Un point sur les élections au Royaume-Uni

Le scrutin s'annonce très indécis : sur ce point, tous les quotidiens d'Outre-Manche sont d'accord.

« C'est l'élection la plus incertaine depuis une génération », écrit l'un des éditorialistes du Times, et dans cette configuration inédite, poursuit le journal conservateur, les libéraux-démocrates de Nick Clegg pourraient être les « faiseurs de roi » et faire pencher la balance au parlement en faveur des Travaillistes ou des Conservateurs.

De son côté, le Guardian constate qu'une fois n'est pas coutume, de nombreux sièges sont incertains et que chaque vote comptera : « ce qui est en jeu, explique le journal de centre gauche, c'est l'avenir du Royaume Uni, notamment à cause d'un possible référendum sur l'Union européenne, ainsi que sa place dans le monde ».

Que disent les derniers sondages ?

Le Telegraph donne les Travaillistes et les Conservateurs au coude à coude, le journal publie ce matin plusieurs enquêtes d'opinion qui placent les deux principaux partis entre 33 et 35%.

Les libéraux démocrates se situent aux alentours de 8-10%. La plus grande inconnue concerne l'UKIP, le parti d'extrême droite, la fourchette des intentions de votes va de 11% à 16%.

Résultat, explique The Observer , si le résultat ne donne pas un vainqueur clair : « La Grande-Bretagne pourrait vivre des semaines de paralysie politique après l'élection ».

Après la tournée de François Hollande au Qatar et en Arabie saoudite, les Américains mettent le paquet pour imposer leur leadership dans la région

C’est à la une du journal pan-arabe Al-Chark Al-Awsat. John Kerry était à Riyad hier pour annoncer la mise en route d'une coopération militaire et stratégique sans précédent entre Washington et les pays du Golfe.

Le quotidien cite un responsable du commandement central de l'armée américaine : « Nous sommes déterminés à assurer la sécurité du Golfe », affirme ce haut gradé avant la tenue la semaine prochaine d'un sommet à Camp David entre Barak Obama et les pétro-monarchies.

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En Syrie, Bachar Al-Assad prend un bain de foule

C'était hier à l'occasion de la « fête des martyrs » : lors d'une de ses très rares apparitions en public, Bachar Al-Assad a visité une école de Damas, raconte le quotidien Al-Hayat.

Après avoir subi plusieurs revers militaires ces dernières semaines, le raïs syrien a expliqué, pour rassurer ses partisans, que « perdre une bataille, ce n'était pas perdre la guerre ». « Nous sommes engagés non pas dans une centaine de combats mais des milliers », a déclaré Bachar, toujours droits dans ses bottes.

Il reste convaincu que son armée sortira victorieuse même s'il y a des hauts et des bas. Al-Hayat rapporte que Daech, l'organisation de l'Etat islamique, a lancé une vaste offensive dans la région de Deir EL-Zor, notamment contre un aéroport militaire tenu par le régime.

En Grande-Bretagne où comme en France, il y a un débat sur la jupe à l'école, mais pas pour les mêmes raisons

En Angleterre, la question ne porte pas sur la longueur des jupes des filles, on est sur un autre registre.Un article dans TheIndependent donne la parole aux associations gays et lesbiennes qui prônent la neutralité de l'uniforme scolaire.

Elly Barnes, la responsable de l'une de ces associations qui s'appelle « Educate and Celebrate », fait pression sur le ministère de l'Enseignement et s'interroge : « si les filles ont le droit de porter des pantalons, pourquoi les garçons n'auraient-ils pas le droit de porter des jupes ?! On devrait leur laisser le choix... ».

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