L’Allemagne en deuil hier après la mort de l’étudiante Tugce Albayrak, abattue après avoir défendu deux adolescentes dans un fast-food

La presse est remplie ce matin d’images des funérailles . Der Spiegel zoom sur deux roses blanches avec à sa une : « Tugce, la courageuse qui ne voulait pas détourner le regard ».

La photo la plus poignante est à la une de Die welt où l’on voit son cercueil, recouvert de la robe blanche avec laquelle elle avait l’intention de se marier.

Des unes politico-juridiques

Il y a la chute de la coalition entre sociaux-démocrates et verts en Suède après seulement deux mois. « Oups ! On aurait dû mieux négocier », une phrase qui résume le sentiment général dans le Svenska Dagbladet .

« Réformes judiciaires de la procédure pénale en Espagne à la une d’El Pais » , le gouvernement limite l’instruction des dossiers à six mois.

Puis le salaire des juges allemands - on en voit quelques-uns avec leur toges rouge flamboyant dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung , le journal s’indigne : « Il n’y a qu’en Arménie et en Allemagne où les juges en première année sont payés moins que le salaire moyen ».

Cela commence à sentier les fêtes de fin d'année…

Le Père Noël fait irruption dans la presse, ou plus précisément ses variantes locales. Le Berliner Morgenpost s’insurge contre la décision du grand magasin berlinois, le KDW , de licencier son père Noël culte de 72 ans.

En Belgique, de Standaard , soucieux de la précarité de ce poste saisonnier s’il en est, montre un jeune enfant demandant à un St Nicolas : « tu gagnes combien, toi ? .

En Suisse, on apprend dans le Matin qu’être le patron des enfants n’est pas une sinécure. Le Saint Nicolas apporte des biscômes (des pains d'épices) aux enfants suisses, mais certains le confondent avec le Père Noël et attendent de plus beaux cadeaux.

Deux tableaux fascinent la presse

On peut toujours compter sur Le Matin, justement, pour propager les folles rumeurs du web : « La Joconde était-elle une esclave chinoise, voire la mère de Léonard de Vinci ? » le journal suisse scrute l’oeuvre.

Puis tableau de la famille royale espagnole dans les pages Gotha sur place, celui commencé en 94 par le peintre Antonio Lopez et qu’il aura mis 20 ans à terminer. ABC compare leurs visages d’hier et d’aujourd’hui, concluant que ceux qui étaient ne sont plus et que ceux qui ne sont plus sont en train d’être, conclusion seulement possible en espagnol où il y a deux verbes pour « être ». Du coup, totalement impénétrable pour nous autres.

Le mot de l’année en Autriche

Der Standard révèle qu’avec 42% des suffrages, c’est –« situationselastisch », « flexible selon les circonstances ».

Une autre récompense

The Guardian britannique parle de l’Award de la plus mauvaise description du sexe en littérature, décernée cette année à Ben Okri, auteur de romans de science-fiction. Je ne suis pas sûr que ma traduction rende toute la saveur de l’original mais voici un extrait concernant des ébats entre deux astronautes :

Lorsque sa main effleura son téton, cela déclencha un commutateur dans sa tête et elle s’alluma. Elle se régala de ses sensations douces-amères inondant son cerveau. Portée par des courants tièdes, n’étant plus de ce monde, l’univers tout entier se déroula en elle. Quelque part dans sa nuit secrète, une fusée explosa.

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