Pas de thèmes récurrents ce matin dans la presse européenne

Les élections moldaves pointent leur nez timidement par-ci, par-là, comme dans The Financial Times qui conclut que, pour ces élections ambiguës dans un pays minuscule coincé entre la Russie et l'Union Européenne, les moldaves ont choisi l’Europe, un peu.

Sinon, en l’absence de grands titres internationaux, les journaux appâtent leurs lecteurs comme ils peuvent. Aftenposten , à Oslo, s’est jeté sur cette étude sur l’effet des talons aiguilles sur les hommes, étude qui a été menée évidemment, selon le journal norvégien, "par un universitaire français ".

Que des unes très nationales, donc

Si la presse viennoise, par exemple, est la seule à titrer sur la décision hier de Vladimir Poutine de stopper le pipeline Southstream, c’est parce que ce tuyau devait apporter du gaz jusqu’en Autriche. « Ah bon, c’est fini, donc ? » demande Die Presse à sa une.

Sinon en politique interne, Matteo Renzi pour la première fois en dessous des 50% d’opinions favorables en Italie , Corriere della Sera en fait sa une.

Ou encoreun chiffre intéressant dans le cadre du débat continental sur l’immigration dans celle du Diario de Noticias : le Portugal perd plus de 10% de ses immigrés depuis 4 ans.

El Pais, en Espagne, titre surla création d’un impôt pour encourager les grandes fortunes étrangères à investir dans le pays.

Quant aux Belges, les unes bruxelloises sont sur des disputes, ô combien venimeuses, à propos des nouveaux parkings souterrains de la capitale . Un retraité exprime sa colère un peu bizarrement dans De Standaard , outré que les escargots qu’il a l’habitude de venir cueillir depuis cinquante ans sur le site seront désormais remplis de sable.

Sinon, La Libre Belgique nous invite à voter pour le Belge de l’année.

Sinon, un étrange parallèle entre les presse néerlandaise et allemande

Si Trouw, aux Pays-Bas, demande à sa une s’il est possible de croire en Dieu sans aller à l’église, De Telegraaf titre plutôt sur la grippe aviaire , cette maladie très contagieuse, détectée dans des oies sauvages joliment photographiées survolant les polders, dans deux « monsters » très précieusement, qui est curieusement le mot néerlandais pour "échantillons".

Monstre et foi aussi, du coup, en Allemagne avec cet article cocasse dans le Berliner Morgenpost sur un panneau on ne peut plus officiel à l’entrée de la ville de Templin, annonçant "les horaires de la messe des nouilles, pour l’église du monstre des spaghetti volants ". Le panneau a été érigé par des conseillers municipaux pour plaider en faveur d’un traitement plus équitable des différentes croyances. Le maire est en colère en revanche, dénonçant cette initiative comme "pietätlos ", quelque chose de pas très pieux.

Dans la série des unes bizarres…

Aucune n’est aussi hermétique que celle de Nepzapadzag ce matin . Les journalistes de Budapest ont eu entre les mains un papier dans The New Scientist américain et concluent, après une lecture très attentionnée, qu’une seule question se pose, à savoir : "Si l’on peut créer une réplique numérique exacte du modèle des nématodes de l’animal vivant, est-ce une chose vivante ? "

Le fait qu’elle se pose en hongrois risque de prolonger, hélas, longtemps leur incertitude.

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