Les tensions actuelles entre les Etats-Unis et la Russie à propos du dossier syrien engendrent des problèmes de logistique pour le G20 à St Petersbourg en cette fin de semaine

C’est la Une du journal russeIzvestia ce matin. La question est simple : comment placer Vladimir Poutine et Barack Obama, vue l’antipathie qui règne actuellement entre les deux hommes ? Faut-il suivre l’ordre des pays selon l’alphabet cyrillique ou anglais ?

Traditionnellement, rappelle le journal, le placement autour de la table est déterminé en fonction de l'alphabet du pays hôte du sommet. Manque de pot dans l’alphabet cyrillique, cela met les deux hommes pratiquement l’un à côté de l’autre, avec seulement le roi d'Arabie saoudite entre eux, lequel, de surcroît, soutient l'opération militaire américaine contre le régime de Bachar al-Assad. Du coup, selon le journal, c’est l’anglais qui l’emporte, car cela met non seulement l’Arabie Saoudite, mais aussi l'Afrique du Sud, la Corée du Sud et le Royaume-Uni entre les deux hommes. Pour le moment un tête-à-tête entre Poutine et Obama n’est pas prévu mais, selon le chef du protocole russe, ils auront tout loisir de se voir en privé, s’ils le souhaitent.

Toujours à propos du conflit syrien, la Suède va être le premier pays de l’UE à accueillir des réfugiés syriens sur son sol

Selon le Dagens Nyheter à Stockholm, les Suédois vont « suivre le droit international, selon lequel il faut accorder des permis de séjour permanents s’il est vraisemblable qu’un conflit durera pour un temps indéterminé ». Le quotidien cite le directeur de l’Office suédois de l’Immigration. Cette décision implique également que les 8 000 refugiés syriens déjà présents en Suède pourront y rester pour une durée indéterminée et qu’ils auront également le droit de faire venir leurs familles.

Le journal de Stockholm rappelle que jusqu’à présent, deux millions de Syriens ont fui le conflit dans leur pays.

Bisbilles dans la famille royale en Belgique

Une chaîne flamande a diffusé le témoignage de Sybille de Sélys Longchamps. C’est la mère de Delphine Boël, dont on dit que c’est la fille cachée de l’ancien roi Albert II.

Des extraits de l’entretien paraissent en long et en large dans la presse belge, où il est question des frasques secrètes. « L'accouchement, qui devrait être un moment heureux, pour moi, n'évoque pas de bons souvenirs, dit par exemple Madame Longchamps, même si j'aime le petit enfant qui vient de naître, et qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau au roi. Celui-ci n’était pas présent, mais, ajoute-t-elle, j'ai quand même reçu 24 roses rouges de sa part envoyées via un ami... »

Elle poursuit en racontant les rencontres secrètes dans la maison de Zoute et des promenades secrètes entre la fille supposée du roi et son père dans la forêt de Soignes.

Le Soir de Bruxelles cite en revanche l’avocat du Palais Royal, avec un démenti. Mais c’est tout de même la première fois qu’Albert II réagit via son avocat à la procédure en reconnaissance de paternité introduite par Delphine Boël. Une procédure que le Roi a accueillie avec « sérénité », selon le journal.

En Espagne aussi, la monarchie a des démêlées avec la justice

SelonEl Mundo , il y aurait de nouvelles preuves selon lesquelles la fille du roi, la infanta cristina –aurait été nettement plus complice que l’on croyait dans une tentative de fraude fiscale de la part de son époux. Différents sons de cloche - le journal très royaliste ABC a recours à des lettres en gras pour indiquer ce matin que sa rédaction a vu des papiers qui prouvent que les 1,2 millions d’euros que le Roi a transférés à sa fille en 2004 était bel et bien, en gras donc, un prêt, et non pas un cadeau. Les documents que nous avons vus démontrent la completa legalidad de ce prêt. Point.

Les Suisses sont un peu moins sûrs d’eux-mêmes ce matin

L’impensable a eu lieu. Roger Federer a perdu son huitième de finale à l’US Open, ce qui déclenche pas mal de commentaires dans la presse ce matin.

Le Temps insiste sur le fait qu’il faut replacer cette défaite dans son contexte. Aucun sportif n’a obtenu autant d’éloges que Roger Federer. « Roger» est devenu une légende par son comportement fait d’une remarquable dignité. Le joueur vient d’un pays de 8 millions d’habitants dans un monde de 6 milliards.

Les gens associent à la Suisse les facteurs de fiabilité, précision, modestie et perfection qui correspondent bien à Roger, un peu comme si la neutralité suisse le transformait en citoyen du monde.

Le Neue Zürcher Zeitung est plus désespéré et surtout, le titre de son éditorial capte le sentiment de désarroi national déclenché par cette élimination – et donne aussi le titre le plus imprononçable de la journée. Cela veut dire plus ou moins « moyen de chez moyen » : Durch und durch durchschnittlich.

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