Une litanie de prénoms féminins fait la Une du PARISIEN ce dimanche : Pascale, Taïna, Séverine, Nadine, Michèle, Béatrice, Patricia, Georgette, Dolorès, Julie... Depuis le 1er janvier, 70 femmes ont été tuées en France par leur conjoint ou leur ex-conjoint... Gülçin, elle, avait porté plainte à cinq reprises. En vain.

J’ai découvert un nouveau mot dans le magazine PSYCHOLOGIE… Le mot « sisu ». Peut-être le connaissez-vous... Quand on le prononce en finlandais, on doit dire « sissou », car c’est donc un mot finlandais, un mot venu du Nord, désignant un concept qui serait en train de faire de plus en plus d’émules… Le « sisu » est un mélange de ténacité, de cran, de courage, de force intérieure, mais aussi de résilience. Ne jamais se laisser dépasser par les événements. Le « sisu », c’est un état d’esprit qui, visiblement, peut nous conduire au bonheur. Pour preuve, la Finlande a, pour la seconde année consécutive, été classée par les Nations Unies comme "le pays le plus heureux du monde"… Et cet état d’esprit se forge, nous dit le magazine, en tentant toujours de transformer les épreuves en opportunités… Par exemple, si, ce dimanche, vous devez monter une commode suédoise en kit, soyez patient et dîtes-vous « je vais y arriver », plutôt que de vous défouler dessus à coups de marteau ! La sérénité en toute circonstance, faire face, persévérer… Mais, parfois, en feuilletant la presse, on a du mal à rester zen.  

LE PARISIEN DIMANCHE nous raconte l’histoire de Gülçin : la chronique d'une mort annoncée

Elle était âgée de 34 ans, elle était mère de quatre enfants, et elle a été tuée par son ancien mari. Des coups de couteau le dimanche 27 janvier, juste avant 18 heures dans une rue d’Annemasse. Un homme qu’elle avait fui, précisément pour échapper à ses violences. Mais il continuait à la terroriser, la suivait et la menaçait, jusque dans le bureau de la juge aux affaires familiales, où il lui avait promis « une fin sanguine »… Il aurait pu dire "sanglante". Il a dit "sanguine"... 

A tous ceux qu’elle croisait, Gülçin répétait qu’elle était en danger, et faute d’une ordonnance de protection de la justice, elle s’était réfugiée dans un village voisin, laissant son ex-mari occuper l’appartement conjugal. A cinq reprises, elle était allée porter plainte à l’hôtel de police. En vain. Des plaintes jamais suivies d’effet. D’après Malika, l’une de ses amies, elle se rendait même chaque semaine au commissariat. 

Un jour, on refuse de la recevoir... Un autre, on l'engueule parce qu’elle vient trop souvent

Et quand, deux semaines avant sa mort, elle a demandé audience au procureur de la République de Thonon-les-Bains, le rendez-vous lui a été refusé… Dans une lettre au magistrat, elle décrivait le harcèlement dont elle était victime. Son tortionnaire la poursuivait même devant l’école des enfants. Son amie Malika ne décolère pas. 

Personne n’a levé le petit doigt pour elle !

La famille de Gülçin a annoncé sa volonté de déposer plainte contre l’Etat, et d’autres familles de victimes ont, elles aussi, décidé de se mobiliser aujourd’hui. Des familles qui lancent un appel dans les colonnes du journal…   Un appel à la mobilisation de tous et, en tout premier lieu, des pouvoirs publics.

Elles étaient nos filles, nos sœurs, nos nièces, nos amies… Pour vous, c’est un fait divers. Pour nous, un drame à jamais… Nombre d’entre elles ont porté plainte plusieurs fois. Elles n’ont pas été entendues. Elles ne reviendront pas. Pour nous, c’est trop tard. Mais nous pouvons empêcher que d’autres familles vivent de pareilles tragédies.

Faire vraiment appliquer la loi afin de mieux protéger les femmes : voilà l’objectif de ce texte, qui s’adresse au chef de l’Etat, lui demandant de « mettre fin à ce massacre ». Le 6 juillet, un rassemblement est organisé à Paris, place de la République… Et le quotidien précise que, depuis le 1er janvier, 70 femmes ont été tuées en France par leur conjoint ou leur ex-conjoint… 

Elles s’appelaient Pascale, Taïna, Séverine, Nadine, Béatrice, Caroline, Georgette, Laura, Priscilla, Gülçin… Une effroyable litanie.  

La Une du JOURNAL DU DIMANCHE sonne également comme un appel.

« Canicule : pourquoi la France n’est pas prête »

Energie, logement, transport… Les chaleurs record des derniers jours ont montré, dixit LE JDD, "la lenteur et la faiblesse des moyens consacrés à la lutte contre le réchauffement climatique"… D’où la nouvelle tribune de Nicolas Hulot, qui estime qu’il faudrait agir collectivement « comme si nous étions en état de guerre »… 

La presse régionale revient d’ailleurs sur les victimes des températures extrêmes. Un cycliste qui a succombé à un malaise : à lire dans VAUCLUSE MATIN. Un autre lors la course L’Ariégeoise : à lire dans LA DÉPÊCHE DU DIMANCHE… De son côté, MIDI LIBRE nous décrit le sud du Gard défiguré par une série d’incendies

Çà et là, on met en cause le climat qui se dérègle et, dès lors, ça ne rend que plus choquante encore la vidéo que publie LE HUFFINGTON POST… Retour une manifestation de militants pacifistes avant-hier à Paris. Ils s’étaient réunis sur un pont afin d’alerter sur l’urgence climatique. Un rassemblement dans le calme, en bloquant la circulation, et ils ont été violemment évacués par les CRS…  Les images montrent les CRS aspergeant les manifestants de gaz lacrymogène directement sur le visage. Une femme s'époumone. 

Arrêtez, je n’arrive plus à respirer !

Depuis, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une réponse policière totalement disproportionnée.  

Je vous le disais, le « sisu », cet état d'esprit résolument combatif, c'est parfois un peu compliqué… 

Le site évoque d’ailleurs deux autres polémiques.

Polémique sur le film « Aylan Baby », actuellement en tournage en Turquie

Un film inspiré par l’histoire du petit garçon syrien dont la photo du corps sans vie était, en 2015, devenue le symbole tragique de la crise migratoire en Europe… Polémique, car la famille du petit bonhomme n’a jamais donné son accord pour que ceci devienne un film. « Inacceptable », dit sa tante.

Et puis, LE HUFFINGTON POST nous donne aussi à voir une interview accordée à la BBC par le Dalaï-Lama… On l’interroge sur des propos déjà tenus il y a quatre ans… Il avait alors dit que si jamais c’était une femme qui lui succédait, il faudrait qu’elle soit "attirante"… Eh bien, il ne regrette rien – c’est un homme, et il réitère ses propos.

Les gens ne voudraient pas regarder une femme Dalaï-Lama si elle n’est pas attirante...

Malgré tout, il rappelle que la beauté intérieure restait la plus importante. On dira que ça ne coûte rien. 

Les journaux recèlent également d'autres étrangetés... 

Le Pentagone est désormais capable d'identifier une personne grâce à son rythme cardiaque. C'est à lire sur le site USBEC & RICA, qui précise que cette technologie laser, actuellement en cours de développement, fonctionne à une distance maximum de 200 mètres.

Dans LE RÉPUBLICAIN LORRAIN, on se désole d’une disparition. 

La mort de la célèbre otarie Watson, qui savait "prédire" les victoires des Bleus

Une otarie de Patagonie mâle, qui est morte vendredi au zoo d'Amnéville à l'âge de 19 ans, ce qui est, nous dit-on, un âge déjà bien avancé pour un tel animal. Watson s'était rendu célèbre en 2014, en "prédisant" avec réussite plusieurs victoires des Bleus lors du Mondial de foot. L'otarie devait choisir entre trois boîtes contenant, pour deux d'entre elles, les drapeaux des équipes et, pour la troisième, un carton indiquant un match nul. Or, elle avait notamment donné les Bleus vainqueurs face au Honduras et la Suisse. Elle s'adonnait aussi à la peinture - oui, oui, et l'une de ses œuvres avait même été vendue aux enchères il y a un an pour récolter des fonds en faveur de la sauvegarde ses océans. 

De son côté, INDÉPENDANT nous présente le vainqueur du championnat de France de barbe et moustache. Il s'appelle Kevin Vela, il a 26 ans, porte une moustache à la Dali et, bien sûr, il est magnifique.

Enfin, question d'actualité dans NORD ÉCLAIR.

Qu'a-t-on le droit de faire dans les parcs ?

La chaleur actuelle donne envie de profiter des espaces verts, mais est-on autorisé à tout faire dans les coins de verdures ? Sur les sites d'autres journaux, on répond aussi aux questions... Notamment celui de 20 MINUTES. 

Un barbecue ? Interdit. Prendre l'apéro ? A priori, la consommation d'alcool est interdite également, mais bon, on ne vous dira rien. Se mettre en maillot de bain ? Implicitement autorisé. Ecouter ou jouer de la musique ? Autorisé mais pas trop fort. 

Et a-t-on le droit de faire l'amour dans un parc ? Ben non. Formellement interdit. En revanche, rien n'empêche de s'y faire des bisous. Et ça, je ne doute pas que c'est bon pour entretenir son « sisu ».

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