Les Polonais sont fiers ce matin

Maintenant que Donald Tusk est devenu Président du Conseil européen , Gazeta Wyborscka regarde en arrière, en 1980 où un jeune étudiant d’histoire écoutait Lech Walensa à Danzig. Qui aurait cru qu’il serait un jour à la tête de l’Europe?

« Il est difficile de ne pas être fier d’un pays », se félicite le journal de Varsovie, « qui s’est ainsi transformé en 34 ans d’un état à la périphérie de l’Europe à l’un des six grands pays de l’Union Européenne, dont notre premier ministre vient de prendre le leadership ».

Sa tâche ne sera pas facile, il suffit de lire la presse allemande

Drôle de sentiment, c’est comme si on lisait la presse britannique, avec un temps de retard, en raison des 12% remportés hier aux élections de Saxe par le parti anti européen et anti-immigration Alternative für Deutschland.

Die Welt montre le visage très souriant de la porte-parole du parti Frauke Petry, qui affirme quele temps est venu d’une politique de droite démocratique en Allemagne. Du coup, des titres qu’on a l’habitude de lire à Londres ou à Paris font leur irruption un peu partout dans la presse allemande ce matin, la droite traditionnelle excluant toute coalition avec ce genre de parti, mais ne sachant pas visiblement comment gérer la situation.

N’en concluez pas que la presse britannique perd en quoi que ce soit sa verve europhobe . Cela repart de plus belle ce matin. Un député conservateur vient d’abandonner son parti en faveur de UKIP, le parti qui veut quitter l’Union Européenne. Plusieurs journaux annoncent un raz de marée dans l’élection partielle qui en résulte.

Plus généralement, The Times est formel ce matin à sa une : « il faut regagner la maîtrise de nos propres frontières », et puis The Expres s remet une couche sur nos pauvres retraités britanniques, martelés par la paperasse bruxelloise.

La presse italienne a du mal à comprendre les nuances de l’allemand

Tous les journaux essaient de puiser la substantifique moelle de la conversation téléphonique ce week-end entre Angela Merkel et le Président italien de la Banque Centrale, Mario Draghi, contenu fuité initialement par Der Spiegel .

« Vous avez changé d’idée sur l’austérité ? » aurait demandé la Chancelière, selon la une de La Stampa .

Selon il Corriere della Sera qui cite le magazine allemand, Frau Merkel se serait lamentée d’un changement de cap, Draghi mettant trop l’accent sur les réformes structurelles plutôt que sur un maintien de la rigueur budgétaire. Hier après-midi les porte-parole des uns et des autres ont tenté de rectifier les tirs, mais une lecture de plusieurs compte-rendus dans différentes langues ce matin ne permet pas hélas de gagner en clarté.

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Pendant ce temps Poutine contemple le globe

Bild le montre au-dessus d’un planisphère. « Novorossia, voilà le mot le plus dangereux de notre époque », clame à sa une le journal populaire allemand. Cela signifie conquête, invasion et guerre.

La Repubblica, en Italie, paraphrase le président russe à sa une « je pourrais prendre Kiev en deux semaines si je voulais». __

Die Welt est encore plus sombre avec son titre : « hier Hitler et Danzig, aujourd’hui Poutine et Donesztk ».

Autre menace, cette fois-ci à l’autre extrémité de l’Europe, à la une du Telegraaf aux Pays-Bas, une nouvelle araignée, le spinos Endeis

Le nom scientifique spinosa se ​​réfère aux nombreuses petites épines qui sont sur les pattes de cette araignée qui s’installe au large des côtes bataves et qui avance tel un crabe géant. Comme si l’Europe avait besoin de ça, ce matin ...

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