De nouvelles ramifications dans l’affaire des écoutes

Y aura-il un procès en Espagne contre la National Security Agency américaine pour cybercriminalité? Le procureur général de Madrid demande au Directeur du journal El Mundo de céder des documents détaillant l’ampleur des écoutes sur une période de trente jours en décembre de l’année dernière, c’est la Une du journal ce matin.

D’autres « révélations toxiques », dans The Independent britannique et qui vont sans doute mettre du piment dans les relations pas forcément excellentes déjà entre Londres et le reste du continent : « cela devient de plus en plus évident que la Grande Bretagne, elle aussi, écoute les Allemands depuis son ambassade à Berlin, qui se trouve à quelques mètres du Bundestag » . Le journal indique la présence d’une structure comme une tente sur le toit de l’ambassade, en place depuis 2000, difficilement visible par les Berlinois, à tel point d’ailleurs que la presse berlinoise ne l’a pas vu non plus –mais cela ne saurait tarder.

Du côté grec aussi, Eleftherotypia pose ce matin les questions « restées sans réponse depuis trop longtemps ».Les autorités américaines auraient écouté le portable du premier ministre Kostas Karamanlis pendant les Jeux olympiques de 2004. Pendant combien de temps, et qui a donné l’ordre ? « Plus de 8 ans après, malgré l’indignation sur place, toujours pas de réponse », rappelle le journal d’Athènes.

Les Belges sont très inquiets ce matin

Tous les journaux mettent à la Une les conclusions en effet troublantes d’un article du numéro de novembre du National Geographic : « Une grande partie de la Flandre sous l’eau en cas de fonte des glaces continentales » . En raison du réchauffement de la planète, il y a fort à parier que des villes comme Londres ou Venise disparaîtraient de la carte mais également de grandes parties des Pays-Bas, du Danemark... Et c’est la Flandre, comme dit La Libre Belgique qui « risque de boire la tasse. »

Les Belges pourraient de toutes façons se consoler en faisant leur valise, car d’autres journaux européens ce matin ont jeté un œil sur les dernières recherches de l’université de Berkeley aux Etats-Unis selon lesquelles une étoile sur cinq dans la Voix lactée aurait une planète habitable.

« Vous en avez marre de vivre ici ? demandeThe Independent - regardez dans le ciel, la planète habitable la plus proche se trouve à peine à 12 années lumière de nous, elle est même visible à l’œil nu ! »

Le tout qui conduit le journal de Telegraaf néerlandais à conclure, à sa Une également, que notre planète terre est un brin moins unique ce matin .

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