Un état de l'Union européenne

Plusieurs pays attendent la venue de la troïka, les représentants du FMI, de la Commission européenne et de la Banque Centrale pour évaluer l’application des différents plans d’aide.

Le Portugal par exemple. « Et heureusement d’ailleurs !», estime l’éditorialiste du Diario de Noticias. Helena Matos, l’auteur du papier affirme même dans sa tribune plutôt étonnante –« j'ai peur du jour où la troïka cessera de débarquer à Lisbonne pour vérifier nos comptes. Cette peur m'étreint un peu plus, chaque fois que je vois ce qu’ont promis sur leurs affiches les candidats aux récentes élections locales : manuels scolaires gratuits, médicaments gratuits, maisons de retraite gratuites, vaccination gratuite, etc. Chaque fois que nous passons au statut de protectorat, loin de nous interroger sur notre mauvaise gestion, nous allons plus loin encore dans cette irrépressible tendance à répéter toutes les erreurs qui nous ont conduits, nous portugais, à la mendicité.»

La troïka débarque aussi à Dublin

Mais là, le ton est moins euphorique, car "l’Europe va sans doute", selon The Irish Times, "nous exiger encore des coupes budgétaires de l’ordre de 3 milliards d’euros".

L’Irlande a déjà cédé assez de souveraineté politique et économique. Le journal dublinois se met ensuite à disséquer la devise de l’Union Europe, « unis dans la diversité », dans ses 23 variantes linguistiques, dont le gaëlique –c’est en VO dans le titre- : "Aontaithe san Éagsúlacht".

Le problème c’est que les traductions sont différentes, "mais la seule qui compte c’est en allemand, et ayant observé sa définition bien précise dans le passé, espérons que Mrs. Merkel fera preuve de davantage de flexibilité linguistique dans l’avenir". Et quant à nos chers voisins britanniques, même le mot le plus simple, « dans » -unis dans la diversité- a du mal à se traduire, car ils ne sont presque plus « in » du tout !

Un pied dedans, un grand pied pointé vers le dehors.

The Daily Express est là pour leur donner raison

Suite de leur campagne sans relâche : « sortons notre pays de l’UE ». Le journal publie des extraits d’un nouveau livre, toutes verrues exposées, "all warts out", si l’on traduit directement, sur les gaspillages des eurocrates, notamment 2 milliards d’euros gaspillés pour de la simple publicité – plus que Coca Cola en 2008.

Cela semble scandaleux en effet, et le journal ne s’encombre pas trop avec des détails des dépenses exactes que comprend ce chiffre, dont le montant est garanti de déclencher l’ire de son lectorat. Ceux-ci vont également se régaler des dernières déclarations pour le moins étonnantes du turbulent maire de Londres, Boris Johnson. Il est repris un peu partout, se réjouissant de la baisse de criminalité dans la capitale anglaise.

On a deux fois plus de chance d’être assassiné dans le bon vieux Bruxelles soporifique, "sleepy old Brussels" dans le texte, qu’à Londres, avec 3 meurtres par 100.000 habitants contre 1,3 dans la capitale anglaise.

"Dieu sait comment font les Belges", ajoute le maire, "peut-être assassinent-ils leurs époux avec des profiteroles empoisonnés ?"

Les Belges veulent "assassiner les petites pièces"

Ce sont les termes employés par Le Soir de Bruxelles. Le Ministre des Finances, Koen Geens, étudie un scénario d’extinction de l’usage de ces pièces en arrondissant non pas le prix des produits, mais le montant total de la somme à payer, aux 5 centimes d’euro les plus proches.

Chiffre étonnant, la Commission Européenne a récemment évalué à 1,4 milliards d’euros le coût de la frappe des piécettes de 1 et de 2 centimes d’euros depuis 2002.

La Finlande l’a déjà fait dès 2002, mais aux Pays-Bas, les règles d’arrondis n’ont finalement pas vu le jour, les Néerlandais étant trop attachés à leur petite monnaie.

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