A la une en Italie

C’est la une de l’ancien organe du parti communiste italien L’Unità , qui publie l’album de famille d’un pays. Beaucoup de photos du passé, c’est vraiment intéressant, qui montrent, je cite, l’universalité des visages, des cœurs, des espoirs. Notre journal au fil des ans dans les mains d’un ouvrier, d’un citadin d’un étudiant. L’Unità était là, dans les cortèges, parce notre journal était le journal populaire. Les fantômes de ces manifestants du passé verront sans doute d’un mauvais œil les unes des autres titres italiens ce matin sur les réformes du service public– Licenciements plus faciles chez les fonctionnaires, moins de largesse pour les syndicats. Le chef du gouvernement Matteo Renzi ne convaincra pas tout le monde, expliquant à la une de la Stampa que « Ces mesures ne visent pas les ouvriers. »

Le 1er mai en Grèce, à la une d’Eleftherotypia

Sous le slogan " Plus jamais le chômage » le centre syndical d’Athènes lance un appel solennel pour la manifestation puis la grève aujourd'hui. Le cortège entendra à 11 heures des lectures de poésie et des références à des événements historiques de la journée. Même devise, pas de jeune sans emploi ! » à la une du Aftonbladet à Stockholm qui revient longuement sur la façon dont la lutte des ouvriers a aidé à construire le modèle économique suédois. Le Svenska Dagbladet , en revanche, est inquiet que ce soit aujourd'hui justement que les nazis suédois, je cite, défileront sous le slogan « pour une Suède libre », militant pour que le pays quitte l’L'Union Européenne.

10 ans d'adhésion à l'Union Européenne

Die Welt en Allemagne se distingue avec sa une jubilatoire. Quelle chance que les Européens de l’est nous aient rejoints, se félicite le journal d’Hambourg. Beaucoup craignait la pauvreté et la migration de masse. Au contraire, tout le monde y a gagné. A Varsovie, Gazeta Wyborska est d’accord – l’effort a porté ses fruits. Notre entrée dans l’L'Union Européenne ne s’est pas faite sur nos beaux yeux, mais grâce à un travail titanesque sur nos repères et sur le passé. Nous avons réformé profondément notre pays, construisant en quelques années une démocratie et un libre marché, ces deux piliers sur lesquels est bâtie une Europe unie.

Chez les britanniques

C’est une journée comme une autre, c’est-à-dire avec son lot ordinaire de unes europhobes. C’est même lassant. Prenez celle de The Express , le raid de Bruxelles contre nos retraites, sur l’image d’une vielle anglaise recroquevillée sur le lavabo de sa cuisine, désespérée par ces attaques incessantes en provenance du continent. Le résultat de ce bombardement europhobe jour après jour ? On l’a dans The Daily Mail qui nous annonce que dans certaines circonscriptions le parti indépendantiste UKIP risque de rafler plus de 50 pour cent des voix aux élections européennes, et ceci en dépit du fait qu’un électeur sur trois du parti admet que l’UKIP est raciste. Pendant ce temps les Russes se concentrent plutôt sur le 9 mai la semaine prochaine, et le défilé pour commémorer le 69ème anniversaire de la Victoire dans la Grande guerre patriotique, avec, et Izvestia l’annonce fièrement, pour la première fois dans l’Escort présidentielle le Régiment et les Marines de la Flotte de la mer Noire.

Et chez les belges

Justement, c’est l’angle que l’on n’attendait plus sur l’Ukraine. La Russie ne veut plus de vos frites! De Standaard , le journal flamand, est outré ce matin que la Russie prétexte la mauvaise qualité de vos pommes de terre, pour préférer celles, beaucoup moins chères, en provenance de l’Ukraine. Ainsi, il y aurait tout d’un coup des nématodes invisibles, des parasites, sur nos produits d’exportations. Disent-ils, dit De Standaard , sceptique. Vos nématodes seraient même responsables d’une maladie qui s’appelle la fatigue des pommes de terre, aardappelemoieheed. Je peux vous fournir l’article en VO, inspiration d’un plaidoyer vibrant un de ces jours pour essayer de ramener les russes à la raison ?

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