puis Emmanuel Macron chute fortement au sein de la France de droite. Moins 5 points chez les 50-64 ans (tranche d'âge où se concentrent les conservateurs) et moins 12 points chez les sympathisants "Les Républicains" qui jusqu'ici constituaient un fort bataillon de soutien. Du côté de l'Elysée, on mise sur une certaine lassitude et les vacances qui approchent pour l'éxécutif. Emmanuel Macron doit partir en vacances vendredi prochain pour deux semaines à Bregançon.  Attention à ne pas les rater, ces vacances, mettent en garde Myriam Encaoua et Quentin Laurent dans le Parisien - Aujourd'hui en France. "Gare à l'été meurtrier". Les deux journalistes rappellent comment Jacques Chirac avait réagi beaucoup trop tardivement lors de la canicule en 2003. Comment Nicolas Sarkozy avait donné, dès l'été 2007, l'image d'un président bling bling. Et comment François Hollande, avec une pause de trois semaines, avait renvoyé l'image d'un président feignant.  

POUR PARTIR EN VACANCES,IL VA FALLOIR EVITER LE TRAIN CES PROCHAINS JOURS 

Parce que ça ne s'arrange pas à la gare Montparnasse après l'incendie d'un transformateur à haute tension, vendredi. La SNCF prévoit des perturbations "jusqu'à jeudi", préviennent vos quotidiens. Pire, ça pourrait même impacter le trafic le week-end prochain. Eh oui, car le défaut d'approvisionnement en électricité perturbe la maintenance et les vérifications de sécurité sur les rames TGV. Ce qui fait que même si on rétablit le courant jeudi, il pourrait encore y avoir des rames immobilisés samedi et dimanche.  Et puis, les coureurs du Tour de France vont bientôt eux aussi pouvoir prendre un peu de repos. C'est à petit train qu'ils vont se diriger vers les Champs Elysées, aujourd'hui, avant le sprint final. Celui qui devrait s'imposer, sauf surprise, est le gallois Geraint Thomas. Geraint Thomas qui avait terminé avant dernier lors de son premier tour, en 2007, nous apprend Mickael Caron dans le Journal Du Dimanche A l'époque, il était porteur d'eau pour le sprinter Robert Hunter. Il allait chercher les gourdes à l'arrière et il "ne réussissait pas toujours à revenir" dans le pelloton. Après sa première étape de montagne, "j'étais dans un épuisement total, raconte-t-il dans un livre, bon pour le cercueil... brisé en mile morceaux et recollé à l'envers". Il avait terminé 140ème, avant dernier, juste devant celui qui s'était fait une spécialité de finir lanterne rouge, le belge Wim Vansevenant. Il faut croire, quand même, que Geraint Thomas a été recollé à l'endroit. Ce qui lui permet aujourd'hui de plastronner dans un flamboyant maillot jaune..

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.