Le premier cas de contamination non africaine d’Ebola en Europe, c’est en Espagne

C’est le jour où la presse européenne comprend que la menace est à nos portes.

Dans le flot habituel de mots totalement hermétiques sur la première page de Nepzapadsag en Hongrie, l’un saute aux yeux : "Panik "

Aftenposten , en Norvège, reproduit une grande carte sur sa Une qui nous rappelle que l’épidémie est tout près, déjà, de notre continent. Des hommes vêtus d’étranges combinaisons blanches, étanches peuplent les premières pages.

Partout, des questions : et si l’Ebola arrive en Belgique? demande De Standaard .

Surtout en Espagne, comme celle en titre de l’éditorial d’El Pais : "qu’est-ce qui a pu se passer pour qu’une infirmière soit contaminée ?" Une chose est claire pour le journal madrilène, le gouvernement doit répondre avec une meilleure communication que celle d’hier, quand la ministre de la Santé s’est limitée à dire qu’elle" n’avait pas la réponse à cette questio"n.

L’Etat Islamique prend la ville de Kobani en Syrie

Le drapeau du groupe se hisse à trois kilomètres de la frontière turque. La une de l’Independent , comme souvent ces derniers jours, décrit la situation de façon plus dramatique, même si Der Spiegel est le seul à rapporter des combats de rues hier soir qui continuent dans la ville. Die Welt est persuadé que le combat contre l’islamisme : « n’est pas du tout une lutte militaire de pouvoir ». Il s’agit selon la une du journal allemand d’une « guerre mondiale des idées ».

A Ankara, en revanche, Hurriyet met en exergue un point de vue inattendu. Le président de l’association des agences de voyages turques y affirme « notre pays reste attractif malgré le chaos régional avec 6 pour cent de touristes en plus par rapport à l’année dernière ».

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« I love business » : Manuel Valls était à la City hier.

Son accent anglais a convaincu. Son ouverture aux demandes de David Cameron, moins. L'Union Européenne est trop occupée pour changer les traités, notamment au sujet de la mobilité de sa main d’œuvre, c’est ce qui est repris en titre du Financial Times .

De toute façon, les Britanniques ont d’autres soucis, d’une autre époque, persuadés de la nécessité de quitter la Cour européenne de justice, « cette distorsion de nos droits fondamentaux » – et c’est le ministre de la justice himself qui la qualifie comme telle dans ce même journal. Puis nous avons les graves inquiétudes, « grave concerns », dont parle The Telegraph , outré qu’un bateau transportant des chercheurs espagnols ait violé hier les eaux territoriales britanniques autour de Gibraltar.

Sinon, France toujours et papier touchant dans The Irish Times de Dublin ce matin sur la cérémonie poignante hier au collège irlandais de Paris en mémoire d’une cinquantaine d’Irlandais qui ont rejoint la résistance en France pendant la seconde Guerre Mondiale , refusant d’adopter la position du gouvernement de Dublin de l’époque, à savoir – je suis neutre, cela ne me concerne pas.

Le Matin poursuit avec des bizarreries

Je ne sais pas à quoi carbure la rédaction du journal suisse en ce moment.

Après la plus grosse courge du monde hier, le journal est persuadé ce matin que la Suisse est menacé, en raison du réchauffement de la planète, par toutes sortes d’animaux nuisibles, notamment par des piranhas dans les rivières helvètes. Les experts sont tout de même rassurants sur un point: les mygales ne sont pas du tout armées pour le climat de la Suisse. Elles ne supporteraient pas même un jour de gel alpin.

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