Parle-t-on du FN dans la presse européenne ?

Les évènements d’hier atteignent pas mal de journaux, de unes même. Le mot prononcé par Jean-Marie Le Pen, « félonie » est à la une de La Libre Belgique , « j’ai honte que la présidente porte mon nom », celle du Soir de Bruxelles .

Ailleurs aussi.

« Le FN fusille son fondateur » à la une d’ABC à Madrid, le mot « bâillon » dans celle de La Stampa à Turin, et pour le Tageszeitung allemand, « le chat met fin au jeu de la souris ».

Comme toujours, le côté dramatique du coup de grâce atteint son comble en néerlandais avec ce titre partout : « le FN suspend son fondateur », « FN schorst oprichter Le Pen ».

C’est évidemment un scénario très shakespearien

Déjà pas mal de parallèles dans les médias français hier soir. The Times tout de même a le droit de voir dans ce père jadis tout puissant déchu et voué à l’ignominie par sa propre fille, un parallèle frappant avec le Roi Lear, mais, contrairement à la pièce, « aucune rédemption dans ce récit attristant ».

Pour Le Temps en Suisse, « c’est à Marine Le Pen d’assumer son parricide, mais la guillotine politique, dans un parti historiquement hostile à la République, n’est pas un instrument facile à manier ».

Shakespeare toujours...

Et tu, Brute? Jules César le dit quand son plus proche allié, Brutus, lui donne le coup fatal. Cette phrase m’est venue à l’esprit en apprenant dans The Economist que finalement, le leader des Libéral democrats, seul parti un tant soit peu europhile en Grande Bretagne, serait éventuellement d’accord sur un référendum sur l’Europe, si c’est le prix à payer pour une nouvelle coalition avec les conservateurs.

Non que les élections retiennent outre mesure l’attention des journaux outre manche.Le journal de centre gauche The Independent poursuit ses unes « space » avec la culture des amandes responsable de la sécheresse en Californie, tandis que le seul journal populaire de gauche, The Mirror, réserve sa une au fait qu’une facebookeuse avait prédit 24 heures avant l’annonce officielle et dans l’ordre exact les trois prénoms de vous savez qui ...

Un autre bébé fait les titres en Italie...

« Una bellissima bambina », comme dit Corriere della Sera , une jeune fille née hier d’une mère nigériane à bord d’un bateau de la Marine italienne parti secourir de nouveaux migrants au large des côtes de la péninsule. De nombreux tweets ont mis sa photo avec celle de Charlotte Elisabeth Diana, deux magnifiques bébés.

La disparition d’un journaliste espagnol...

Jesus Hermida, c’est le Léon Zitrone espagnol, est décédé hier à 77 ans, « celui qui a accompagné l’Espagne vers la lune », je cite ABC qui évoque ses débuts en 69. Ensuite avec ses poses, prenant souvent appui sur ses coudes pour mieux regarder l’Espagne de la démocratie les yeux dans les yeux, c’était pour El Pais , « el maestro » de la télévision.

Des images frappantes

Hier soir, deux minutes de silence aux Pays-Bas.On les imagine, en voyant dans De Telegraaf la photo de tous ceux rassemblés dans la place principale d’Amsterdam à 20h hier soir pour se souvenir des morts dans les guerres, tout comme ces milliers de Danois sur la première page de Politiken , commémorant le 70ème anniversaire de la libération de leur pays , la dernière fois que notre continent a eu quelques ennuis avec l’extrême droite.

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