Que retenir du G7 ?

Les journaux se posent cette même question.Les lecteurs de La Libre Belgique seront désorientés par sa une qui tente d’englober le tout – G7 : Russie, terrorisme, climat, femmes, santé…

D’autres titres retiennent un seul axe, comme le Frankfurter Allgemeine Zeitung avec sa une sur les séquelles dramatiques de l’accord obtenu par la « chancelière-climat », « Klimakanzlerin » : les pays industriels vont renoncer à long terme au charbon, au pétrole et au gaz. « Le monde attend que l’Allemagne montre la voie sur d’autres dossiers aussi », selon le journal qui souligne également « le partenariat de plus en plus fort entre Berlin et Washington ».

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Justement, une photo d’Angela Merkel et de Barack Obama dans un champ alpin fait le buzz...

Lui vu de dos, assis sur un banc, elle devant lui, les bras étendus. Que lui dit-elle ? Les idées ont explosé la tweetosphère hier, la chancelière interprétant la Mélodie du bonheur ou demandant au président : « mais où est le poney que tu m’as promis ? »

Pas mal de journaux proposent leur propre interprétation, chacun voyant Merkel à sa porte.

Bild par exemple fait dire à la chancelière : « Tu peux pas imaginer à quel point la Grèce m’énèèèèèèèrve ! » __

The Times sombre de plus en plus dans le nombrilisme britannique en sous-entendant que les deux dirigeants n’ont comme seul sujet que leurs inquiétudes à propos du référendum britannique sur l'Union Européenne.

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En Grande-Bretagne, on sent donc le vent tourner

Il y a un frisson d’inquiétude palpable dans la presse conservatrice. Hier, Cameron était « furieux », selon The Mail, que ses propos aient été mal interprétés lorsqu’il a affirmé dans un premier temps que les ministres qui plaideraient pour un « non » devront démissionner, avant de changer d’avis en cours de matinée, sous la pression de son aile europhobe.

« Ce sont des tergiversations, là où il faut de la fermeté » affirme The Times , que l’on sent à travers les lignes tout d’un coup inquiet à l’idée d’une Grande-Bretagne isolée. Peut-être parce que Barack Obama l’a dit également hier devant Cameron, gêné aux entournures. Un pays qui regrette d’avoir déplafonné son argent de l’euro : la Suisse.

Le Temps fait sa une ce matin sur la récession qui guette le pays. Puis, enchaîne le journal que l’on sent furieux, « Le vote du 9 février sur l’«immigration de masse», dont la mise en œuvre demeure un casse-tête, est l’exemple le plus caricatural d’une décision populaire qui plombe l’économie suisse. Il risque de la couper d’une main-d’œuvre indispensable et rend encore plus compliqués les liens avec l’Union Européenne, qui reste le premier marché d’exportation du pays ».

Le Soir de Bruxelles est agacé

« Par les réactions après la victoire des Diables contre la France car, derrière les délicieux « Bien fait pour ces chauvins de Français », il n’y a rien d’autre que notre impossibilité d’exister en dehors du regard français ».

« Je ne peux plus entendre ni lire cette formule des ‘p’tits Belges’ », écrit Jean-François Lauwens. « Pourquoi ce complexe crétin? Nous avons tellement entendu ces blagues belges qui n’existent même plus, nous vivons tellement dans les médias français en scrutant une once d’intérêt de leur part qu’on est capables d’aller écouter le match sur TF1 ‘pour entendre ce qu’on dit de nous’ ». Et bien le bonjour aux nombreux Belges qui nous écoutent, s’il vous plaît !

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