La presse étrangère se passionne pour Ségolène Royal et son arrivée au Ministère de l’Ecologie

« C’est une vengeance froide » écrit la Stampa en Italie.« C’est la revanche de l’ex » , titre leFrankfurter Allgemeine Zeitung . Longtemps pourtant, François Hollande n’a pas prononcé le nom de son ancienne partenaire. Il ne l’avait même pas invitée lors de son intronisation à l’Elysée rappelle la correspondante à Paris, Michaela Wiegel. Une réconciliation spectaculaire… François Hollande va maintenant devoir gérer sa vie privée au cabinet, sourit le journal qui raconte.

C’est le fidèle Jean-Yves le Drian, le Ministre de la Défense, qui aurait joué les médiateurs pour l’ancien couple de pouvoir, ex camarades de promo à l’ENA et dont Manuel Valls n’aimait pas l’influence au sein du parti socialiste à l’époque de Mitterrand.

C’est la résurrection de la femme trahie reprend El Mundo. Le journal rappelle que Ségolène Royal avait déjà occupé ce poste à l’Ecologie. C’était en avril 1992. Elle était alors enceinte de son 4e enfant avec François Hollande. Comme El Mundo , le Soir de Belgique adopte un champ lexical religieux : Ségolène Royal avait connu la descente aux enfers, excommuniée par Valérie Trierweiler. 2011 : défaite humiliante lors de la primaire… et le supplice n’allait pas s’arrêter là.

2012 : c’est le tweet de l’ex première dame pour soutenir son rival Olivier Falorni. Mais dans un livre ici, dans une interview là, elle glissait toujours ses messages très peu subliminaux. Louant Jeanne d’Arc dans un ouvrage sur les femmes qui ont marqué sa vie, elle signifiait qu’elle ne voulait pas finir sur le bûcher.

Précision de la BBC : c’est le départ de Valérie Trierweiler en janvier dernier qui aurait permis l’arrivée de Ségolène .

The Telegraph britannique salue également un retour spectaculair, mais se souvient aussi de cette phrase assassine à l’égard du père de ses 4 enfants : « Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il ait accomplie en 30 ans de vie politique ?». Quoiqu’il en soit de leur histoire passée,

Ségolène royal au gouvernement avec François Hollande président, c’est d’abord et avant tout un moyen d’apaiser les colères de l’aile gauche du parti socialiste.

C’est l’analyse del’Independent . Il fallait donner un signal après la nomination d’un réformiste de l’aile droite à la tête du gouvernement : Manuel Valls.

The Independent se penche sur la fin d’un autre couple au pouvoir : en Russie

Ludmilla et Vladimir Putin, c’est définitivement fini. Divorce prononcé après 30 ans de mariage. La séparation, d’un commun accord avait été annoncée devant les caméras l’année dernière. Selon Ludmilla, ancienne hôtesse de l’air âgée de 55 ans ; Vladimir était un « vampire » rapporte le Telegraph , lui n’en pensait pas moins : celui qui supporte Ludmilla plus de 3 semaine mérite un monument national ».

Le nom de l’ancienne première dame toujours restée très discrète a disparu du site internet du Kremlin, reprend the Independent. Il y a une semaine encore, Vladimir Poutine y figurait comme étant marié.

Sur son profil, on peut maintenant lire : père de 2 enfants, Maria née en 1985, Katrina née en 1986, et le quotidien britannique rapporte même la dernière rumeur totalement taboue pour la presse moscovite…Vladimir Poutine serait proche d’une gymnaste de 30 ans vue aux JO : son nom ne figure pas encore sur le site du Kremlin.

L’Ukraine et les premiers mots de Viktor Yanoukovitch après sa fuite en février dernier

Cette interview du président déchu a été réalisée hier par l’Associated Press et diffusée sur la chaîne russe DOZHD.Le Kievpost en fait un compte-rendu très factuel.

Yanukovitch ne croit pas à la tenue d’élections dès le 25 mai rapporte la journaliste Olena Goncharova. Elles conduiraient à la déstabilisation du pays et seraient entachées de suspicion prévient l’ancien Président qui assure : « je n’ai jamais donné l’ordre de tirer sur les opposants de la place Maidan » les 18 et 20 février dernier.

Yanoukovitch qui termine l’entretien avec un plaidoyer pour lui-même il espère que la France, l’Allemagne et la Pologne, les 3 pays avec qui il a négocié son retrait, revoient son statut.

« Je ne les ai jamais entendu condamner les groupes militants qui ont tiré sur mon cortège », souligne-t-il avec amertume.

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