Le nouveau gouvernement grec a de nouveaux alliés, et pas n’importe lesquels

Barack Obama himself qui a déclaré dans un entretien sur CNN hier soir : « on ne peut pas continuer à pressurer des pays qui sont en pleine dépression ».

Les Belges notamment étaient devant leur poste car cette citation fait la une du Soir et de La Libre Belgique .

Le journal flamand De Standaard titre aussi sur la crise grecque, avec une expression anglaise en V.O : « cold turkey », « de la dinde froide ». En gros, même sens : il faut arrêter d’imposer à Athènes le sevrage brutal.

Michel Sapin fait la une des journaux partout

Il est sur toutes les premières pages, allant de la une du Svenksa Dagbladet à Stockholm jusqu’à La Stampa , à Turin, qui signale donc la rencontre entre « il colega transalpino » et le nouveau ministre des Finances grec Yannis Varoufakis.

Ainsi, la France veut « alléger » la dette grecque. Les guillemets qui entourent ce verbe dans son titre appuient la méfiance du journal conservateur espagnol ABC .

Sur place, à Athènes, mêmes images. Ta nea relève que la rencontre entre les deux ministres s’est faite dans une ambiance fort sympathique. A droite, Kathimerini est à son tour plus sceptique, accompagnant son éditorial par une photo de gros nuages sur l’Acropole : « Quel est le dogme derrière ces tractations ? Peut-être avons-nous, les Grecs, besoin d’une expérience proche de la mort pour nous en sortir, sans dire adieu définitivement à l’Europe et à l’euro ».

Les Allemands toujours aussi méfiants

Cela dépend desquels. Le journal Bild continue à parler de ces « radicalos » à Athènes. Le Frankfurter Rundschau joue à sa une sur l’étymologie intéressante des mots allemands « Schuld » et « Sculden », la même racine pour « dette » et « culpabilité ». Les Grecs veulent des réparations pour la Seconde Guerre Mondiale.

Article à contre-courant dans Die Zeit en revanche sur le paradigme grec. C’est peut-être le moment d’une vraie renaissance du projet européen qui n’était jamais sensé être une simple union monétaire. Les dettes finiront-elles par forger davantage d’unité ? Si c’est oui, comment dit-on merci en grec ? (efkaristo).

Die Welt à son tour conclut que de toute façon, personne n’a jamais rien compris à l’argent. On nous parle tous les jours de sommes faramineuses qu’il faut épargner ou qui sont anéanties. On sent le journal de Hambourg nostalgique, car il reproduit l’image d’un vieux billet de mille Deutschmark, qui, certes n’a plus de valeur, mais qui au moins, regrette le journal, « contrairement aux billets d’euro, avait une vraie valeur esthétique ».

Les Belges n’ont plus d’oiseaux dans leur jardin

C’est la fin des moineaux. On sent le Soir et La Libre nostalgiques eux aussi d’un temps où les jardins d’outre Quiévrain accueillait toutes sortes de petits oiseaux granivores, comme le verdier ou le moineau friquet qui sont de moins en moins présents, tout comme le bruant proyer qui est désormais au bord de l'extinction en Wallonie. Ils sont remplacés par la mésange charbonnière, la mésange bleue, la pie bavarde, le moineau domestique, le pinson des arbres, le pigeon ramier, la corneille noire et la tourterelle turque, mais j’arrête avec l’énumération des drôles d’oiseaux belges car cela boufferait du temps à celui qui piaffe d’impatience de prendre la parole

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