Du Sepp Blatter partout dans la presse européenne

En temps normal, les journaux européens ne sont déjà pas réticents à titrer abondamment sur le foot, mais là, c’est l’hécatombe. Son sort inspire même de nouveaux mots. The Times parlant de « blatterism » , et intitulant son éditorial, peu indulgent à l’égard de celui qui fut Président de la Fifa, « blattered », qui sonne un peu comme... oblitéré.

Le verdict est presque unanime sur les Unes

C’est « la victoire des démocrates » pour le Berliner Morgenpost .

« Quelle belle journée », Die Zeit se félicite de la chute de ce vieux bouc de montagne nommé Sepp. « Son départ ne montre qu’une chose, son égoïsme », lance Die Welt.

Dans son pays d’origine, Le Temps concède : le Suisse qui a piloté le football mondial depuis les années 1990 n’a pas su empêcher les dérives du système commercial qu’il avait créé.

Le Neue Zürcher Zeitung applaudit le départ de ce spécialiste dans l’art de survivre. Reste la tâche herculéenne de redorer l’image de la Fédération. Tâche qui incombe à qui ?

De Volkskrant aux Pays-Bas voit le prince Ali de Jordanie prendre sa place, davantage de titres optent pour Michel Platini.

La Tribune de Genève ajoute une rare pointe d’humour dans cette sombre affaire : « Heureusement que la toute prochaine Coupe du Monde féminine, sans triche et sans fric, nous réconciliera avec ce sport ».

Puis la une la plus plombante que j’ai vue est celle deDer Standard à Vienne : « Blatter s’en va, le foot reste ».

En Russie, où aura lieu la prochaine Coupe du Monde, Izvestia ne parle pas outre-mesure de cette affaire mais interroge l’ancien chef du bureau de la Fifa à Moscou, pour qui le départ de Blatter est « le résultat de pressions européennes et américaines », même si, dit-il, « nous ne connaissons pas toutes les nuances du dossier ».

Un survivant dans la presse européenne : Alexis Tsipras

Car « Angela Merkel semble déterminée à faire ce qu’il faut, coûte que coûte », peste le journal populaire allemand Bild , « pour que la Grèce reste dans l’euro ».

À Athènes, Kathimerini a lu la tribune du premier ministre grec dans Le Monde . Le journal conservateur n’a pas apprécié. « Le glas sonne, certes, M. Tsipras, mais pour la Grèce et surtout pour votre parti, Syriza, élu sur de fausses promesses ».

Quelques articles un peu tristes dans la presse néerlandaise

Sur les 1 200 moulins du pays qui tombent souvent en ruines, faute de moyens. Une conférence organisée aujourd'hui à Amsterdam va essayer de trouver des financements.

Sinon, le premier ministre néerlandais qui fait un vibrant appel en faveur des valeurs néerlandaises, avertissant ses compatriotes qu’il est temps d’en finir avec ce qu’il appelle le « grand et gros moi » - « het groote dikke Ik ».

Pendant ce temps, The Mail britannique se demande si la vie entière n’est pas une illusion, ayant eu vent de la théorie de la pensée retardée de John Wheele r, théorie qui prétend que les choses de l’univers n’existent plus si on n’y pense pas – je me fais une petite note d’appliquer ce processus demain à cette même heure où probablement il y aura en face Guillaume Meurice...

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