La presse néerlandaise qui félicite les Français d’avoir libéré un otage néerlandais au Mali

Sjaak Rijke était hier « fou de joie d’être libre », c’est la une du Télégraaf . On voit son très grand sourire lorsqu’il descend de l’hélicoptère français après avoir été retenu par Aqmi (Al Qaida au Maghreb islamique) au nord du Mali depuis 2011.

« Il est tombé dans les bras de ses libérateurs français », selon le Algemeen Dagblad . « Sa libération était presque un hasard » : le journal cite le président Hollande, car les troupes françaises ne s’attendaient pas à le trouver. En tout cas, le journal montre les drapeaux néerlandais ornant le village où ses proches attendent impatiemment son retour au pays.

La presse italienne titre sur le sort des Palestiniens bloqués dans le camp de Yarmouk en Syrie

Il n’y a que la presse italienne qui parle, en tout cas sur ses premières pages, de ce camp aux abords de Damas et des « horreurs », le mot est à la une de La Stampa , perpétrées par l’État Islamique à l’encontre de Palestiniens rebelles et laïques, « décapités », selon le journal.

Faute de correspondant sur place, personne n’en parle pour le moment.

En Allemagne, Der Spiegel et Die Zeit ont exactement la même Une ce matin !

Deux-cent soixante-dix-huit milliards d’euros : c’est le montant exact réclamé par Athènes à Berlin au titre des réparations des atrocités nazies. La Une deDie Zeit aura un impact plus immédiat sur la conscience de son lectorat. Elle est accompagnée de l’image de centaines de photos de victimes de l’Holocauste dans le musée de Kalavryta, un village grec décimé par les nazis.

Sur place, à Athènes, le journal conservateur Kathimerini poursuit sa charge contre le gouvernement d’Alexis Tsipras : « Même le psychanalyste le plus expérimenté aurait du mal à comprendre le syndrome bipolaire de nos dirigeants actuels, qui sont radicalement opposées entre eux sur tout, y compris notre appartenance même à l’Union Européenne. Il va falloir plus de maturité pour nous sortir des limbes ».

Le cri de désespoir d’un journal bruxellois

« Qui se soucie encore de la Belgique ? » demande, de façon un poil désespérée, La Libre Belgique, avant de lancer un vibrant appel en faveur de ce fédéralisme sans lequel la Belgique serait morte : «C’est l’histoire d’un pays agréable, peuplé de gens sympathiques, courageux, des gens qui ont l’immense qualité de ne pas (trop) se prendre au sérieux. C’est un pays, aussi, qui a une histoire fabuleuse. A la fin du XIXe siècle, nous étions la deuxième puissance industrielle du monde. Oui, du monde ! »

Quelque chose d’un peu plus gai dans la presse européenne ?

El Mundo raconte la plus longue histoire d’amour en Espagne, Fernando et Jeronima qui sont mariés depuis 74 ans : elle a 97 ans, lui 94. J’ai parcouru l’article pour dénicher une recette qui expliquerait la longévité de leurs sentiments réciproques. Tout ce que j’ai pu trouver, c’est que pendant les années dures du franquisme, elle se levait à cinq heures du matin pour lui faire des toasts avant qu’il aille labourer les champs avec sa faux, « su hoz ».

The Mail , en Grande Bretagne, publie la liste des mots les plus difficiles à prononcer de la langue anglaise

«Squirrel », écureuil, « brewery », brasserie, «February », le mois de février et la tant célébrée sauce « Worcestershire », que je prononce avec nettement plus de chauvinisme que l’article sur les Belges, tout à l’heure, qui aurait été plus vibrant encore dans la bouche d’Alex Vizorek.

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