Les commémorations du génocide au Rwanda à la une de la presse européenne

Le Frankfurter Allgemeine Zeitungtitre sur legénocide le plus rapide des temps modernes.La Libre Belgique rappelle que le20ème anniversaire de ces événements dramatiques s’étendra sur cent jours pour faire écho à la centaine de jours qui a suffi pour exterminer 800 000 personnes, essentiellement issues de la minorité tutsi, entre avril et juillet 1994. Contrairement à la France, la Belgique participe sur place. Le journal bruxellois cite le ministre des Affaires Etrangères belge, Didier Reynders : "Ce que nous allons faire, c’est commémorer un génocide, c’est-à-dire rappeler la mémoire des victimes, de leurs familles". L’ancien premier ministre britannique Tony Blair signe pour sa part une tribune dans le Guardian où il parle dunouveau Rwanda comme un « phare d’espoir », avant de faire beaucoup de pub pour sa propre fondation, très active sur place ces dernières années, dit-il. __ Le Temps, en Suisse, consacre son principal éditorial au président rwandais, Paul Kagame. Y a-t-il un dirigeant africain plus impénétrable ? demande le journal qui le compare à Janus, avec ses deux visages. Certes, il a métamorphosé le Rwanda en une nation dont la stabilité et le développement économique relèvent quasiment de l’utopie dans une Afrique des Grands Lacs rongée par ses fragilités endémiques. Mais là, sa dérive autoritaire est de plus en plus flagrante et le crédit dont bénéficiait le président rwandais a fini par s’éroder. C’est précisément parce que tout le monde est resté coi quand il aurait fallu hurler, il y a vingt ans, qu’il ne faut plus se taire aujourd’hui. ### Les élections hongroises sont évidemment à la une de Népszabadság

Comme tous les journaux budapestois ce matin. Le Madgar Nemzet, la Nation hongroise, cite Victor Orban, vainqueur, qui a salué la foule de ses fidèles avec « amour et respect » : « Nous avons la force pour mener à bien le travail. Le premier ministre reconduit a notamment remercié les générations anciennes qui ont rendu ces élections possibles, notamment en endurant le communisme ».La une de Nepszava, la voix du peuple le cite encore parlant de sa majorité: la Hongrie est désormais l’un des pays les plus homogènes en Europe, politiquement. Le ton est moins euphorique ailleurs. Der Spiegel s’inquiète des avancées du parti antisémite Jobbik et dans le pays voisin,Der Standardà Vienne regrette qu’une fois de plus l’Union Européenne détourne le regard de ce qui se passe à l’est du continent : « Nous étions tellement fixés sur notre crise de l’euro, nous avons oublié le problème essentiel dans les nouveaux pays membres, - qui est – leur idée parfois approximative de la démocratie ». ### Le turbulent ministre de l’Education britannique donne une raison inattendue pour le succès de la City

Michael Gove fait souvent parler de lui en ce moment, ayant déjà critiqué récemment ses propres collègues et ministres trop snobs et élitistes au gouvernement. La presse britannique a eu écho de la dernière séance du cabinet où il a expliqué son avis pourquoi la City de Londres attire autant de talents étrangers. Ce ne serait pas, comme on le prétend souvent, pour des raisons fiscales, ni liées aux nouvelles technologies, ni même culturelles que les nouveaux entrepreneurs affluent vers la capitale anglaise. C’est tout simplement qu’ils pensent y trouver, je cite les termes exacts du ministre, des quantités industrielles de bon sexe ! – loads of hot sex ! La ministre de l’Intérieur aurait été bouche-bée, et David Cameron, après lui avoir lancé un regard courroucé, a immédiatement insisté, selon les fuites, pour qu’on efface toute trace de cette explication du compte rendu officiel.

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