La presse européenne ressemble ce matin à un bulletin d’école géant

Les journalistes ont lu lesrésultats de l’étude PISA (Program for International Student Assessment) conduite par l’OCDE, sur les performances des écoliers de notre continent . Ce matin donc -les bonnes et les mauvaises notes, les plus mauvaises surtout en Suède qui a vu la plus grande chute dans ses performances.Les journaux sont choqués : le Dagens Nyheter parle de résultats « misérables », « cataclysmiques », j’ai vu le mot plusieurs fois, et appelle à une commission de crise.

Le responsable ? Plusieurs titres mettent en cause « le principe de l’école libre, responsable de la grande fissure de notre société » selon le Svenska Dagbladet , - « voilà ce que c’est, quand les riches peuvent acheter de meilleures chances dans la vie pour leurs enfants », conclut le Aftonbladet .

Ailleurs aussi les mauvais élèves de la classe européenne font le point : Eleftherotypia à Athènes déplore que de moins en moins de jeunes grecs sachent lire ; El Païs regrette que l’éducation stagne en Espagne, surtout comparé à l’Asie.

Puis à Londres, tout est dit sur les résultats britanniques dans le titre de l’éditorial du Times ce matin : « Just Average » – moyens, tout simplement.

Il n’y a pas que de mauvais élèves. En Italie La Stampa se félicite des progrès encourageants en mathématiques sur place . Le Berliner Morgenpost constate que les jeunes berlinois font nettement mieux que lors de la dernière étude il y a 12 ans, mais en gros le sentiment est le même dans toutes les langues : « peut mieux faire ».

Affaire Snowden toujours

Hier le rédacteur en chef du Guardian , le journal à l’origine des fuites, a été entendu par une commission parlementaire. La séance a surtout choqué Der Spiegel qui la compare ce matin aux procès de la justice nazie.

Les journalistes allemands relèvent la même question sinistre qui a été posée naguère aux résistants par les juges nazis : Mais vous aimez votre pays ?

Dans [The Guardian ](The Guardian), l’un des membres de la commission affirme néanmoins qu’il ne faut pas tirer sur le messager, mais convoquer les vrais responsables, les chefs des services secrets.

De toute façon, beaucoup de journaux attendent des fuites encore plus choquantes dans les jours à venir : De Volkskrant aux Pays-Bas, indique que nous n’en sommes qu’à 1% des révélations pour le moment.

Puis, pour finir, la presse britannique se délecte des awards hier pour la plus mauvaise littérature érotique. C’est même à la une de l’I ndependent ce matin. La palme revient à Manil Suri et son livre de science-fiction, la Cité Du Diable, décrite comme « une orgie bisexuelle subatomique ».

Je vous cite un extrait lorsque le couple des héros font l’amour dans une cabane sur une plage – cela perd un peu dans ma traduction mais – « certainement des supernovas explosèrent à cet instant-même quelque part dans une galaxie lointaine. La hutte où nous étions disparut soudain, et avec elle la mer et les sables. Seul le corps de Karun, enchevêtré dans le mien, demeure. Ensemble, nous courrions nus, tels des super héros dépassant soleils et systèmes solaires, nous enfonçant au milieu des essaims de noyaux nucléaires et de quarks. »

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