La France à nouveau à la une des journaux ce matin

Et comment ! Dans le match opposant Valérie Trierweiler aux porte-hélicoptères Mistral, les rédactions ne savent pas où donner de la tête.

On commence avec le Mistral. Ce qui est très curieux, ou intéressant, c’est qu’il n’y a pas grand chose dans la presse russe. J’ai bien pris soin de copier-coller « Mistral » en alphabet cyrillique dans les moteur de recherche d’Izvestia , du journal financier Vedomosti, ou encore dans Nezavissimaia Gazeta – inconnu aux bataillons, en tout cas le moins que l’on puisse dire est que le revirement de la France ne figure pas trop sur les premières pages moscovites ce matin.

Cela fait la une de quelques journaux : De Standaard en Belgique, ou le Süddeutsche Zeitung qui parle d’une « décision bien accueillie et applaudie par l’OTAN ». Le journal de Munich donne en revanche la parole au vice-président du gouvernement russe, Dmitiri Rogosin qui affirme que la France perd sa réputation de partenaire commercial fiable.

The Independent, en Grande-Bretagne, est moins élogieux. Tout en acceptant qu’il s’agit d’une décision significative, le journal titre sur la France qui a fini par faire marche arrière, et surtout cédé, capitulé même, « caved in », suite aux pressions de ses alliés.

Les journalistes européens ont lu donc le livre de Valérie Trierweiler

Ou à défaut ils ont précipité les extraits publiés dans Paris Match hier dans leurs google translator. En tout cas, c’est une occasion de comparer différentes façons à travers les langues continentales de dire « régler ses comptes », ou « ravageur » - c’est le titre de La Libre Belgique par exemple.

Le mot « infidélité » est particulièrement saisissant en danois, sur la première page de Politiken – Hollande’s utroskab.

La photo de l’ex première dame et « sa plume vénéneuse », je cite Corriere della Sera à Milan, l’emporte nettement contre le navire de guerre dans la presse italienne.

C’est tout le contraire de la presse espagnole, où le Mistral marque des points,le sans doute futur best-seller de l’ex première dame n’est guère mentionné dans les premières pages madrilènes , El Mundo accordant plus d’importance au nouveau centre Pompidou de Malaga, copie de son grand frère à Paris.

En tout cas, les journalistes du Temps à Genève ne vont pas se précipiter sur « ses confessions faussement naïves », je cite. A l’aune des extraits aux forts relents de déballage dévoilés en amont, l’ouvrage de l’ancienne compagne de François Hollande ne sera pas celui qui restaurera la grandeur de la fonction politique en France.

Sinon, en Grande-Bretagne, The Economist parle du président priapique de la France, « France’s priapic président » (relatif à Priape, le Dieu de la fidélité dans la mythologie grecque). « Si la porte de la chambre des hommes politiques s’ouvrait petit à petit en France, Mrs. Trierweiller viendrait de la sortir de ses gonds dans une explosion massive ! » conclut le journal.

Pendant ce temps The Express continue à fulminer contre Bruxelles à sa une…

« Bruxelles et ses bureaucrates qui s’en prennent à notre traditional way of life », le mode de vie traditionnel britannique, en interdisant tondeuses, bouilloires et toasters trop gourmands en énergie. Bruxelles qui de toute façon risque d’être privée cet hiver d’électricité, suite à ce que Greenpeace appelle la politique énergétique désastreuse du pays.

Le journal Dernière Heure cite le ministre de l’Intérieur belge qui détaille, cartes à l’appui, les mesures nécessaires pour éviter un black-out total – ou comme le dit de manière dramatique le journal, « que l’on débranche carrément la Belgique ».

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