Une déclaration inhabituelle à la Une du Jornal de Noticias__

Déclaration de foi même, suffisamment rare pour être signalée.Le Jornal de Noticias à Lisbonne publie aujourd'hui un engagement de confiance à l’égard de ses lecteurs :

Depuis le corps même de ce journal avec son patrimoine de 126 ans, de grands journalistes, fidèles à notre terre, avec notre accent du nord du Portugal, nous nous sommes toujours battus contre le centralisme, la misère, l'ignorance, la jalousie et la tyrannie, refusant le journalisme « potelé doux ». A la place, avec des millions de mots, nous avons cultivé la prose instruite, engagée, parfois en colère. Tout ceci pour fêter leur nouvelle édition numérique, qui veut faire de ce journal, déjà un grand journal, un journal meilleur. Venez avec nous pour ce voyage!

Politiken , à Copenhague, s’insurge à sa une contre de l’injustice.

Nasim Mashir a obtenu l'asile au Danemark il y a 14 ans, ayant fui les Talibans avec sa famille.

Il répond à toutes les exigences d'une citoyenneté danoise, mais sa demande vient d’être rejetée car il a été condamné à une amende de 3€ pour avoir mis le feu accidentellement à une petite haie lorsqu’il tondait son jardin.

A Stockholm, le Aftonbladet fait son éditorial aussi sur l’immigration, « ce petit ruisseau en provenance de la grande misère de notre planète ». On peut beaucoup critiquer notre gouvernement actuel, mais une chose dont on peut être fier, c’est de notre politique d'asile généreuse. Ceci à un moment où la plupart des pays d'Europe vont dans la direction opposée.

Voici qui enchaîne sur la presse de mon pays, avec la une fatigante, franchement, de The Express : « Pas d’allocations pour les migrants !»,une suivie d’un point d’exclamation qui impose un ton jubilatoire. Quand on creuse l’article, il ne s’agit pas d’une décision, mais de la recommandation proposée par un think-tank de droite. Dans le flot quotidien d’europhobie dans la presse d’outre-Manche, The Guardian élève sa voix dans son éditorial ce matin : en refusant son attitude sur la mobilité au sein de l’Europe, Angela Merkel a exposé la plus grande faiblesse de David Cameron, son incapacité à « lire », « to read », les étrangers, et cela pousse chaque jour la Grande Bretagne vers la sortie de l’Europe.

A quelques jours des 25 ans de la chute du mur de Berlin

Cela commence à se sentir sur place. Le Berliner Zeitung nous propose une expérience multimédia pour revivre la nuit des nuits, « die Nacht der Nächte », quand le mur est tombé.

Le Berliner Morgenpost propose une galerie de photos 25 ans, avant et après, dans beaucoup d’endroits, comparaison fascinante pour ceux qui aiment cette ville.

Puis Die Welt donne la parole à un journaliste très connu, grandi dans l’est, et qui explique pourquoi il a pleuré récemment en écoutant l’ancien hymne de la RDA et qui déclare, et cela rappelle la fin du film Goodbye Lenin, « c’était un pays qui avaient certes beaucoup de défauts, mais c’était mon pays ».

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