En Ukraine, le Kievpost affirme ce matin que nous avons atteint « le point de non retour ».

En effet, dans un éditorial dramatique intitulé « s’il vous plaît, ne nous tournez pas le dos! ». Pour la première fois depuis des semaines, même la presse russe fait sa Une sur les derniers évènements à Odessa, cette « tragédie », c’est la Une d’Izvestia ce matin qui dénonce ces crimes odieux commis par les autorités de Kiev contre leur propre peuple avec une quarantaine de personnes, principalement des pro-Russes tuées dans l’assaut contre le siège de la police de la ville.

Plus sobre,Nezavissimaia Gazetaen appelle à Kiev pour « abandonner les opérations militaires afin de trouver un langage commun avec les habitants des régions du sud-est ».

La presse à l’Occident constate aussi cette spirale de la violence

Le terme est à la Une de Der Standard à Vienne.

L’Ukraine est « hors contrôle » pour le Frankfurter Allgemeine, sombrée dans l’abîme, entre deux mondes différents. Pour Die Welt , ce n’est qu’une question de temps avant que Moscou n’intervienne.

Sinon, nouveau ton dans la presse allemande, surtout à gauche, contre ce que le Süddeutsche Zeitung à Munich appelle « la junte de Kiev » qui tire désormais sur ses compatriotes, rendant la séparation du pays de plus en plus probable. __

Der Spiegel fait part aussi des différences au sein de la coalition allemande, l’un des chefs de la droite faisant part dans le journal de ses critiques à l’égard de l’intervention, la semaine dernière, des représentants militaires allemands sur place.

Pendant ce temps, d’autres journaux rappellent d’autres guerres

The Independent britannique se distingue en faisant régulièrement sa Une sur la Première Guerre Mondiale en ce moment , et interroge ses lecteurs aujourd'hui sur les vraies raisons qui ont poussé la Grande-Bretagne à y participer, le tout sur une photo d’un champ de coquelicots en Flandres. Le journal tente de démontrer que la vraie raison de l’entrée en guerre était les incohérences du système de classes de l’époque.

Puis, photo impressionnante sur la première page du Telegraaf, prise hier soir au centre d’Amsterdam. Deux minutes de silence, sur le Damrak comme dans 1.500 autres endroits au Pays-Bas, pour se souvenir de tous les Néerlandais morts pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

D’autres conflits séparatistes à la Une

L’ombre du passé en Irlande du nord est sur les premières pages à Londres, Belfast et Dublin après la libération sans inculpation du chef de Sinn Fein Gerry Adams à propos d'un meurtre commis par l'IRA dont il aurait été l’un des commanditaires en 1972. The Daily Mail est outré qu’il puisse s’ériger lui en victime de cette affaire, tandis que The Financial Times plaide pour que des nuages sombres du passé n’entravent le processus de paix.

Même à Dublin, The Irish Independent constate que le meurtre de cette femme catholique, faussement suspectée par l’IRA d’être une informatrice, est l’une des affaires les plus sombres de la lutte pour l’indépendance irlandaise.

Régionalisme toujours et ABC, à Madrid, reproduit ce matin l’une de ces vieilles cartes pour dénoncer, à sa U ne, les 10 mensonges concernant l’Espagne de la part des indépendantistes catalans après la publication d’un nouveau livre visiblement très polémique cette semaine.

Puis record de la plus longue émission de radio, c’est dans Dernière Heure.

L'animateur de radio flamand Lennart Creël a mis fin hier à sa tentative de battre le record après 190 heures d'antenne en continu sur la radio flamande Club FM . Sa tentative avait débuté samedi il y a dix jours à 15 heures et s'est terminée dimanche à 13 heures. Le journal reste hélas muet sur le contenu de cette prestation.

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