C’est un appel qui paraîtra vendredi prochain dans les colonnes de TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN. Un appel inédit, signé à la fois par des responsables religieux, des avocats, d’anciens ministres et des associations de victimes...

Ils demandent la création d’une commission d’enquête parlementaire afin de faire « toute la transparence sur les crimes de pédophilie et leur dissimulation dans l’Eglise catholique ». Christine Pedotti, la directrice de la rédaction de TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN, explique la démarche dans LE PARISIEN. 

On ne peut pas continuer à avoir un scandale tous les trois mois ! Et il faut permettre davantage encore la libération de la parole et briser le silence institutionnel.

Des sénateurs, des députés qui auditionneront des prêtres et des évêques sur le fléau des abus sexuel commis par le clergé : est-ce possible au regard des principes de notre la laïcité ? Oui, répond Christine Pedotti. L’Etat doit s’impliquer et la représentation nationale a son mot à dire, afin de résoudre _« un problème qui n’est pas intraclérical »._Elle rappelle que l’Eglise n’échappe pas à la loi républicaine, qu’elle participe à des missions d’intérêt général et bénéficie, à ce titre, d’aides publiques ou fiscales.

A ses yeux, comme aux yeux des signataires de cet appel, les crimes pédophiles qui ont été étouffés par la hiérarchie catholique constituent « une atteinte grave à l’ordre public », désordre généré par le pouvoir du soupçon.

Christine Pedotti s'inquiète.

Tous les prêtres sont sous la menace d’un soupçon épouvantable.

Reste maintenant à savoir ce qu’en penseront les parlementaires, et si l’Eglise sera prête à coopérer, notamment en mettant à disposition ses archives diocésaines et celles des tribunaux ecclésiastiques.

Ailleurs dans le monde, des commissions indépendantes ont déjà enquêté sur la pédophilie dans l’Eglise 

Aux Etats-Unis, en Irlande comme en Australie où ce fut une longue enquête. Elle a duré cinq ans, et des milliers de victimes ont été entendues à huis-clos. Les investigations ont montré que 7% des prêtres australiens – 15% dans certains diocèses, ont fait l’objet d’accusation d’abus sexuels sur mineurs, sans avoir été jamais inquiétés par la justice. Dans ces conclusions, l’instance australienne recommande, entre autre, l’obligation, pour les ecclésiastiques, de dénoncer les actes pédophiles avoués dans le secret de la confession, et l’instauration d’un célibat volontaire, et non plus obligatoire pour les prêtres. Deux suggestions qui ont permis d’ouvrir le débat, mais n’ont pas été validées par l’Eglise australienne.

En France, qu’en sera-t-il ? Le quotidien a questionné Monseigneur Aupetit, l’archevêque de Paris : est-il favorable à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les crimes pédophiles commis dans les diocèses français ?

Pourquoi pas, bien sûr !

Cela dit, ce n’est pas le sujet principal de l’interview qu’il a accordée au PARISIEN. Il parle également de l’IVG, de l’euthanasie, de la PMA, de la GPA, et dit son refus de toute évolution des lois de bioéthique, invitant même les catholiques à se mobiliser.

Emmanuel Macron a changé

J’ai changé, j’ai changé… On a déjà entendu ça. « Face aux difficultés, Macron change de méthode », titre ainsi LE MONDE à sa Une, précisant d’emblée que ce changement est surtout un changement d’attitude : c’est son style, son image que le chef de l’Etat entend modifier. Se montrer moins provocateur, moins "jupitérien", mais pas question pour autant de revenir sur les réformes engagées… Illustration avec l’interview qu’il accorde au JOURNAL DU DIMANCHE.

Je ne changerai pas de politique !

C'est la citation à la Une. Il admet, cela dit, des erreurs, des propos maladroits.

Je ne suis pas parfait. Personne n’est parfait. 

Il insiste aussi sur le plaisir qu’il a à aller « au contact des gens ». Ce qu’il fait depuis deux jours aux Antilles. Un jour, il faudrait peut-être créer une commission d’enquête sur l’image que veulent donner les présidents de la République.

L'aile gauche du PS menace de quitter le parti

C'est toujours à lire dans LE JDD. Emmanuel Maurel et Marie-Noël Lienemann serait sur le départ… Au rayon politique, on relèvera par ailleurs qu’un conseiller de Valérie Pécresse porte plainte contre un adjoint d’Anne Hidalgo : une plainte pour injure publique ; il l’aurait traité d’ordure et de crevure… Et puis, dans L’INCORRECT, un mensuel très à droite, le sénateur Sébastien Meurant, un élu Les Républicains, appelle à discuter avec le mouvement de Marine Le Pen. 

A ce propos, je vous conseille la lecture des pages « Débats » du MONDE : « Comment la droite réactionnaire pèse sur les débats politiques »… L’historien Gérard Noiriel y explique notamment que le chroniqueur Eric Zemmour est « un voleur d’histoire », resservant sans cesse les mêmes plats et « campant une France comme un personnage imaginaire ». L'essayiste Guy Sorman y voit même le symptôme d’un certain révisionnisme.   

Comme tous les jours, la presse régionale apporte son lot de tristes faits divers.

Un septuagénaire qui se suicide en jetant sa voiture dans le port de Menton. A lire dans NICE MATIN. 

Une joggeuse agressée à Lorient. A lire dans LE TÉLÉGRAMME. 

Un jeune homme mortellement percuté par un TER dans le Pas-de-Calais. A lire dans NORD LITTORAL. 

Un squelette retrouvé dans la forêt de Clarensac près de Nîmes. « Est-il celui du jeune Antoine ? » s’interroge MIDI LIBRE… Antoine Zoia, 15 ans, a disparu en 2016. Il habitait à Clarensac. 

Plus joyeux dans LA RÉPUBLIQUE DES PYRÉNÉES, qui nous raconte la naissance du petit Léo. Il était très pressé, Léo. Il est né sur la place du village de Thèze, dans le camion des pompiers. Sa maman n’a pas eu le temps d’arriver jusqu’à la maternité. 

Les raisons de se réjouir ne sont pas si nombreuses, mais quand on cherche, on trouve. 

Quelques enthousiasmes

On se réjouit à la lecture du portrait d’Agnès Beuchet dans LE COURRIER DE L’OUEST. Cette Nantaise a relancé Mako Moulages, la marque de son enfance. Elle en est maintenant la patronne. Dans LIBÉRATION, une autre marque française : Armor Lux, qui, cette année, souffle ses 80 bougies. Alors que beaucoup d’entreprises de textile se délocalisent, la société des marinières continue de fabriquer 40% de ses produits dans ses usines quimpéroises, et les salariés assurent défendre ici le patrimoine régional. 

Nous sommes des Gaulois résistant à l’envahisseur !

Une autre se souvient.

Lorsqu’on était plus jeune, à l’école, il y avait marqué : ‘Interdit de cracher par terre et de parler breton’… Fabriquer encore des vêtements bretons à Quimper, c’est une fierté pour nous. 

De surcroît, l’entreprise se porte très bien. 

Pour finir, vous lirez dans L’EQUIPE l’amusant papier que Mathieu Ait Lachkar consacre au bizutage des footballeurs. Quand ils arrivent dans un nouveau club, la coutume veut que les joueurs poussent la chansonnette devant leurs coéquipiers. C'est ainsi qu'Hatem Ben Arfa a tenté de reprendre, il y a quelques semaines en arrivant à Rennes, le titre I Have Nothing de Whitney Houston... Véritable massacre. Il faudrait peut-être créer une commission d'enquête sur les footballeurs qui poussent la chansonnette. 

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