Hier, en Allemagne de nouvelles manifestations de Pegida (le mouvement des patriotes contre l’islamisation de l’Occident)- et un changement de ton dans les journaux

Les « anti Pegida » l’ont emporté. « On éteint les lumières contre Pegida », la une du Frankfurter Allgemeine Zeitung montre la cathédrale de Cologne ainsi que la porte de Brandebourg à Berlin, plongées dans le noir comme signe de protestation. Finalement, « l’Occident reste cantonné à Dresde », ironise le Tageszeitung tandis que le journal populaire Bild, de loin le plus lu outre-Rhin, donne la parole à 80 personnalités allemandes qui disent « Non » à Pegida.

Le mouvement fait des émules ailleurs en Europe

C’est ce que prétend La Tribune de Genève ce matin, notamment en Suisse et en France. Quand on creuse l’article, il s’agit pour le moment de pages Facebook ou d’appels à des manifestations.

Tout un article dans The Independent britannique sur le scandale soulevé en France par le dernier livre de Houellebecq.

Puis un autre polémiste français. Le Soir de Bruxelles évoque les mesures de sécurité pour encadrer la venue d’Eric Zemmour à Bruxelles aujourd'hui.

Pas de Pegida en Grande-Bretagne, mais une presse toujours aussi xénophobe

Petit à petit, jour après jour, The Express enfonce son clou. Aujourd'hui, la une est consacrée à tous ces chauffeurs de taxi venus d’ailleurs « qui ne parlent même pas anglais ».

Mais la palme de la une la plus bizarre, et de loin, c’est celle du journal normalement bien constitué qu’est The Independent sur cet éleveur britannique obligé de massacrer un troupeau de vaches nazies. Crées en 1920 en Allemagne, et importés en Grande Bretagne en 2009, les vaches Heck ont essayé à plusieurs reprises de tuer ses employés. Le fermier rassurera les lecteurs désemparés en indiquant qu’il en a fait de succulentes saucisses.

Des nouvelles du prince Andrew ?

De plus en plus problématique. The Mirror montre la tanière, en Floride, dans laquelle il aurait fait l’amour avec une jeune Américaine de 17 ans, mineure selon la législation locale. Le journal saupoudre ses comptes rendus avec l’adverbe « allegedly », prétendument.

En revanche les majuscules imparables du Mai l vont faire froid dans le dos au service com de Buckingham. Le journal dresse la liste des dix questions auxquelles il FAUT que le fils de la Reine réponde dans cette affaire de plus en plus louche, « murky affair ».

Pendant ce temps, l’euro s’effondre sur les marchés

« Syriza veut faire de la Grèce la nouvelle Corée du Nord », c’est la une la plus saisissante dans Ta Nea à Athènes, sur la campagne électorale et que l’on doit à l’actuel premier ministre.

Quant au sort de la monnaie unique, je vous recommande l’éditorial de Publico à Lisbonne qui rappelle l’ancien art des haruspices, ceux qui savaient l’ire l’avenir dans les entrailles des animaux . « Il vaut mieux en consulter un pour comprendre quelque chose aux discours de la Banque centrale Européenne », ironise le journal.

Pour finir, la presse européenne a écouté France Inter hier

La Libre Belgique oui : « Quand une Belge allume le président français ». Tout un papier sur Charline Vanhoenacker, la Belge qui ose. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le président français n'a pas autant ri que le reste du studio, « juste un petit rictus crispé de temps en temps », fin de citation.

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